Le télétravail fait de la santé mentale une priorité pour les employeurs
David Gingell (*)

Photo d'illustration
Photo by Yasmina H on Unsplash
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Le nouveau mode de travail qui nous a été imposé avec les confinements, couvre-feux et autres restrictions a rebattu les cartes de notre mode de vie. CEO ou stagiaire, chacun a dû s'adapter et nous avons tous été portés, d'une façon ou d'une autre, par un mouvement de renouveau.
Des mots jusqu'à lors quasiment absents des grands médias comme l'empathie, la compassion et l'équité sont entrés dans le vocabulaire courant. Les dirigeants d'entreprise s'en sont saisis : ils sont responsables des éventuels risques psychosociaux de leurs collaborateurs, et le télétravail pèse sur le moral des salariés au point de créer des problèmes d'anxiété voire de dépression. Le sujet, autrefois tabou, est ouvertement évoqué par les dirigeants et les collaborateurs.
Nous nous rendons plus souvent compte de la valeur de ce que nous avons après l'avoir perdu ; avec les restrictions, nous avons (partiellement) perdu nos relations sociales et nous en mesurons désormais l'importance. Cela a débouché sur une prise de conscience, sur une nouvelle compréhension de ce que nous avons appris lors des cours de philosophie au lycée : l'être humain est un animal social, disait Aristote. Nous sommes plus heureux ensemble. Il est bon de s'en souvenir.
Cette nouvelle donne a donné lieu à des conversations au travail qui nous auraient semblé incongrues il y a un an. Des discussions plus ouvertes et plus franches. La question "comment vas-tu ?" n'est plus posée par réflexe sans attendre la réponse, c'est désormais une question qui appelle une réponse. Nous sommes passés d'une logique de convention à une logique d'authenticité.
Aujourd'hui, on peut s'attendre à une normalisation de la situation dans les mois à venir. C'est le bon moment pour réfléchir à la culture d'entreprise que nous voulons. Allons-nous revenir à des échanges conventionnels ou garder cette authenticité ? Nous pensons que le second mode relationnel est à la fois plus satisfaisant pour les individus et plus bénéfique pour les entreprises. Pour maintenir cette authenticité au travail, quatre aspects clés doivent être pris en compte par les employeurs.
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Les organisations qui misent sur l'authenticité créeront un sentiment de sécurité émotionnel pour les équipes. Ce filet émotionnel leur permet d'être plus libres, plus créatifs et plus impliqués dans la réussite de l'entreprise.
David Gingell (*)
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