Les ressources naturelles se raréfient-elles ?

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Des puits de pétrole.
Des puits de pétrole. (Crédits : Reuters)
LE "CONTRARIAN" OPTIMISTE. En dépit du discours alarmiste sur la raréfaction des ressources naturelles promu par le rapport Meadows en 1972, ces dernières, que ce soit le cuivre ou encore le pétrole, disposent encore d'importantes réserves. En cause, la hausse des prix des « commodities » (matières premières) qui favorise l'investissement et rend rentables certaines exploitation ce qui, en retour, augmente les réserves existantes. Par Robert Jules, directeur-adjoint de la Rédaction.

C'est l'un des topos les plus en vogue du discours catastrophiste et « collapsiste » : l'humanité va disparaître en raison de la raréfaction des ressources naturelles. Pourtant, nous n'avons jamais autant consommé - et donc trouvé - de pétrole (100 millions de barils par jour en moyenne cette année, selon l'Agence internationale de l'énergie) ou de gaz naturel. Ce malthusianisme ne date pas d'hier. En 1972, le rapport Meadows, « Les limites de la croissance », rédigé par des chercheurs du MIT à la demande du Club de Rome, un groupe international composé de divers experts, sonnait l'alarme sur les conséquences de l'accélération du développement économique et industriel.

Il pointait notamment, avec la hausse rapide de la démographie et de la croissance économique, le risque d'épuisement des ressources naturelles, lié à la demande croissante de métaux non ferreux, d'énergies fossiles, ou de produits agricoles, en raison de la limitation des terres arables. Leur pire scénario montrait qu'il restait 31 ans de réserves d'aluminium, contre 100 ans estimés jusqu'alors, et 21 ans de réserves de cuivre contre 36 ans estimés. 47 ans après, ces prévisions ont été largement démenties. Selon...

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Commentaires
a écrit le 29/04/2019 à 18:43 :
construire des logements 25 pour cent moins cher à la place de toutes les églises dont le financement manque.ce serait une excellente chose pour tout le monde.
a écrit le 29/04/2019 à 8:48 :
Paul Jorion indiquait que l'on consomme 1,6 fois ce que notre planète peut produire et accessoirement que la moitié de l'argent des banques sert à spéculer, à votre avis nous en avons encore pour combien de temps ? Pour moi il faut changer de cap.
a écrit le 28/04/2019 à 11:27 :
l'extraction et la production de matières premières minérales, énergétiques et agricoles contribuent pour moitié aux émissions mondiales de gaz à effet de serre (La moitié des émissions de gaz à effet de serre liée aux matières premières, Usine Nouvelle, 19/03/2019).
a écrit le 28/04/2019 à 9:36 :
Navrant, d'autant plus par le directeur adjoint de la direction...

Vous devriez au moins lire les rapports de la principales agence de l'Energie... A moins que vous aviez prévu de faire un article à vocation mystico-religieuse ?
Pour le rapport Meadows, le scénario "business as usual" a correctement prédit les évolutions sur les 40 années ayant suivi. Je vous mets au défi de trouver un modèle qui colle pendant 20 ans en économie...

"L’Agence internationale de l’énergie tire sur le signal d’alarme plus fort que jamais auparavant dans son dernier rapport annuel, paru fin 2018.

1- La production mondiale de pétrole conventionnel (près des 3/4 de la production totale de pétrole) « a franchi un pic en 2008 à 69 millions de barils par jour (Mb/j), et a décliné depuis d’un peu plus de 2,5 Mb/j ». L’AIE estime que ce déclin ne sera pas interrompu (cf. World Energy Outlook 2018, p. 142) ; précisons que cette évolution fatidique a été correctement prédite dès la fin des années 90 : il s’agit ici seulement de la confirmation d’un état de fait."
a écrit le 28/04/2019 à 9:03 :
Oui ils nous ont encore bien eu avec leur "pic pétrolier" qui au final est sans arrêt repoussé. Et c'est un problème du coup majeur, au lieu d'investir massivement sur une économie circulaire réutilisant les matières premières, le fait de produire à bas coût dans des pays aux salariés esclaves fait qu'on pollue et détruit la planète toujours plus.

L'économie financiarisée et ses marges bénéficiaires pour l'actionnaire qui doivent se décliner à l'infini est en train d'éradiquer notre humanité car ne nous en faisons pas trop pour la planète, quand l'humanité n'y sera plus elle retrouvera vite des couleurs toute seule.

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