• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Non, la Blockchain n’est pas « LE » gouffre énergétique qui va définitivement sceller le sort de notre planète

Rebecca Decoster

Publié le 07 janvier 2019 à 07:12 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:07

Blockchain : la France est dans la course

Blockchain : la France est dans la course

Letsgofrance

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • 70 milliards de dollars pour la police de l'immigration américaine
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Alors que la question climatique sur notre planète constitue un sujet brûlant depuis plusieurs années, beaucoup d'acteurs majeurs de la société jugent, aujourd'hui, l'utilisation des crypto monnaies et, par conséquent, de la technologie Blockchain, comme étant « l'un des plus grands maux écologiques du XXIe siècle ». Il est temps de remettre les choses dans leur contexte. Par Rebecca Decoster, Utocat

Allez sur votre moteur de recherche préféré et tapez : « l'impact de la Blockchain sur l'écologie ». Vous tomberez alors sur une accumulation d'articles dont le fond est le même : la Blockchain et les crypto-monnaies signeront notre fin ! Mais dans quelle mesure cette affirmation se vérifie-t-elle ?

La Blockchain, une technologie énergivore

La Blockchain est réputée très énergivore de par son protocole de minage appelé « Proof of Work ». Ce mécanisme ajuste la difficulté des problèmes à résoudre en fonction de la puissance de calcul du réseau. En clair, plus il y a de mineurs voulant obtenir des bitcoins, plus résoudre le problème d'un bloc est complexe, plus les besoins de matériels énergivores et d'énergie se font sentir.

Il a d'ailleurs été estimé que la production et le stockage des bitcoins représentent aujourd'hui la consommation de près de 3 millions de foyers américains. Et ce n'est que le début. L'utilisation de ces crypto-monnaies étant en perpétuelle évolution, il va de soi que l'énergie utilisée pour « miner » ne va faire que s'accroître. Donc oui, regardons les choses en face : la Blockchain d'aujourd'hui n'améliore pas la santé de notre belle planète bleue ! Mais affirmer qu'elle est "LE" gouffre énergétique du XXIe siècle fait oublier les autres sources de consommation extrême d'énergie. À commencer par l'or, ce métal précieux tant convoité.

L'extraction de l'or à l'origine de rejets toxiques

Avec la raréfaction des derniers filons mondiaux, le tarif de l'or va encore augmenter, sans oublier que son processus d'extraction est loin d'être labellisé BIO. Petite séance de chimie pour mieux comprendre. 1 kg d'or extrait génère [1] : 2,3 millions de litres d'eau, près d'une tonne d'oxyde de soufre (responsable des pluies acides), 2000 tonnes de déchets miniers soit 4000 tonnes de CO2, ainsi que 27 grammes de mercure et 22 grammes d'arsenic dans l'atmosphère. Sans compter le transport, le stockage, la sécurité... Bref, rien de très écolo.

De plus, la recette étant la même depuis des décennies, les moyens d'améliorer son extraction sont minces. Seuls quelques pays, comme la Colombie, se sont lancés dans la création et l'application de label du type « Label Oro Verde » qui promeut des exploitations d'or sans mercure, ni cyanure, mais ces actions restent des exceptions. Prenez la mesure des chiffres ! En 2017, 3150 tonnes d'or ont été extraites dans le monde, soit des doses élevées de mercure, de CO₂ et d'arsenic lâchés dans l'atmosphère...

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La pollution numérique, le mal de notre temps

N'oublions pas également l'impact de notre économie numérique sur la planète. Aujourd'hui, envoyer ou recevoir un email, le stocker, ou même faire des recherches sur internet polluent. C'est ce que l'on appelle « la pollution numérique ». Selon l'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie), le numérique représentera en 2020 près de 4% des émissions de gaz à effets de serre en Europe [2]. L'impact sera alors plus important que celui du transport aérien qui représente entre 2% et 3% des émissions [2]. Autrement dit : les emails d'une entreprise de 100 personnes provoquent l'émission de pas moins de 13,6 tonnes de CO₂ par an, soit environ 14 allers-retours Paris/ New-York [2] !

Blockchain et éco-responsabilité : un duo pas si antinomique

Alors quand nous entendons parler des aberrations écologiques que sont la Blockchain et les crypto-monnaies, remettons un peu les éléments en perspective. Car même si elles sont effectivement énergivores, elles sont aussi aux prémices de leur potentiel et donc de leur capacité à devenir écoresponsables. D'ailleurs, des méthodes alternatives moins polluantes existent déjà, à l'image de celles du « Proof of Stake » ou bien du « Proof of Make ». Donc plutôt que de pointer du doigt ces pratiques, ne serait-il pas plus judicieux de d'abord mieux les encadrer ?

A ce propos, un rapport d'informations de l'Assemblée Nationale sur les Blockchains, paru le 12 Décembre dernier, tend à relativiser leur impact écologique. En effet, celui-ci met en exergue que la plupart des Blockchains qui se développent aujourd'hui sont privées. Elles ne réclament donc pas de consommation d'énergie démesurée. Ce rapport explique également que les Blockchains publiques auront tendance à se concurrencer, voire à se regrouper. Ce phénomène modère la vision inquiétante de l'explosion des leurs besoins énergétiques puisque peu d'entre elles devraient alors parvenir à la phase de maturité. Elles pourront aussi proposer de réels services, voire se substituer à d'autres, rendant ainsi leur consommation d'énergie acceptable car davantage proportionnée à leur utilité.

Pour finir, nombreux sont les mineurs qui, dans un souci de rentabilité économique, freinent de potentiels excès. C'est aussi pour cette raison que beaucoup de fermes de minages se développent dans les pays au climat tempéré en utilisant principalement l'énergie hydraulique.

Bref, la Blockchain et les crypto-monnaies ne sont pas plus énergivores que certains produits de notre consommation actuelle, et qui sait, un jour peut-être, ces ordinateurs qui servent à miner, serviront aussi pour nous chauffer !

___

[1] https://www.fournisseur-energie.com
[2] Informations données par l'ADEME lors de la Conférence sur l'impact environnemental des TIC

Rebecca Decoster

Sur le même sujet

  • 1

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 2

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 3

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 4

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »