Les chiffres tronqués du rapport Oxfam sur les riches

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(Crédits : © David W Cerny / Reuters)
Le rapport d'Oxfam sur les inégalités dans le monde est hautement contestable. Voici pourquoi. Par Marc Lassort, chargé d'études à l'IREF

Oxfam vient de publier son rapport annuel sur les inégalités de patrimoine : l'idée principale est que 62 personnes ont un patrimoine plus élevé que le reste de la population mondiale. La part du patrimoine mondial détenue par les 1 % les plus riches serait passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014 et à plus de 50 % en 2015. Oxfam rajoute que le patrimoine des 50 % des plus pauvres se serait réduit de 1 000 Md$ depuis 2010, soit une baisse de 41 % tandis que la population mondiale augmentait de 400 millions de personnes. La conclusion de l'ONG britannique est la nécessité de lutter contre les paradis fiscaux pour financer la lutte contre la pauvreté et les inégalités de richesse. Les deux critiques majeures que l'on puisse faire à cette étude sont 1) qu'Oxfam réutilise les données du Crédit suisse dont la méthodologie statistique est totalement fallacieuse en matière de définition du patrimoine ; et que 2) les inégalités mondiales de revenus ne font que reculer, chose que le rapport refuse d'admettre.

Les tromperies de la méthodologie d'Oxfam

Tout d'abord, la méthodologie qui consiste à calculer la richesse à l'aide du patrimoine net, c'est-à-dire par la soustraction des dettes aux actifs détenus par les individus, est très contestable. En effet, selon cette définition, un jeune étudiant américain qui s'est endetté pour financer ses études à Harvard, Stanford ou à Princeton est plus pauvre que n'importe quel sans-abri, chômeur d'Afrique subsaharienne ou réfugié syrien ayant perdu la totalité de son patrimoine.

L'autre biais de cette méthode est d'accentuer l'écart de richesse entre d'une part les ménages qui se sont endettés pour un emprunt immobilier ou pour l'achat d'une voiture (un couple de jeunes actifs, par exemple) et d'autre part les ménages propriétaires d'une maison de ville qui viennent de terminer le remboursement de leur crédit (comme un couple de retraités). Cette méthodologie surestime également la richesse d'un petit salarié propriétaire de quelques actifs financiers par rapport au niveau de vie bien plus élevé d'un cadre dirigeant s'étant endetté auprès de sa banque. Il est donc tout naturel, puisque le crédit bancaire est une composante essentielle et fréquente de la vie d'un ménage, que la richesse des 1 % les plus riches soit largement surévaluée.

La pauvreté extrême est en voie de disparition

Oxfam prétend lutter contre la pauvreté avec la publication de tels rapports. Pourtant, lorsqu'on parle de pauvreté, le meilleur indicateur est le taux de pauvreté monétaire, évalué par la Banque mondiale à moins de $ 1,90 par jour. Et ce taux de pauvreté est passé de 44,3 % en 1981 à 29,1 % en 1999 pour atteindre les 12,73 % en 2012, soit une baisse de 72,73 % (presque 3/4 !). Si la courbe continue sa tendance linéaire quasi-parfaite, la pauvreté extrême pourrait avoir été totalement éradiquée avant 2025.

Un autre indicateur intéressant qui témoigne de l'intensité, de l'ampleur et de la diffusion de la pauvreté extrême au sein de la population pauvre est celui de l'écart de pauvreté (poverty gap). L'écart de pauvreté mesure l'écart entre le niveau médian des revenus des personnes en situation de pauvreté extrême et le seuil de pauvreté. L'écart de pauvreté au niveau mondial pour le seuil de pauvreté à $ 1,90 par jour a évolué de 19 % en 1981, à 9,59 % en 1999, et il atteint 3,72 % selon les données les plus récentes de 2012. Cela signifie concrètement que le niveau de vie des populations les plus pauvres du monde n'est plus très éloigné du seuil de pauvreté, et que ce mouvement d'enrichissement n'est pas limité à un cercle limité de personnes : c'est une dynamique générale et mondiale. Tous ces indicateurs nous montrent donc bien que la pauvreté extrême est en voie de disparition.


Les inégalités de revenus reculent dans le monde

Par ailleurs, nous sommes en mesure d'évaluer l'évolution de la distribution des revenus des individus grâce à des données agrégées qui ont été recueillies par l'économiste catalan Xavier Sala-i-Martin. Le coefficient Gini est l'un des indicateurs les plus utilisés pour mesurer les inégalités de revenus, car il permet de mesurer la dispersion d'une distribution statistique entre deux échelles extrêmes : 0 signifie que l'ensemble des individus ont des revenus identiques, 1 signifie qu'une personne se voit attribuer la totalité des revenus mondiaux, et 0,5 signifie que 25 % de la population gagne 75 % des revenus mondiaux tandis que le reste la population se partage les autres 25 %. Et selon cet indicateur, on constate que les inégalités mondiales en termes de revenus sont passées de 0,676 en 1970 à 0,616 en 2006.

Les inégalités augmentent entre les individus d'un même Etat

Des trajectoires similaires peuvent être observées avec d'autres indicateurs statistiques sur les inégalités, comme l'indice Theil et les indices Atkinson, selon Sala-i-Martin . Pendant que dans le même temps, les données de Crédit Suisse constataient la concentration du patrimoine net. En fait, les inégalités de revenus augmentent entre les individus d'un même État, comme en Chine ou en Inde par exemple, mais régressent au niveau mondial lorsqu'on compare les individus et les nations entre eux. Sur le plan mondial, le niveau de vie des habitants les plus pauvres de la planète converge rapidement vers le niveau de vie des pays développés, de même que l'espérance de vie, les conditions sanitaires, la scolarisation et l'accès au confort des technologies modernes.

Pour autant, il existe des inégalités de fait plus préoccupantes pouvant empêcher le recul de la pauvreté dans un certain nombre de pays. Il s'agit des inégalités en termes d'accès à l'état de droit, des inégalités statutaires imposées par certaines réglementations étatiques, des privilèges accordés à des groupes industriels etc. Toutes ces inégalités concourent à réduire le degré d'ouverture et d'inclusivité des institutions et à favoriser ainsi des situations établies. Oxfam devrait plutôt s'intéresser à ce type d'inégalités imposées par les États : bridant l'innovation, l'entrepreneuriat, la concurrence, et donc la croissance économique, elles sont de puissants freins à la réduction de la pauvreté et donc aussi au recul des inégalités.


Marc Lassort, chargé d'études à l'IREF - http://fr.irefeurope.org

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Commentaires
a écrit le 29/01/2016 à 14:35 :
Le patrimoine des riches augmentera toujours plus vite que celui des pauvres. Les uns ont besoin d'argent pour investir, les autres pour survivre. C'est mécanique.

Après il est vrai que les inégalités entre pays régressent ainsi que l'extrême pauvreté. Cependant pose toi les bonnes questions avant de chercher à défendre les riches. La présence de fortunes indécentes bénéficie t-elle à l'humanité ? La poursuite de cette tendance ne mène t-elle pas l'humanité à un retour de l'esclavage ?

Vivre dans un pays socialiste peut réveiller les ardeurs libérales mais le libéralisme n'est pas la solution à tout.
a écrit le 29/01/2016 à 10:17 :
Excellent article : fort clair, bien écrit, bien argumenté. Continuez, M. Lassort !
a écrit le 29/01/2016 à 6:48 :
J' ai vraiment eu peur en lisant l' article, mais les commentaires de beaucoup de personnes intelligentes ont réussie à m' émouvoir.. vraiment..
La France change je pense.. un article tel que celui ci il y a 10 ans aurait été avalé au calme.., les gens se cultivent faut l' admettre.
a écrit le 28/01/2016 à 23:27 :
Hé oui, l'économie de marché réduit la pauvreté. C'est comme ça. N'en déplaise aux idéologues.
Réponse de le 29/01/2016 à 14:01 :
En effet l’économie de marché, s’appelle le commerce, il est né avec les premières cité nation, mais pour qu’il soit civilisationnel et a taille humaine, il faut crée une économie durable ou tout le monde peut vivre de son travail par une juste redistribution des richesses ….Ce dont on parle c' est le néolibéralisme qui surfe sur les vagues des croissances artificielles et de profits a court termes. Certes la création de richesses profite à tous les acteurs de manière très dégressive mais crée aussi en simples résultats financiers des exclus qui ne vous intéresse pas : 20 % de la population mondiale consomme 80 % des ressources. En 40 ans, le monde occidental a évolué vers un mode de production et de consommation basé sur une utilisation massive d’énergie et de ressources, renouvelables ou non, impossible à généraliser au reste du monde. Si ce développement économique et technologique fournit des biens et services améliorant la qualité de vie, ses excès le rendent à terme inefficace car les calculs de coût et la fixation des prix n’intègrent pas les externalités environnementales (déséquilibre climatique), sociales (délocalisations, marginalisation de petits producteurs, conditions de travail, problèmes sanitaires…), géopolitiques (conflits, terrorisme…). L’ouverture des marchés, la mise en compétition d’acteurs n’ayant pas les mêmes moyens, entraînent à la fois la paupérisation de producteurs et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre en raison de l’explosion du secteur des transports de marchandises, qui pourraient être produites localement. Les gros consommateurs et producteurs prélèvent des ressources en dehors de leur territoire (minerais, bois, sols, poissons, matières fossiles, compétences et matière grise …) hypothéquant la base du développement d’autres régions. Ainsi, l’Union européenne, pour 7% de la population mondiale consomme 17% des ressources mondiales.3 milliards de personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour, dont 1 milliard de personnes en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1 dollar. Lutter contre la pauvreté nécessite de prendre en compte son caractère pluridimensionnel : économique, social, culturel, politique, environnemental et d’agir sur les inégalités, les exclusions, les mécanismes de redistribution des richesses créées à partir des biens communs mondiaux.
a écrit le 28/01/2016 à 19:17 :
Quelle ironie et quel cynisme, si l’extrême pauvreté a reculée dans le monde c’est bien grâce aux institutions internationales et aux ONG qui ont mis en place des programmes efficaces…Le programme de développement post 2015 poursuit les actions et en particulier, l’évolution d’un objectif de réduire l’extrême pauvreté d’ici 2030 à une volonté de l’éradiquer, dans une perspective de développement durable. Un objectif que l’IREF nous prédit gagné pour 2025 !!?? Ce Think Tank grand défenseur de la doctrine néolibérale justifie les inégalités au nom de « la revendication de liberté, l’égalité des chances et la théorie du « ruissellement des richesse ». Peut importe les méthodes d'évaluation des fortunes , l’organisation du capitalisme néolibéral est la matrice de l’évolution des inégalités dans la répartition des richesses (comprenant les flux de revenus et les stocks de patrimoine) Celles-ci jouent également un rôle non négligeable dans la production des autres inégalités A ce titre le programme unique pour le développement durable post-2015 est tout à fait pertinent car il consolide des initiatives jusque-là menées en parallèle sur le développement, le développement durable et le changement climatique. Ainsi que l’importance de promouvoir l’égalité des genres et l’empowerment des femmes, pas uniquement en tant que droit humain fondamental, mais aussi comme moyen pour aider des familles, des communautés et des sociétés entières à sortir de la pauvreté et de la faim. Vous oubliez que vous défendez une idéologie, là ou OXFAM défend une cause humanitaire Derrière les chiffres : LA VIE. Vos conclusions lénifiantes, montre qu’il est nécessaire de développer une autre approche qui dépasse l’aspect purement monétaire marchand….Un être humain ne vaut pas 1.90 dollar
Réponse de le 28/01/2016 à 20:26 :
non , les zinstitutions et les zONG n'ont jamais réduit la pauvreté , ou seulement à la marge.
l'assistanat et les subventions n'ont jamais aidé les peuples à devenir riches et indépendants , seuls quelques individus ont fait fortune en puisant dans les caisses et en rapatriant le fric dans des banques en Europe , bien à l'abri.
au pire , l'aide humanitaire a contribué à l'appauvrissement des populations en mettant les "dons" enu concurrence avec l'agriculture locale et les petits commerces qui ont disparu.
a écrit le 28/01/2016 à 18:10 :
Certains riches auraient ils peur d une meilleure redistribution des richesses produites...? en tout cas, il depensent sans compter pour donner un vernis scientifique a leur propagande via des pseudos think tanks. Il va peut etre avoir aussi un prix nobel celui là si ça marche....
Aux commentaires sur la depense publique, oui, elle est trop forte par rapport aux services rendus en france. Mais je ne vois pas le lien avec le creusement des inegalités: les remunerations des PDG ont explosées par rapport au salaire median d un des salariés de l entreprise en 25 ans alors meme que la part de la depense publique / PIB augmentait....Les causes ne sont pas dans la depense publique. Plutot un rapport de force/pouvoir qui a changé, et d une croissance de la productivité faible qui favorise le capital.... au detriment de ceux qui vivent de leur labeur.
Réponse de le 28/01/2016 à 18:28 :
la dépense publique c'est du fric qui est pris sur vos revenus , donc vous vous appauvrissez et vous ne pouvez pas épargner , votre patrimoine s'amenuise.
les plus riches ont un patrimoine constitué en grande partie par des actions , souvent de leur propre entreprise. Les valeurs des actions ont grimpé donc leur patrimoine a augmenté mais il reste en grande partie virtuel.

A noter que la valeur des actions monte parce que les banques centrales ( dont la BCE ) font n'importe quoi , et que votre patrimoine baisse parce que l'état vous spolie , donc ce sont des organismes "étatiques" qui créent le creusement des inégalités , ce n'est pas libéral du tout :-)
a écrit le 28/01/2016 à 15:46 :
J'adore ces ultra-libéraux qui biberonnent à l'argent public. La plupart sont fonctionnaires et ceux qui financent leur Think Thank sont remboursés aux 2/3... par l’État !
a écrit le 28/01/2016 à 12:12 :
ON FAIT DIRE N INPORTE QUOI AUX CHIFRES? JE SUIS SUR QUE CEUX QUI ONT FAIS CETTE ARTICLE NE SONT JAMAIS SORTIE DE FRANCE? DEMANDE A CEUX QUI ARIVENT EN FRANCE CE QUE C EST LA PAUVRETE???
a écrit le 28/01/2016 à 11:28 :
Si les banques suisses ne s'y connaissent pas en patrimoine; Ça va les chagriner, les helvètes.
a écrit le 28/01/2016 à 11:19 :
J'ai failli faire un commentaire, mais tout est déjà noté en-dessous...
a écrit le 28/01/2016 à 11:11 :
A vous lire tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible ! Non ! N'importe quel salarié en France a pu aisément constater que sa situation personnelle s'est fortement dégradée depuis 20 ou 30 ans alors même que l'on nous répète sans cesse que le PIB a augmenté depuis. Certains pays comme la Chine ont connu des croissances de 10 % pendant trente années mais les ouvriers de ce pays sont ils vraiment plus riches ? Ont ils des maisons à eux ? des voitures ? Ou vivent ils encore à 20 dans des dortoirs miteux ? Foxconn a t il enlevé les filets anti suicide de ses bâtiments ?
Tout ce que vous dites est digne du lobby ultra libéral qui prétend que la pauvreté et la faim diminuent dans le monde : c'est certes un peu vrai mais bien moins marqué que si on avait mis en place des gardes fou comme des impôts progressifs plutôt que de démonter systématiquement les avantages acquis des salariés partout dans le monde. Au risque à terme de faire disparaitre la classe moyenne (ingénieurs,chercheurs,médecins,etc.) pourtant la seule en mesure de développer l'innovation et la richesse réelle.
Réponse de le 28/01/2016 à 11:54 :
la situation des français se dégrade au fur et à mesure que l'état étend son emprise sur l'ensemble du pays , s'occupe de tout et ponctionne tous les revenus.
dépense publique : 57% de PIB , il en reste de moins en moins pour les citoyens
cotisations sociales : environ 50% du salaire complet , forcément ça laisse beaucoup moins d'argent pour faire ce que l'on veut.
prix de l'immobilier qui atteint des sommets grâce à toutes les réglementations.

le manque de libéralisme entraine toujours la pauvreté ..
Réponse de le 28/01/2016 à 13:43 :
@ leDrole : ces 57 % de dépenses publiques permettent encore à mes deux filles de faire des études supérieures à un coût que je peux me permettre.
Ce n'est déjà plus le cas dans beaucoup de pays.
Après dans votre société de rêve le faible est invité à crever ... mais en silence svp pour ne pas déranger le gentil riche qui ne sait plus quoi faire de son argent. Honnêtement : Bill Gates a t il besoin de 80 milliards de dollars pour vivre confortablement ou aurait il eu une vie identique avec 10000 fois moins c'est à dire 8 millions de dollars ?
J'ai bien dit 10000 fois moins...
Réponse de le 28/01/2016 à 14:54 :
57 % du PIB de dépenses publiques permettent sans doute a des enfants de faire des études à coût supportable, mais 57 % du PIB de dépenses publiques ne leur garantit plus de trouver un boulot à la fin de ces études, car ces dépenses publiques il faut bien les payer. Et pour les boîtes, c'est au détriment de l'emploi.
Réponse de le 29/01/2016 à 10:07 :
C'est marrant de dénigrer l'Etat. Mais si vous suiviez bien l'histoire économique et l'histoire des idées économiques, vous remarquerez deux choses : 1. en 1776 Adam Smith annonce que l'Etat est trop important et que la croissance va ralentir - or c'est bien avec la croissance de l'Etat que la croissance s'est poursuivi 2. C'est ce qu'on appelle la loi de Wagner qui énonce que les investissements publics sont nécessaires et qu'ils ont des rendements décroissants 3. depuis la fin des années soixante dix quand on est parti à la chasse des dépenses étatiques dans le cadre de la révolution conservatrice, la croissance a commencé à s'effondrer.
Ajoutons pour instruire Letroll que justement plus l'Etat se retire - privatisations, déréglementations, baisse des impôts et des charges - et plus la croissance s'affaiblit et le chômage explose et ça c'est un fait n'en déplaise à ceux qui pensent encore comme au XIXème siècle
a écrit le 28/01/2016 à 10:33 :
Les remarques de ce Monsieur sont sidérantes de mauvaise et/ou d'incompétence.

1°) Il dénigre la méthodologie employée, qui est pourtant celle du Crédit Suisse

2°) Il mélange les revenus et le capital, ce qui n'est pas du tout l'objet de l'étude d'OXFAM.
Et en ce qui concerne les revenus, ce monsieur oublie juste de dire qu'il y a un ratrapage des pays pauvres sur les pays riches, expliquant la baisse des inégalités globales.

3°) Il fait croire que le fait d'avoir pris un emprunt immobilier, serait vu comme un appauvrissement du capital personnel. C'est faux, car si l'emprunt est bien considéré comme une perte de capital, l'achat d'une maison (par exemple), est bien rajouté au capital. L'opération est donc neutre.

4°) Il s'étonne qu'un étudiant américain s'étant endetté pour effectuer des études soit considéré comme plus pauvre, qu'un africain n'ayant pas fait d'étude, mais non endetté.
Au moment où l'étudiant sort de ses études, sans emploi, il est effectivement plus pauvre que l'africain sans formation. Ceci est totalement vrai. Et si une crise économique empêche l'étudiant de trouver du travail, il s'en apercevra. A moins que des aides sociales ne viennent à la rescousse.

Le rapport met bien en évidence que ce qui était faisable sans emprunt (des études) il y a 30 ans, ne l'ait plus maintenant, ce qui correspond à une perte de la valeur du capital. personnel

Il est dommage que de pur idéologue préfère bidouiller les chiffres plutôt que d'admettre la réalité.
Réponse de le 28/01/2016 à 11:41 :
point 3)
opération neutre donc votre richesse est nulle alors que vous disposez bien d'une maison mais vous êtes considéré comme n'ayant rien. Donc l'estimation de votre patrimoine est bien erronée.
l'idéologie qui bidouille les chiffres est bien celle de Oxfam, également développée par d'autres économistes.
a écrit le 28/01/2016 à 9:26 :
D'accord avec Belette ça sent quand même le bon gros néolibérale venu ici parce que certains commencent à avoir mauvaise conscience... Mais non bien sûr puisque de la conscience ils n'en ont pas, venu parce que commençant à être effrayés que l'on montre les vrais responsable de notre crise exponentielle du doigt.

Faut oser dire quand même que l'extrême pauvreté tend à disparaître alors qu'un enfant meure toute les 6 secondes de faim ou de soif.

Selon donc le bon serviteur de Lémarché yen a qui sont vraiment pas débrouillards quand même hein !

Honte à vous cher monsieur, quoi que vous soyez.
Réponse de le 28/01/2016 à 11:44 :
un enfant meurt toutes les 6 secondes , il y a 20 ou 30 ans , quel étaitla mortalité ?
on ne vous montre pas les vrais responsables , on vous agite un chiffon rouge sous le nez pour vous montrer où vous indignez.
Réponse de le 28/01/2016 à 11:54 :
"on ne vous montre pas les vrais responsables"

E quels sont ils donc selon vous ?

Vous pourriez proposer des arguments, du fond, du concret pour changer svp un peu ? Merci.
Réponse de le 28/01/2016 à 18:22 :
si on veut parler chiffres:
- fortunes des plus riches : autour de 50 milliards de dollars , c'est pas mal et pour la plupart ces fortunes sont constituées par les valeurs de leurs entreprises ( donc beaucoup de virtuel ).

mais les vrais problèmes sont ailleurs
- engagements d'une grosse banque française : 46.000 milliards d'euros , ça devient significatif
- montant des produits dérivés avec lesquels jouent les banksters : entre 600.000 et 2.000.000 ( impossible à savoir vraiment ) de milliards de dollars

Tout ça en jouant sur les cours des matières premières ( qui s'effondrent , ça va être drôle) , les dettes des états ( qui ne seront jamais remboursées, ça va être drôle aussi ) , les paris sur les CDS et au bout du compte ,votre épargne.
Réponse de le 29/01/2016 à 9:25 :
On ferait bien d'écouter le marché un peu plus que l'Etat en effet ; prenons simplement l'exemple du monopole des taxis en France.

L'Etat, sous la pression des syndicats de taxis et de leurs chauffeurs, a réglementé la profession drastiquement et instauré un numerus clausus, avec l'obligation d'obtenir une licence pour pouvoir exercer.

Résultat, au bout de 80 ans : trop peu de taxis, un service déplorable et archaïque, et des consommateurs citoyens extrêmement lésés (non seulement ils ne peuvent pas se payer un taxi, ou quand ils le peuvent, le service est le même qu'en 1960, la clim et la ceinture de sécurité en plus, mais par ailleurs, des personnes qui voudraient trouver un emploi ne le peuvent pas, à moins de s'endetter de 200 000€ pour une licence à l'origine distribuée gratuitement, mais au compte-gouttes, favorisant des rentes et du chômage, avec la bénédiction des pouvoirs publics, l'Etat donc, le même qui selon vous protège les plus faibles).

Quand les nouvelles technologies sont suffisamment avancées pour permettre à une nouvelle offre, de loin supérieure au préexistant, et casser ce monopole, que l'Etat fait tout pour défendre au demeurant, au mépris de liberté individuelle d'entreprendre et de gagner sa vie, des milliers (20 000 taxis/VTC à Paris, 70 000 à Londres ou New York) de personnes peuvent avoir accès à un revenu, sans dépendre de l'argent public, qui pourrait être bien mieux dépensé qu'à payer des chômeurs employables (par exemple en diminuant les impôts, qui sont en effet bien trop élevés comparé au niveau de services rendu).

L'Etat : 0
Le marché : 1
Réponse de le 29/01/2016 à 9:44 :
"fortunes des plus riches : autour de 50 milliards de dollars "

Vous pouvez être plus clair parce que ça ne veut strictement rien dire là.

Je ne comprends absolument rien à votre commentaire et doute que vous y compreniez quoi que ce soit bref...
a écrit le 28/01/2016 à 7:57 :
Le libéral de service vient nous dire que ce qu'on voit et perçoit ne compte pas. Et pour cela il va brouiller les pistes et s'appuyer sur Salai y Martin dont les travaux aussi faux que libéraux dans ses principes sont au service d'un modèle politique particulier. En bref il fait comme les climato-sceptiques, il s'attaque à des détails pour dénigrer l'ensemble. Pourtant le fait que les inégalités augmentent est facile à prouver : depuis trente ans les salaires croissent moins vite que la productivité. Et c'est comme ça de partout dans le monde. Soit Marc Lassort est en mission, payé pour enfumer, soit il ne connait rien à son sujet. Ou peut être les deux...
Réponse de le 28/01/2016 à 11:47 :
Les salaires croissent moins vite que la productivité ?
Peut-être , mais quelle est la cause de l'accroissement de la productivité ? Les salariés travaillent plus ou sont-ils plus productifs grâce au capital investi en nouvelles machines ou en nouvelles technologies ?
Dans ce cas il est plus pertinent d'augmenter la rémunération du capital qui a permis l'accroissement de productivité.
Réponse de le 29/01/2016 à 9:50 :
Attention son fidèle serviteur est juste derrière vous... Et il est pas content nan mais !
Réponse de le 29/01/2016 à 10:02 :
On sait que sur le long terme la productivité du travail augmente de 2% par an. Par ailleurs le capital accroit aussi la productivité globale des facteurs, mais l'accumulation du capital se fait sur la base du profit qui est un travail non payé.

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