• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Pourquoi restaurer la confiance est indispensable face à la crise

Alexandre Mayol (*)

Publié le 11 mai 2020 à 06:25 - Mis à jour le 11 mai 2020 à 08:07

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Pascal Rossignol

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La durée des arrêts maladie sera limitée à partir du 1er septembre

  • 2

    En commandant 85 nouvelles locomotives, l'Algérie confirme son tournant stratégique vers le rail

  • 3

    Au Cameroun, la guerre des téléphones non-dédouanés tourne au bras de fer entre l’État et les opérateurs

  • 4

    Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée

  • 5

    Inflation à 2,4 % : pourquoi l’été 2026 sera pourtant impossible pour des millions de Français

  • 6

    Christophe Willem : « Quand on a traversé le harcèlement, on comprend que la vie est trop courte pour se complaire dans le malheur  »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Comment limiter la crise à venir ? La situation idéale serait, notamment, que tous les ménages décident de désépargner massivement le surplus accumulé. Par Alexandre Mayol, Maître de conférences en sciences économiques, Université de Lorraine.

Si Bossuet pouvait écrire que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », cette maxime trouve un écho particulier dans la crise sanitaire actuelle. Et si la crainte de la crise pouvait se révéler pire que la crise elle-même ? Le confinement provoque une forte réduction de la consommation et donc une hausse de l'épargne, qui sont toutes deux la cause du recul de l'activité économique. Paradoxalement, la situation économique ne pourra s'améliorer que si l'ensemble des ménages dépensent de manière unanime l'épargne accumulée, alors qu'ils ont individuellement intérêt à épargner pour prévenir une éventuelle récession et la hausse possible des prélèvements obligatoires par l'Etat pour financer la relance. Alors que « seuls 39% des Français ont confiance dans le gouvernement pour faire face efficacement au coronavirus » (le 26 avril 2020, Ifop pour le JDD), trois concepts économiques illustrent en quoi le retour de la confiance est indispensable pour limiter la crise à venir.

  • Les anticipations : le temps c'est de l'argent

En temps normal, chaque acteur économique (entreprise ou ménage) prend des décisions - consommer, épargner, produire, investir- en fonction de ses prévisions sur le futur. Cependant, la survenance d'une crise remet en cause ces anticipations. Face à l'incertitude, les agents peuvent adopter une attitude attentiste, dégradant par la même la demande, puis faisant chuter l'offre des entreprises, et aboutissant à la destruction d'emplois. La crainte de la crise peut être alors plus redoutable que la crise elle-même.

Dans la crise sanitaire actuelle, nous retrouvons l'ensemble de ces phénomènes en germes. Le recours au confinement a généré un phénomène inédit de choc simultané d'offre et de demande sur le marché des biens et services. Inquiets face à l'avenir, les ménages, comme l'a montrée une note de l'OFCE, sur-épargnent tandis que les entreprises reportent leurs investissements. Ces deux phénomènes conjugués peuvent conduire à un effondrement durable de la demande.

Parmi les solutions possibles préconisées par les théories économiques, la relance budgétaire par la dépense publique est actuellement privilégiée par les gouvernements. Cependant, cette mesure simple de relance basée sur un effet multiplicateur keynésien (i.e. qu'une impulsion sur la demande a des effets plus que proportionnels à l'impulsion initiale sur l'économie) nécessite des prérequis.

  • La théorie des jeux et le passager clandestin

L'efficacité de la relance dépendra du comportement des ménages à l'issue du confinement et de leur capacité à dépenser l'épargne accumulée. Ce point peut s'analyser sous l'angle de la théorie des jeux en économie qui sert à illustrer la contradiction possible entre la décision collectivement souhaitable et la décision individuellement rationnelle.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Après le confinement, la situation idéale serait que tous les ménages décident de désépargner massivement le surplus accumulé pour redonner des débouchés aux entreprises. Cependant, dans le cas où la reprise de la consommation serait insuffisante (certains préférant laisser à d'autres le soin de prendre le risque de participer à la reprise), cela amplifierait la récession. Face à cela, le gouvernement pourrait décider d'augmenter la fiscalité pour financer la relance, accentuant alors la pression fiscale sur les agents économiques. La décision de certains ménages d'avoir « joué le jeu » pourrait alors se retourner contre eux : non seulement, leur effort aura été vain, mais ils ne pourraient plus utiliser leur épargne pour amortir l'effet de la crise.

Dès lors, si personne n'a l'assurance que tous les autres ménages vont accepter de dépenser massivement pour assurer le succès de la relance, alors personne n'aura intérêt individuellement à s'exposer seul au risque. Ce comportement attentiste est d'autant plus crédible que l'incertitude plane sur les conditions de la reprise.

  • Effet Ricardo-Barro : le gouvernement doit rétablir la confiance sur le financement de la crise

Alors comment éviter cet effet auto-réalisateur ? La réponse est à la fois simple et complexe. Les comportements individuels sont difficiles à inciter, surtout dans une période où la peur confine à l'irrationnel. Néanmoins, la confiance est plus que jamais d'actualité pour limiter l'ampleur de la crise redoutée et la responsabilité des experts, des médias et du gouvernement est grande pour (re)construire cette confiance. Les atermoiements, les discours apocalyptiques ou les approximations tendent à dégrader -plus que de raison- le moral des ménages et des entreprises, limitant toute possibilité de se projeter dans le temps.

Ce faisant, afin de réduire l'incertitude économique, la question du financement de la relance doit être urgemment tranchée. Le gouvernement doit rassurer les ménages sur la contribution qui leur sera demandée à l'issue de la crise, au risque d'accroître l'effet Ricardo-Barro où la relance de la consommation est annihilée par l'épargne de prévoyance. Le choix potentiel de financer la relance par la fiscalité serait alors discutable puisqu'il reviendrait à faire peser sur les agents économiques présents le coût de la crise. Inversement, le recours à l'endettement public paraît justifié (surtout lorsque les taux d'intérêts souverains sont négatifs) pour faire jouer la solidarité intergénérationnelle, puisque la dette permet de lisser la dépense publique sur plusieurs générations. Certains déploraient que ce choix reviendrait à faire « payer à nos enfants » le coût de la crise. Or, ces « enfants », déjà là, sont bénéficiaires des mesures prises pour protéger la santé de tous - y compris la leur. Il n'est donc ni inefficace ni illégitime de les faire contribuer plus tard à une partie du financement par l'emprunt. Dès lors, le gouvernement doit faire preuve de transparence pour permettre de refonder des anticipations fiables sur les perspectives de la relance budgétaire.

Par ailleurs, la reprise économique peut être orientée vers des secteurs moins exposés au commerce international (et à ses risques), en s'inscrivant également dans un nouveau modèle économique de développement durable. Aux politiques conjoncturelles de l'urgence, il est important également d'y associer des politiques structurelles de long terme.

En définitive, la crise sanitaire présente est à la fois inédite et terriblement prévisible sous l'angle de la science économique. La question de la confiance dans la possibilité d'une reprise dépend de facteurs non-maîtrisables (l'évolution du virus), mais aussi d'éléments sur lesquels la parole publique peut avoir prise.

À lire également

  • Ceci peut ne pas être une crise !
  • La crise du Covid-19 accouchera-t-elle d'une génération sacrifiée ?
  • La crise du Covid-19, point de départ vers une nouvelle ère durable ?

Puisqu'il est de bon ton de filer la métaphore militaire, il est légitime que des états-majors élaborent des scénarios, même les pires. En revanche, aucun n'aurait l'idée d'exposer à ses troupes le scénario catastrophe avant le combat par crainte de démobilisation. En économie, il faut que la confiance dans notre capacité à surmonter la crise soit garantie et partagée. N'oublions pas que Churchill, en 1940, après avoir promis le sang, la sueur et les larmes, a précisé dans le même discours la finalité de ces efforts :

You ask, what is our aim? I can answer in one word:It is victory» (1).

__

(1)  « Vous nous demandez quel est notre objectif ? Je vous réponds par un seul mot : la victoire ».

Alexandre Mayol (*)

Sur le même sujet

  • 1

    OPINON. « Autonomie technologique : oui, une troisième voie est possible » (Piyush Goyal et Anne Le Hénanff)

  • 2

    OPINION. « Financer l’innovation en déremboursant les médicaments essent iels : une menace pour l’équité d’accès aux soins des patients et la souveraineté sanitaire »

  • 3

    OPINION. « La prochaine bataille de l’IA se jouera dans les conseils d’administration »

  • 4

    OPINION. « PME : et si l’enjeu n’était plus de financer la croissance, mais la résilience ? »