Privatisations : l'État brade-t-il les bijoux de famille ?

 |   |  111  mots
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, 'État brade-t-il les bijoux de famille ?

Le gouvernement lance ce lundi 18 juin en Conseil des Ministres une vague de privatisations sans précédent depuis 1986. Trois grandes entreprises sont concernées : Aéroports de Paris, la Française des Jeux et Engie. Les parts de l'État dans ces entreprises, déjà cotées, représentent 15 milliards d'euros. Mais selon l'actuel ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, « l'État n'a pas vocation à gérer des entreprises concurrentielles ». Le privé fait-il mieux que l'État ?

On en parle ce soir avec l'économiste Jean-Marc Daniel, la maître de conférence en économie et porte-parole d'ATTAC Aurélie Trouvé et le sociologue Hadrien Coutant.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/08/2018 à 17:54 :
Tout est contenu dans le ..contenu des GOPE 2018 cad la feuille de route que Bruxelles adresse une fois l' an à la France, voyons plutôt comment :

Réduction des dépenses publiques »

Traduction : c’est ce que le gouvernement a annoncé avec son plan de 50 milliards d’économie. C’est la fameuse contrepartie du « pacte de responsabilité » pour ne pas faire exploser le déficit. À ce pacte de responsabilité peu efficace [5] sur la compétitivité, il est désormais demandé d’ajouter une nouvelle réduction drastique des dépenses publiques.

Ce qu’il faut savoir – et que tous les économistes savent – c’est que pratiquer des coupes sombres dans les dépenses publiques lorsqu’un pays est déjà en période de stagnation économique est une politique qui ne peut mener qu’à la récession. Et c’est en outre contre-productif puisque la récession entraîne une baisse des recettes fiscales souvent supérieure aux économies réalisées par la réduction des dépenses. En d’autres termes, cela revient paradoxalement à creuser le déficit que l’on prétendait combler…

Il faut enfin savoir que l’histoire économique enseigne qu’il n’y a pas de baisse des dépenses publiques réussies sans dévaluation monétaire. Songeons aux exemples récents de l’Allemagne (dévaluation de facto avec l’adoption de l’euro, qui est sous-évalué pour la compétitivité allemande) et de la Suède. Autant dire que la baisse des dépenses publiques est impossible pour la France, du fait que l’euro est très surévalué par rapport à la compétitivité de l’économie française.

2- Redéfinir « la portée de l’action des pouvoirs publics »

Traduction : cela revient à accentuer les privatisations et la destruction de notre système de santé et de nos services publics auxquels les Français sont majoritairement attachés, quelle que soit leur couleur politique.

On a par ailleurs vu le succès de la privatisation des autoroutes qui rapportaient à l’État et coûtent désormais très cher aux Français…

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
a écrit le 01/08/2018 à 17:05 :
"On a signé" des traités pour ce faire exploité, on voit la traîtrise de "nos politiques" qui n'ont jamais obtenue notre aval!
Réponse de le 01/08/2018 à 17:39 :
Nous sommes en démocratie, avec un président élu au suffrage universel, un parlement. ON délègue les décisions à nos dirigeants, démocratiquement élu.
Donc si vous n'êtes pas d'accord, fallait faire en sorte d'élire d'autres dirigeants, c'est tout.
a écrit le 01/08/2018 à 15:45 :
Le produit des ventes est supposé alimenter un fond de 10 milliards en actions dont les revenus serviraient à financer "l'innovation".

Suivons bien l'opération. l'Etat veut vendre des actions dans la FDJ, Engie et ADP.... pour racheter des actions !

On ne voit pas trop quelle est la logique de la chose surtout que les 3 entreprises citées sont d'excellent placements très rentables. A part les banques qui traiteront l'opération et se serviront au passage, on ne voit pas ce que l'état va y gagner.

Ensuite, on peut (on doit) s'interroger sur le sens donné à "innovation", tellement le terme est galvaudé. Et pour terminer, ne serait ce pas le boulot des banquiers de financer le secteur privé plutôt qu'à l'Etat.

Si l'état récupère des dividendes d'entreprises qu'il possède, ces dividendes doivent être utiles au fonctionnement de l'état et non pas mobilisés pour des profits particuliers.
a écrit le 01/08/2018 à 14:57 :
On voit bien que tout ce est est public ne fonctionne pas
Et se tout ce qui été privatisé fonctionne mieux après, donc je comprends pas que on se pose encore cette question
a écrit le 01/08/2018 à 12:35 :
la politique libérale c est bien cela ! aucune vision a long terme
a écrit le 01/08/2018 à 4:12 :
Vendez Bercy, ca fera des appart superbes, vue sur la scene, pardon la Seine.
a écrit le 31/07/2018 à 18:37 :
"Privatisations : l'État brade-t-il les bijoux de famille ?"

Oui et c'est la commission européenne qui lui demande et LREM s’exécute avec délectation.

Le 7 février dernier, le gouvernement Philippe, après avoir fait savoir en automne 2017 à l’interfédérale des salariés du secteur hydroélectrique français qu’il ne trouvait rien à redire au principe, a donc acté la privatisation. D’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus, pour une puissance totale de 4,3 GW équivalant à celle de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Le reliquat du parc public, sauf effondrement global, sera mis à l’encan avant 2050. EDF, société détenue à 83,5 % par l’État, gère 85 % des 433 concessions du pays (une concession représente un ou plusieurs barrages raccordés à une même centrale électrique). Engie et des structures régionales comme la Compagnie nationale du Rhône ou la Société hydroélectrique du Midi se partagent les 15 % restants.Cela faisait dix ans que la Commission européenne réclamait cette privatisation, avec un acharnement spécial et suspect de la part de la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager depuis sa nomination en 2014. Macron et Philippe l’ont signée, sans l’ombre d’une hésitation. Il s’agit de mettre fin à l’abus de « position dominante » d’EDF, incompatible avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. On n’est plus à une incohérence près. Le secteur nucléaire, réputé stratégique mais en faillite, on n’y touche pas ; en revanche, le secteur hydroélectrique, très profitable mais réputé non stratégique par notre tandem, on peut le vendre à la découpe.
a écrit le 31/07/2018 à 17:34 :
Il y en a qui se pose encore la question?? Depuis que nous ne sommes plus maître de notre territoire et de notre monnaie, tout est vendue a la découpe pour payer notre location, et les intérêts!
Réponse de le 01/08/2018 à 12:33 :
La vente de biens publics ( = que nous avons payé ), stratégiques et rentables, tels les barrages hydroélectriques, le démantèlement d'EDF, les aéroports, les autoroutes ou l'entreprise Alstom : des actes de Haute Trahison . Les responsabilités sont diluées dans les décisions de l'UE et des accords dits de "libre échange " . Jamais personne ne demandera des comptes à des responsables par définition non coupables .
a écrit le 31/07/2018 à 16:13 :
La tendance "naturelle" d'un investisseur est de vendre pour dégager ses profits, et de retenir, de garder, les titres qui ont baissé dans l'espoir des lendemains qui chantent. Evidemment, cela ne marche pas, et l'idéal, ce font les entreprises holding, est de se débarrasser de ce qui posera encore plus problème demain. Evidemment, qui voudrait de moult entreprises du service public, la SNCF par exemple, surtout si sa vente est conditionnée à des engagements sur la reprise de l'ensemble du personnel...
a écrit le 31/07/2018 à 10:41 :
On a besoin d'argent pour combler c'est pour cela qu'on se sépare de nos entreprises qui nous en rapportent ! Voilà la pensée néolibérale, toujours moins, tout le temps et de plus en plus.

A surveiller comme le lait sur le feu ceux qui vont acheter la française des jeux, juteuse bénéficiaire milliardaire.

Démocratie ? Ben non oligarchie, là quand même...

Quand est-ce que ça s'arrête ?
Réponse de le 31/07/2018 à 14:24 :
"On a besoin d'argent pour combler c'est pour cela qu'on se sépare de nos entreprises qui nous en rapportent !"

Mais pourquoi vend-t-on les entreprises qui rapportent ?
C'est comme les Partenariats Public Privé... On est un peu gagnant sur le court terme, mais très perdant sur le long terme.
Et on te dira que ça coûte trop cher, qu'il faut fermer ces services publics...

Typiquement, les écoles, collèges, lycées, hôpitaux, prisons....
Réponse de le 01/08/2018 à 10:34 :
C'est la pensée néolibérale aliénante soutenue par nos politiciens corrompus et nos médias à la botte de leurs actionnaires.

AU secours !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :