• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Quel système de santé à l'heure de la médecine 4.0 ?

Thomas Bourleaud (*)

Publié le 02 novembre 2020 à 07:00

Médecine

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 2

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 3

    À Saint-Nazaire, la montée en cadence met la logistique des Chantiers de l’Atlantique sous tension

  • 4

    États-Unis : la croissance américaine révisée en nette hausse, l'inflation au plus haut depuis trois ans

  • 5

    Boris Cyrulnik : « Jamais je n'aurais imaginé revivre ce cauchemar »

  • 6

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Fondé sur des principes de solidarité et de redistribution, le modèle de santé français fait face à un défi technologique majeur. Alors que les nouvelles technologies issues de la quatrième révolution industrielle offrent des solutions thérapeutiques innovantes, l'intégration de la « médecine 4.0 » dans les pratiques médicales reste incertaine. En pleine crise du Covid-19, accompagner une industrie pharmaceutique dynamique et responsable est pourtant une priorité. (*) Par Thomas Bourleaud, consultant en stratégie, spécialiste en droit hospitalier.

La « médecine 4.0 », une médecine personnalisée

Jumeau digital, impressions 3D, réalité virtuelle... Depuis le début des années 2000, la santé est entrée dans une nouvelle ère avec l'introduction du numérique et des technologies issues de la 4e Révolution industrielle dans le parcours de soin : c'est l'avènement de la « médecine 4.0 », pendant sectoriel de l'« industrie 4.0 ».

En transformant la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies, ces nouvelles technologies permettent une approche plus personnalisée de la médecine. Sans remplacer le médecin, elles proposent des outils et services pour venir en support à la prise en charge et à la décision clinique dans de multiples domaines. La recherche académique regorge d'exemples : mise au point d'un modèle de cerveau virtuel pour améliorer les traitements de l'épilepsie[1], automatisation du suivi médical, présence de capteurs sensoriels dans les blocs opératoires pour accompagner le chirurgien[2], édition génomique en oncologie (le prix Nobel de chimie 2020 a été attribué à Emmanuelle Carpentier et Jennifer Doudna pour leur invention de la technique du CRISPR-Cas9), etc.

Friande d'objets connectés et d'applications digitales de suivi de l'état de santé, la population encourage l'usage de ces nouvelles technologies dans la santé. L'industrie de la santé s'engage en ce sens, notamment par l'intermédiaire du Digital Pharma Lab qui assure le lien entre les start-ups de la pharmatech et les entreprises pharmaceutiques pour accélérer l'innovation digitale du secteur. Pourtant, l'exploitation de ces innovations demeure sous-optimale en France pour des raisons règlementaires, financières et comportementales. Le cadre de régulation de la santé doit donc être redéfini à l'aune de la médecine 4.0.

Réussir la transformation digitale

La digitalisation du parcours de soin est un chantier prioritaire, en particulier l'optimisation du « dossier médical partagé » et l'intégration des technologies d'intelligence artificielle (accélération dans l'analyse de données, aide au diagnostic, traitements personnalisés, etc.). La gestion et le partage efficace de données interopérables constituent le socle d'une médecine innovante et collaborative.

Modernisant le Système National des Données de Santé (SNDS), la création du Health Data Hub (HDH) en 2019 soutient les projets innovants en matière d'analyse de données et permet aux scientifiques d'accéder et d'exploiter rapidement des données médicales anonymisées. Si l'ambition du HDH est bien orientée, son articulation avec l'Espace européen des données de santé (2021) sera la clef pour construire un cadre harmonisé de régulation des données médicales.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Faciliter l'accès au marché des médicaments innovants

L'existence d'un décalage entre les innovations développées et celles adoptées témoigne de l'inertie du système de santé. L'arrivée de traitements issus des biotechnologies, de l'immunothérapie ou encore des thérapies géniques, bouleverse un modèle qui valorise traditionnellement les innovations dites progressives. Dès lors, la recherche d'un meilleur équilibre entre la complexité des essais cliniques (lenteur des procédures, coût élevé) et le raccourcissement des cycles d'innovation est aujourd'hui nécessaire.

Sans négliger l'exigence de précaution, le temps d'accès au progrès thérapeutique pourrait être réduit. En France, entre l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché et l'arrivée effective du médicament, le délai est d'environ 1 an et demi, bien au-delà des 180 jours prescrits par la législation européenne. Ce retard s'ajoute aux onze années en moyenne nécessaires pour développer un médicament. Les dispositifs ATU (autorisation temporaire d'utilisation) et RTU (recommandation temporaire d'utilisation) offrent bien la possibilité d'accéder à des traitements en cours de développement, mais ils demeurent des régimes dérogatoires réservés aux patients atteints de maladies graves ou en impasse thérapeutique. Si la création par le gouvernement d'un dossier unique pour les ATU et RTU devrait permettre de réduire la durée d'examen des demandes, le fond du problème reste à régler.

Dans ce contexte, la France pourrait envisager la mise en place d'un organe de gouvernance partagée, à l'image du Health Technologies Adoption Programme (HTAP) au Royaume-Uni, afin d'évaluer les technologies à fort potentiel et assurer un pilotage efficace de leurs applications dans la santé.

Repenser le modèle de tarification du médicament

Le modèle économique du médicament semble également inadapté aux dernières innovations thérapeutiques. Les prix des médicaments mis sur le marché sont actuellement fixés par le Comité économique des produits de santé (CEPS) à la suite d'une négociation complexe avec l'industriel. Souvent élevés, ces prix sont justifiés par la nécessité de couvrir les efforts de recherche réalisés et à venir (1,5 milliard d'euros par médicament en moyenne[3]) et les économies réalisées par l'existence de nouveaux traitements (dépenses d'hospitalisation, arrêts de travail, etc.)[4].

Force est toutefois de constater que le coût élevé de ces innovations pose un défi de soutenabilité financière pour le système de santé « à la française », dont l'ADN repose sur le principe d'accès universel au médicament. C'est d'autant plus le cas en période de crise sanitaire : alors qu'il était déjà sous tension du fait de l'accroissement des dépenses et des investissements, le déficit de l'assurance-maladie devrait atteindre le niveau record de 31,1 milliards d'euros en 2020, contre 1,46 milliard un an plus tôt.

Le processus de fixation du prix des médicaments devrait donc être adapté aux types d'innovation et inclure l'ensemble des parties prenantes dans la négociation (régulateur, producteur, patients) afin d'assurer une réelle transparence. Préconisée par le rapport Polton en 2015[5], la mise en place d'un indicateur de valeur thérapeutique relative (VTR) dans l'évaluation médico-économique du médicament va dans la bonne direction, tout comme la possibilité de faire varier le prix du médicament en fonction de sa performance constatée en vie réelle.

La santé de demain sera connectée et high-tech. Afin de réussir la transition vers cette « médecine 4.0 », la collaboration de l'ensemble des parties prenantes est indispensable. Un effort de sensibilisation de la population professionnelle et la mise en place de partenariats entre les différents acteurs constituent les premiers jalons d'un modèle de santé innovant et durable.

______

[1] V.K. Jirsa et al, « The Virtual Epileptic Patient: Individualized whole-brain models of epilepsy spread », Volume 145, Partie B, 15 janvier 2017, Pages 377-388

[2] A. Haque et al., « Illuminating the dark spaces of healthcare with ambient intelligence », 2020

[3] A noter que seulement 7% des molécules développées en phase 1 des essais cliniques sont commercialisées

[4] Avis du CESE, Prix et accès aux traitements médicamenteux innovants, Janvier 2017

[5] Dominique Polton, Rapport sur la réforme des modalités d'évaluation des médicaments, 2015

Thomas Bourleaud (*)

Sur le même sujet

Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats
Michel Kahan

OPINION. « Canicule : la France doit cesser de subir »

La France suffoque. Écoles fermées, trains ralentis, rayons « climatisation » dévalisés : à chaque canicule, le pays semble découvrir sa vulnérabilité. Pourtant, Madrid, Rome, New York ou Dubaï connaissent régulièrement de telles températures sans que toute la vie se dérègle. Leur secret : l’adaptation.

Idées & Débats
Ninon Gauthier

OPINION. « L'IA accélère le travail, mais à quel prix pour la santé mentale ? »

En 2026, 59 % des salariés utilisent l'IA générative, et près des deux tiers y recourent régulièrement. Si ces outils promettent des gains de productivité, ils accélèrent aussi le rythme du travail et font émerger de nouvelles formes de pression.

Idées & Débats
Olivier Koch

OPINION. « L’après-ZFE : de l’interdiction à l’innovation ? »

Le maintien in extremis des Zones à Faibles Émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel ne doit pas faire illusion. Si l'abrogation du dispositif vient d'être censurée pour des raisons de procédure dans la loi de simplification de la vie économique, son rejet politique et social, lui, est acté.

Idées & Débats
Philippe Naccache et Julien Pillot

OPINION. « Face à un pacte républicain qui se fissure, l’urgence d’arbitrages courageux »

Les Français aiment leurs services publics mais dénoncent leurs dysfonctionnements. Entre promesses non tenues et responsabilités éludées, l'exaspération monte.

Idées & Débats
Ludovic Haye et Sylvain D’Hoine

OPINION. « Espace : réguler ne suffit pas »

Chaque jour, vous interagissez avec des dizaines de satellites — pour vous repérer, payer, vous informer. L'espace est devenu une infrastructure vitale, et l'Europe le reconnaît enfin avec l'EU Space Act. Mais un texte ne surveille pas les orbites, ne détecte pas les débris, n'alerte pas les opérateurs.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Trump ou le réveil économique de l'Europe : le miroir de nos faiblesses »

Depuis deux ans, les Européens passent leur temps à commenter Donald Trump, à dénoncer ses excès, ses provocations et ses décisions. Pourtant, le véritable sujet n'est peut-être pas Trump en soi. Le véritable sujet, c'est nous.

Idées & Débats
Mathieu Wallich-Petit

OPINION. « Souveraineté numérique : l’avantage compétitif d’une approche pragmatique »

Pourquoi la résilience numérique n’est pas une fin en soi mais le moyen concret d’exercer sa souveraineté dans un monde interdépendant

Idées & Débats