Pourquoi il faut défendre la liberté d'innovation
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Innovation, le mot est à la mode. Galvaudé, il devient une réponse à tout problème. Mais que signifie-t-il exactement ? Dans une étude publiée par l'Institute of Economic Affairs intitulée « How many light bulbs does it take to change the world ? » (« Combien faut-il d'ampoules électriques pour changer le monde ? »), l'essayiste britannique Matt Ridley liste quelques critères qui selon lui la définissent.
Il rappelle d'abord qu'elle est source de croissance puisqu'elle améliore la productivité, qui consiste à créer plus de richesse avec moins de travail et de ressources, libérant ainsi une partie de ces ressources et du temps économisés pour une autre activité. Il remarque ensuite que, dans les sociétés prémodernes, les institutions tendent à rejeter l'innovation car elle remet en cause la stabilité de ces sociétés fondée sur un conservatisme qui a l'avantage de rendre l'avenir plus prévisible. Cette crainte du changement a pour corollaire une vision malthusienne du monde.
Au contraire, l'innovation trouve un terrain propice dans le développement du commerce et les échanges. Comme Matt Ridley l'expliquait déjà dans son best-seller, The Rational Optimist, lorsque les individus se rencontrent, ils n'échangent pas seulement des marchandises, mais aussi des idées et de la connaissance, qui d'une part peuvent se partager sans perte et d'autre part se combiner sous une nouvelle forme originale, plus à même de résoudre certains problèmes.
Ce qui explique au passage qu'une même invention a pu être créée par divers individus sans aucun lien entre eux, comme c'est le cas pour l'ampoule à firmament. L'information existe mais dispersée.