• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Que révèle l'échec européen du vaccin ?

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Publié le 11 février 2021 à 09:17 - Mis à jour le 11 février 2021 à 09:48

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Marc Guyot et Radu Vranceanu.

Reuters

L'essentiel de l'actualité

mercredi 1 juillet

  • Le ministre des Transports admet que le contrôle aérien n'est pas à la hauteur en France
  • Assurance vie : collecte nette en hausse de 4 milliards d'euros
  • Les ventes de voitures bondissent de 11,4 % en juin en France
  • Les États-Unis réautorisent Mythos, l'IA de pointe d'Anthropic
  • Donald Trump a gagné plus d'1 milliard de dollars dans les cryptomonnaies en 2025
Voir plus

Le Quotidien Numérique

02 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 2

    Les pompes à chaleur réversibles ont le vent en poupe… à condition de ne pas oublier l'isolation

  • 3

    OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

  • 4

    Made in Italy, export, industrie : comment l’économie italienne a retrouvé sa solidité

  • 5

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

  • 6

    WhatsApp bouleverse son service : les numéros de téléphone des contacts remplacés par des pseudonymes

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Les retards pris en matière de vaccination dans l'Union européenne, notamment en France, font apparaître les erreurs de choix des responsables politiques, l'inadéquation de la structure administrative ainsi que la nécessité de revoir l'organisation de la recherche. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l'ESSEC

Le retard pris par les pays européens dans le processus de vaccination de leur population contre le covid 19 est maintenant bien connu et suivi tous les jours. Au 8 février, selon les données de Our World In Data, le Royaume-Uni de Boris Johnson était à 19,7% de sa population, les Etats-Unis de l'équipe Trump-Biden à 13% alors que l'Union européenne (UE) est à 3,9% (France à 3,3%). Cependant, il a fallu attendre le 10 février et les excuses d'Ursula Von der Leyen, pour que les dirigeants européens admettent l'existence d'un problème.

En effet, le 8 février encore, la chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron, volant au secours de la Commission européenne, s'étaient de nouveau félicité de la stratégie européenne expliquant que le plus important était qu'il n'y ait pas de course au vaccin entre la France et l'Allemagne, ni que les petits pays soient distancés. Certains de ces petits pays, qui ont la taille d'Israël, comme l'Autriche ou la Hongrie ne semblent pas satisfaits par leur performance vaccinale telle qu'elle a été organisée par la Commission (4,1% pour la Hongrie contre 62,9% pour Israël) et cherchent à se procurer le vaccin directement auprès des Russes et des Chinois.

Tentative d'organisation de la pénurie

Si la stratégie européenne présente une noble motivation, éviter une compétition entre les pays pour obtenir le vaccin, elle n'en ressemble pas moins à une tentative d'organisation de la pénurie avec comme objectif que ladite pénurie soit équitablement répartie. Cette vision est empreinte d'une très courte vue sur la capacité d'action économique de la force publique et fortement emprunte d'ignorance au regard de l'économie de l'offre. Les administratifs, qu'ils soient français ou européens, considèrent l'offre comme une donnée préexistante. Ils entendent leur poste comme celui d'un contrôleur censé protéger le peuple, les consommateurs et les travailleurs contre la supposée rapacité des entreprises. Dans leur monde, l'offre existant déjà, ils interviennent après, pour taxer, punir, et admonester.

Cette vision explique pourquoi l'UE a été complètement absente de la phase de détection des projets prometteurs, de financement de leur recherche et de leurs essais cliniques, que cela soit à l'échelle des start-up biotech ou des géants pharmaceutiques. Cela s'est retrouvé ensuite avec l'absence de l'UE dans la phase de production, au niveau de la détection et de la mise en état en avance de lignes de production et de l'écosystème de fournisseurs nécessaires.

En revanche, l'UE a organisé un processus de mise en concurrence des vaccins, tant au niveau du prix qu'au niveau de la responsabilité pénale. En cherchant non pas à sécuriser suffisamment de doses, le plus tôt possible, pour vacciner le plus vite possible la population mais à obtenir le « meilleur deal », l'UE a ignoré les vaccins efficaces mais évalués « trop chers » et a sécurisé des vaccins non encore autorisés. Ainsi, nous serons vaccinés fin 2022 et non mi-2021 mais à un prix par dose de vaccin inférieur à celui payé par les Britanniques.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Absurdité économique

L'absurdité économique d'un tel calcul saute aux yeux de même que sa froideur au regard des morts. En effet, étant donné l'impact du confinement et des mesures de contrôle sur le PIB, un recul d'un ou plusieurs semestres de l'immunité collective correspond à un recul dans le moment de l'allègement des mesures de distanciation et de la reprise économique pour un coût astronomique. Le Royaume-Unis aura vacciné 60% de sa population en juin 2021, les Etats-Unis en octobre 2021 mais la France pas avant l'été 2022, selon un calcul de la banque Berenberg. La zone euro a déjà décroché des Etats-Unis en 2020 avec un recul du PIB de -6,8% contre -3,5% pour les États-Unis et le retour du PIB européen à son niveau pré pandémique n'aura pas lieu avant deux ans, contre trois trimestres pour les Etats-Unis.

L'impact à venir en termes de vies non-sauvées est encore plus effrayant et va constituer l'échec le plus patent de l'UE. En effet, des nouvelles données pointent vers une forte efficacité de la vaccination en Israël où le nombre de nouveaux cas et d'hospitalisation seraient en train de fortement chuter de 49% et 36% respectivement.  Aux Etats-Unis, le nombre de nouveaux cas vient également de fortement chuter, de 56% en moyenne hebdomadaire.

L'échec de la Commission à protéger les citoyens européens, souligné par la différence avec la protection vaccinale des Anglais est la conséquence directe de sa focalisation initiale sur l'égalitarisme entre les pays. Alors que les Etats-Unis avaient déployé une équipe menée par un général quatre étoiles et un dirigeant de l'industrie pharmaceutique pour développer, financer puis déployer la production et la distribution du vaccin, la Commission a nommé un négociateur formé à l'art de la négociation commerciale à l'européenne, où le dernier survivant à la table des négociations au bout de plusieurs jours emporte la mise.

Des compétences industrielles que n'ont pas les administratifs

La planification économique n'est pas quelque chose de souhaitable d'ordinaire, de même que la relance keynésienne, sauf en période de grosse crise économique où elles deviennent au contraire extrêmement importantes. Ce type d'intervention publique nécessite des compétences industrielles que n'ont pas les administratifs, ce qui est normal et la raison pour laquelle ils doivent inclure et s'appuyer sur les entreprises du secteur. Les Etats-Unis l'ont fait dans le cadre de l'opération Warp Speed comme ils l'avaient fait pendant les deux guerres mondiales. Dans cette guerre contre le Covid19, comme le vaccin anti-covid à produire n'était pas encore inventé, les dirigeants anglais et américains ont intégré dans leurs plans de financement et de soutien les petites firmes de biotechnologie en plus des grands laboratoires établis. C'est ainsi que Moderna, BioNtech et le Laboratoire de l'Université d'Oxford ont attiré des financements publics américains et anglais. C'est également le financement anglais qui a soutenu la firme de biotechnologie nantaise Valvena, sauvant au passage l'honneur scientifique français après l'échec de Pasteur à produire un vaccin et le retard pris par Sanofi.

En mai dernier, après que Sanofi a annoncé que les Etats-Unis recevraient leurs vaccins en premier s'il était mis au point car le BARDA (l'autorité américaine de recherche et de financement dans le biomédical) avait co-financé sa recherche, le président Macron s'était ému et avait dit que le vaccin était un bien public mondial à protéger des lois du marché. Il aurait été plus avisé de respecter les lois économiques et industrielles pour faire exister et produire le vaccin plutôt que de philosopher sur sa répartition.

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Sur le même sujet

Mehdi Houas

OPINION. « Une boussole pour le numérique dans un monde incertain »

Face aux ruptures technologiques et géopolitiques, l'Europe cherche sa voie numérique. Mehdi Houas propose une boussole stratégique : compétitivité, résilience et responsabilité.

Idées & Débats
Matthias Voelkel

OPINION. « La réglementation des cryptoactifs favorisera leur adoption »

La réglementation est un pilier fondamental de la confiance et de la sécurité dans les marchés de capitaux. Avec MiCAR (Markets in Crypto-Assets Regulation), l'Union européenne a introduit le premier cadre réglementaire global au monde pour les cryptoactifs.

Idées & Débats
Daniel Bensaid

OPINION. « Mercosur : le risque oublié d’une nouvelle vague de délocalisations »

Le débat français sur l’accord UE-Mercosur est aujourd’hui presque entièrement centré sur l’agriculture : concurrence sur le bœuf, la volaille, le sucre, l’éthanol, normes sanitaires, traçabilité, déforestation. Ces inquiétudes sont légitimes. Mais elles masquent peut-être un risque plus profond : celui d’une recomposition productive au détriment de l'Europe et particulièrement de la France.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « L’après-Starmer : la prévisibilité à l’épreuve »

Le départ de Keir Starmer dépasse le seul cas britannique. Il met en lumière un enjeu plus large : la capacité d’un État à préserver une trajectoire stratégique suffisamment prévisible pour ses partenaires.

Idées & Débats
Étienne Borocco

OPINION. Marché de l’électricité : « La "démarchandisation" rétablit surtout un monopole »

Un tarif public pour l'électricité, la solution miracle ? Le "coût complet" est une construction complexe qui ne supprime pas les arbitrages ni les risques, mais les déplace vers l'État et le consommateur.

Idées & Débats
Alexis Chevalier

OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

Ce n’est pas la facture électronique qui est dangereuse. C’est son obligation généralisée, son intermédiation forcée et la remontée systématique de données économiques sensibles. Sous couvert de modernisation et de lutte contre la fraude à la TVA, la France et l’Europe installent une infrastructure de contrôle fiscal permanent dont les coûts, les risques cyber et les atteintes aux libertés économiques sont largement sous-estimés.

Idées & Débats
Charles Hadji

OPINION. « Saurons-nous échapper à la "notocratie" ? »

Bienvenue en "notocratie" , une société où le pouvoir repose sur la note. Ici, l'homme est réduit à son score.

Idées & Débats
Marine Collins Ragnet

OPINION. « La France découvre le coût de la souveraineté numérique, un prix que le Sud paie depuis longtemps »

L'intelligence artificielle n'a rien d'immatériel. Elle dévore eau, énergie et terres, exploitant même des vies humaines pour son fonctionnement. La France, nouvel eldorado des data centers, doit apprendre du Sud les vrais coûts de cette révolution.

Idées & Débats