• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Opep+: la bataille des prix et des parts de marché au cœur de la prochaine réunion

Gérard Vespierre

Publié le 28 novembre 2023 à 14:30 - Mis à jour le 28 novembre 2023 à 14:30

Gérard Vespierre.

Gérard Vespierre.

Valérie Semensatis

L'essentiel de l'actualité

mardi 7 juillet

  • Le gouvernement français abaisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7 %
  • France : le déficit commercial se creuse en mai
  • Le gouvernement nomme un « coordonnateur » des projets industriels dits « Notre-Dame »
  • Commerce : la Syrie veut la France comme « premier partenaire »
  • L’investissement étranger repart à la hausse, selon l’ONU
Voir plus

Le Quotidien Numérique

08 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 2

    Pompes à chaleur, radiateurs, véhicules électriques… Près de deux Français sur trois voient l'électrification d'un bon œil

  • 3

    Après les voitures, l’État décline le « leasing social » aux pompes à chaleur

  • 4

    Le Burkina Faso mobilise plus de 457 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures routières

  • 5

    Failles du contrôle aérien français : « Nous n'avons pas attendu les rapports pour agir » réplique le patron de la DGAC

  • 6

    Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. La prochaine réunion de l'Opep+ a été décalée sur fond de négociations de quotas de production avec deux pays africains. Au-delà de cet ajustement technique, se pose la question de la validité de sa stratégie de réduction de production. L'objectif de maintien de cours élevés à 90-95 dollars est-il vraiment atteint ? La hausse des productions hors membres de l'Opep+ trouble-t-il le jeu ? Avec pour conséquence la perte de parts de marché pour les producteurs de l'Opep+ ? Par Gérard Vespierre (*) président de Strategic Conseils.

La stratégie de réduction des volumes de production telle qu'elle a été conçue par l'Arabie Saoudite et la Russie avait pour objectif de hisser le prix du baril au-delà des projections du marché. D'une zone de 65 à 75 dollars le baril, l'Opep+ souhaitait obtenir une fourchette de 85 à 95 dollars. Ce niveau de prix satisfaisant à la fois la Russie pour financer une guerre en Ukraine qu'elle n'avait pas prévue dans la durée, et l'Arabie Saoudite qui dans le cadre du plan Vision 2030 doit faire face à un très ambitieux programme d'investissement de 7.000 milliards de dollars.

Force est de constater que, malgré une grande volatilité, le cours du baril de Brent se maintient malgré tout dans la partie basse de la fourchette, avec des passages sous les 80 dollars le baril. Les perspectives de croissance mondiale 2023-2024 ne semblent pas au rendez-vous, et assombrissent la demande. Le ralentissement chinois y participe. Il faut également considérer l'impact des énergies renouvelables. Ces tendances se sont confirmées par la perspective d'une décroissance de la demande mondiale de brut avant la fin de cette décennie, comme l'a affirmé pour la première fois l'Agence internationale pour l'énergie (AIE), au mois de juin.

A cela s'ajoute la stratégie mise en place par les États-Unis pour compenser les réductions de production de l'Opep+ qui fut la plus contributive au maintien des prix du brut dans la fourchette basse. Ne pas réagir, conduisait à accepter un baril de pétrole à des prix élevés, et en conséquence une augmentation de la pression inflationniste mondiale. Or les banques centrales et les gouvernements de tous les pays industriels ont mis en place des politiques visant à réduire cette inflation.

Le déblocage des stocks stratégiques américains

La stratégie la plus rapide — et la plus impactante — fut la décision, relevant de l'autorité présidentielle américaine, d'utiliser le très haut niveau des réserves stratégiques pétrolières fédérales (SPR Strategic Petroleum Reserve, mises en place après le deuxième choc pétrolier de 1979). Les États-Unis ont ainsi mis sur le marché 245 millions de barils entre le 1er janvier 2022 et aujourd'hui. Cela équivaut à presque 400.000 barils par jour, sur cette période de 22 mois ! Outre ce volume important, l'autre avantage du dispositif a résidé dans sa mise en œuvre quasi-immédiate.

Le graphique ci-dessous visualise la baisse impressionnante surtout par sa rapidité  au cours de l'année 2022.

.

Stocks pétroliers US
Photo d'illustration (Crédits : Strategic Conseils)

La décision d'intervenir sur le niveau des stocks fédéraux stratégiques a constitué le 1er volet de la réponse. Le 2e a consisté à poursuivre la hausse de la production pétrolière journalière américaine.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Retour à une production pétrolière record

Les États-Unis après avoir atteint le rang de premier producteur mondial de pétrole en 2019 avait hissé leur niveau de production au niveau record de 13,1 millions de barils par jour (mb/j) en février 2020. L'impact mondial de la crise sanitaire du Covid-19 a provoqué une modification rapide et importante dans la mobilité mondiale des personnes et des marchandises, immédiatement répercutée sur la demande et la production pétrolière mondiale. A l'automne 2020 la production américaine est brièvement repassée sous le seuil des 10 mb/j.

Depuis lors, cette production a repris son chemin ascendant, comme l'illustre le graphique ci-dessous. Elle vient de se hisser à un nouveau niveau record de 13,2 mb/j pendant les 7 dernières semaines.

production pétrolière US
Photo d'illustration (Crédits : Strategic Conseils)

Les prévisions de l'EIA (Energy Information Administration) projettent pour 2024 une légère progression de la production américaine, mais une augmentation d'1 mb/j provenant des pays non OPEP+.

La contribution des pays non OPEP+

Pendant qu'au siège de l'Opep à Vienne, on organise les réductions de production parmi les États membres, d'autres pays n'appartenant pas à cette organisation développent leur production depuis des années.

Il convient de citer en premier lieu le Canada qui s'est hissé au rang de 4e producteur mondial de pétrole, et qui après avoir dépassé les 4 mb/j s'approche des 5 mb/j pour le seul pétrole brut.

Le Mexique, qui après avoir vécu une régulière diminution de sa production et s'être rapproché des 1,5 mb/j voit celle-ci régulièrement augmenter, et se rapprocher des 2 mb/d.

Sur le sud du continent américain, le Brésil, qui se place en 7e position des producteurs mondiaux, dépasse les 4 mb/d après avoir atteint les 3 mb/d en 2023.

Cette dynamique est créatrice de renversements qui n'ont pas été jusqu'ici suffisamment mis en lumière.

Le chassé-croisé Arabie Saoudite-Canada

La dynamique du marché nord-américain a déplacé une situation pétrolière historique entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite. La révolution du pétrole de schiste en Amérique du nord a conduit le pays a réduire d'autant ses importations. Le développement de la production canadienne a fait de ce pays frontalier une naturelle source d'importation pour les Etats-Unis.

Du cumul de ces deux tendances, il s'en est suivie une naturelle diminution des importations des Etats-Unis en provenance d'une de ses sources privilégiées d'importation : l'Arabie Saoudite.

.

Importations pétrole Etats-Unis
Photo d'illustration (Crédits : Strategic Conseils)

Les évolutions de production pétrolière ont des conséquences géopolitiques. La seule façon dont « les États-Unis se retirent du Moyen-Orient » comme on a très souvent entendu dire, ce n'est nullement d'un point de vue politique, diplomatique, ou militaire, mais économiquement, en y achetant moins de pétrole, parce que leurs besoins d'importation ont été pratiquement divisés par deux. Ils ont atteint 11 mb/j, et se situent maintenant autour de 6 mb/j... En conséquence, les parts de marché sont plus mobiles qu'il y paraît.

Le combat des parts de marché

Tout se passe comme s'il y avait de la part des principaux producteurs de toute la zone des Amériques, nord, centrale, et sud, une augmentation de production qui, cumulée, non seulement compense les restrictions imposées par l'Opep+, mais assure le million de barils annuel supplémentaire pour accompagner l'évolution actuelle du marché mondial du brut.

De ce fait, les volumes retenus par l'Opep+ sont autant de pourcentage de part de marché dont elle se prive, et dont les pays de la zone américaine s'emparent. Certes, il ne s'agit que de 2 à 3% mais ce sont des pourcentages du marché mondial, et des volumes que certains pays producteurs de l'OPEP+ ne sont pas spécialement satisfaits de voir partir. Les négociations à l'intérieur de cette organisation ne sont peut-être pas aussi unanimes qu'il y paraît, et elles pourraient devenir plus tendues au cours des prochains mois.

Continuer à diminuer la production reviendrait aussi à diminuer la part de marché des producteurs de l'Opep. De plus, une telle stratégie contribuerait par l'augmentation des prix du brut à relancer l'inflation et diminuer la croissance mondiale.

Or la Chine ne souhaite certainement pas voir poindre un tel scénario. Son ralentissement économique constitue sa première préoccupation. Premier importateur mondial de pétrole, elle a la capacité de se faire entendre auprès de ses fournisseurs, dont l'Arabie Saoudite qui a remplacé les Etats-Unis comme premier fournisseur de pétrole.

La prochaine réunion de l'OPEP+ le 30 novembre pourrait avoir, dans les couloirs, un agenda plus agité qu'il y paraît.

_____

(*) Gérard Vespierre, analyste géopolitique, chercheur associé à la FEMO, fondateur du média web Le Monde Décrypté

Gérard Vespierre

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Sommet de l’OTAN : vers une accélération de la logique capacitaire ? »

En plaçant le développement des capacités au cœur de son agenda, l’OTAN confirme une évolution déjà engagée. Le sommet d’Ankara permettra-t-il d’en accélérer la mise en œuvre ?

Idées & Débats
Sébastien Lefébure

OPINION. « Les canicules ont un coût caché : celui d’une économie qui peine encore à anticiper »

Les épisodes de chaleur extrême qui ont frappé une grande partie de l’Europe ces dernières semaines ont été largement commentés sous l’angle sanitaire ou environnemental. Pourtant, une autre conséquence mérite aujourd’hui toute l’attention des dirigeants : leur impact économique. Car une canicule ne ralentit pas uniquement les individus. Elle ralentit aussi les entreprises.

Idées & Débats
Des grues sur un chantier de construction de maisons individuelles dans un lotissement à Valence.

OPINION. Logement : « Après dix ans de défiance, faisons enfin confiance aux maires »

La crise du logement impose de changer de méthode. Il ne suffit plus d’appeler les élus locaux à leurs responsabilités ; il faut leur faire confiance. Il ne suffit plus de proclamer la décentralisation ; il faut enfin transférer de vrais leviers. Par Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de Villes de France, et cent maires

Idées & Débats
Louis Raynaud de Lage

OPINION. « L’IA, bon serviteur, mais mauvais maître, doit faire l’objet de choix conscients »

L'IA est devenue un enjeu de puissance et de dépendance stratégique. Après l'affaire Anthropic, nations, entreprises et individus risquent de perdre leur souveraineté face à des algorithmes. Comment préserver notre libre arbitre et rester maîtres de nos choix ?

Idées & Débats
Warhol / Khomeiny

OPINION. « Le Warhol que Khomeiny n'a pas brûlé » (Michel Santi)

La République islamique voulait chasser l'influence occidentale. Elle conserve pourtant, dans les réserves d'un musée de Téhéran, l'une des collections d'art moderne les plus précieuses hors d'Europe et des États-Unis — dont personne, pas même le régime qui la détient, ne connaît la valeur exacte.

Idées & Débats
Anne Duisabeau

OPINION. « Le changement climatique s'accélère : les politiques publiques, elles, changent de cap »

La France vient de connaître un épisode de canicule d'une intensité inédite. Chaque été rappelle un peu plus brutalement que, pour survivre, nos forêts doivent s'adapter au changement climatique.

Idées & Débats
Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats