"Si le COVID-19 persiste, seul un vaccin pourra diminuer le risque de pandémie"

 |   |  2161  mots
(Crédits : Reuters)
ENTRETIEN. Lors de son allocution du 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron n'a pas seulement annoncé la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai. Il a également affirmé que « (...) la première voie pour sortir de l'épidémie est celle des vaccins. » À la tête du labex Vaccine Research Institute, Yves Levy revient sur les défis à relever en la matière.

Pourquoi est-il important de mettre au point un vaccin ?

Yves Levy - Concernant le devenir du SARS-CoV-2, deux hypothèses sont envisageables. Soit le virus n'a pas de réservoir intermédiaire et n'infecte que l'être humain. Dans ce cas, le virus peut s'atténuer. Cette atténuation sera marquée par le fait que la contagiosité entre le premier, deuxième, troisième cercle de contamination autour d'une personne contagieuse diminuera progressivement (parce que le niveau de réplication virale diminue, parce qu'une immunité, même partielle, se met en place dans la population...). Dans ce cas, des mesures de prévention comme le confinement vont éventuellement permettre de stopper la chaîne de transmission. Cependant, pour l'instant nous ne disposons pas encore d'éléments penchant dans ce sens. Peut-être parce que l'on manque de données.

Dans le second cas de figure, il existerait un réservoir animal intermédiaire à partir duquel on se réinfecterait régulièrement, et la transmission à l'être humain se ferait de manière périodique. C'est par exemple le cas du coronavirus MERS-CoV, qui circule au Proche-Orient, et dont l'hôte intermédiaire est le dromadaire. Si le SARS-CoV-2 suivait ce modèle, il pourrait s'installer : il aurait alors le même profil que les coronavirus habituels, ceux qui donnent le rhume banal (NDLR : qui sont responsables d'épidémies hivernales tous les ans, puis voient leur activité diminuer en été, probablement en raison de modifications de nos comportements). Dans ce cas, et si la transmission interhumaine se poursuit avec la même efficacité qu'aujourd'hui (actuellement, une personne infectée contamine 2 à 3 personnes), il faudra apprendre à vivre avec ce virus.

Si on a été infecté naturellement, est-on authentiquement immunisé ?

Aujourd'hui, personne ne peut répondre précisément à cette interrogation. Dans les mois à venir, on assistera peut-être à des cas de recontaminations : on peut avoir été infecté par un virus sans pour autant être immunisé contre celui-ci. Par exemple, le rhume banal que vous attrapez chaque hiver ne vous confère pas pour autant une protection. En effet, les anticorps contre les virus responsables ne sont pas forcément neutralisants. Leur présence témoigne juste du fait que vous avez rencontré ces virus.

C'est important à souligner au moment où l'on parle des tests sérologiques comme d'un « passeport » d'immunité : ce n'est pas parce qu'on est séropositif contre le SARS-CoV-2 que l'on est forcément immunisé. On ne sait pas encore si ces anticorps obtenus protègent en cas de réinfection. Et au-delà de cette question, combien de temps persisterait une éventuelle immunité ? Sera-t-on encore protégé deux ou trois ans après l'infection ? Il est fondamental de rechercher la présence d'anticorps dans la population pour connaître circulation du virus et la prévalence de l'infection, mais il ne faut pas en tirer une fausse réassurance...

L'inquiétude qui persiste, malgré la diffusion de tests de dépistage, est l'existence de formes asymptomatiques ou avec peu de symptômes. Ces personnes ne seraient pas dépistées et pourraient donc transmettre le virus. Nous savons déjà que des personnes asymptomatiques peuvent contaminer d'autres individus, donc que leur charge virale est assez significative pour être contagieuse. Nous savons aussi que, chez certaines personnes, on n'observe pas forcément de corrélation entre la charge virale et la sévérité de la pathologie elle-même. Cependant, les données ne sont pas encore assez nombreuses pour tirer des conclusions générales.

Et quand bien même l'immunité obtenue après infection serait protectrice, pour bénéficier d'une protection de groupe, il faudrait que l'épidémie touche quasiment toute l'humanité, ce qui aurait d'importantes conséquences...

Pour toutes ces raisons, il est fondamental d'essayer de mettre au point rapidement un vaccin. Seul un vaccin pourra éventuellement protéger et diminuer le risque de pandémie.

À quels problèmes se heurte-t-on lorsqu'on essaie de mettre au point un vaccin contre le Covid-19 ?

Le premier problème est qu'il n'y a pas aujourd'hui de vaccin contre les autres familles de coronavirus : les quatre coronavirus qui donnent le rhume banal, le SARS-CoV-1 qui avait été responsable de l'épidémie de SRAS de 2002-2003, ou le MERS-CoV, qui sévit dans la Péninsule arabique. Le défi à relever est donc entier.

Le second problème est que nous ne connaissons pas encore les corrélats de protection, c'est-à-dire que nous ne savons pas si les anticorps produits en réponse à l'infection par le SARS-CoV-2 sont protecteurs (en bloquant par exemple l'entrée du virus ou son cycle viral). On ne sait pas non plus quel type de réponse immunitaire serait la plus efficace pour contrôler l'infection : est-ce qu'une réponse cellulaire, impliquant les lymphocytes T, par exemple, serait plus efficace, en arrêtant très tôt la réplication virale par l'élimination des cellules infectées ?

Troisième élément : nous ne savons pas quelles sont les régions du virus à cibler pour obtenir un vaccin efficace. Est-ce qu'on doit cibler certaines régions particulières, comme la région S, qui permet au virus d'entrer dans les cellules, ou plutôt ses protéines de structure ? Nous serons sûrement guidés par les études en cours, dont celles que nous menons au Vaccine Research Institute (VRI), qui visent à établir chez les personnes infectées la cartographie des réponses immunitaires et leurs caractéristiques.

Par ailleurs, il faut éviter de générer des réponses délétères...

Effectivement. Quand on met un vaccin au point, il faut veiller à ne pas induire la production d'anticorps dits « facilitants ». Contrairement aux anticorps protecteurs, les anticorps facilitants ne protègeront pas contre le virus, mais pourraient aggraver le risque de développer une forme sévère de la maladie.

Ce risque a été déjà bien documenté dans le cas de la vaccination contre la dengue ou le virus respiratoire syncytial. Dans le cas du SARS-CoV-2, les premières études dans des modèles précliniques indiquent que le problème pourrait se poser.

Pour y pallier, une des solutions consiste à cibler très précisément les régions du virus dont on sait qu'elles sont intéressantes pour la protection, et d'éviter les régions qui entraîneraient des réponses aggravantes ou facilitantes. C'est l'approche que nous avons choisie au VRI.

En quoi votre stratégie diffère-t-elle des stratégies « traditionnelles » ?

Plusieurs vaccins sont en cours de développement. Les stratégies mises en œuvre sont assez classiques : il s'agit de vaccins basés sur des acides nucléiques (ADN ou ARN) qui codent pour des régions du virus, souvent la région S.

Il existe également des approches basées sur des vecteurs recombinants classiques, contenant certains gènes du SARS-CoV-2 à la place des gènes du virus recombinant (lequel va servir de transporteur pour présenter les régions du SARS-CoV-2 au système immunitaire).

Le problème est que ces stratégies consistent, schématiquement parlant, à injecter une partie du virus relativement importante en espérant qu'une fois celle-ci entrée dans la « boîte noire » du système immunitaire, les anticorps produits seront protecteurs plutôt qu'inefficaces ou pire, délétères.

Notre stratégie est différente : il ne s'agit pas d'administrer un vaccin et d'observer la réponse induite, mais plutôt de guider le système immunitaire. Pour cela, nous utilisons des régions du virus qui nous semblent importantes pour activer des cellules spécifiques du système immunitaire : les cellules dendritiques.

Concrètement, comment ça fonctionne ?

Les cellules dendritiques sont en quelque sorte les sentinelles de l'organisme. Présentes dans les organes lymphoïdes, le sang et les muqueuses, elles sont en première ligne. Ce sont elles qui reconnaissent tout ce qui est étranger à l'organisme et activent le système immunitaire. Une fois un agent infectieux repéré, elles l'ingèrent puis alertent les autres cellules du système immunitaire grâce à des médiateurs chimiques. Les cellules dendritiques exposent notamment des fragments (appelés antigènes) des pathogènes qu'elles ont digérés à leur surface. La présentation de ces fragments aux lymphocytes T et B va les activer et les préparer à combattre les intrus. Les cellules dendritiques sont donc celles qui orientent la réponse du système immunitaire vers une réponse lymphocytaire T, lymphocytaire B ou lymphocytaire T et B.

Notre stratégie consiste à cibler les cellules dendritiques et à leur faire présenter aux lymphocytes des régions du virus que nous avons sélectionnées. Pour cela, nous utilisons un « missile » de notre conception. Il est constitué d'un anticorps qui reconnaît spécifiquement un récepteur présent à la surface des cellules dendritiques (et qui peut donc s'y fixer). Sur cet anticorps est greffé un fragment du virus que nous voulons faire reconnaître par les lymphocytes afin de les activer.

Les avantages que l'on a par rapport aux vaccins classiques sont que l'on peut choisir très précisément les régions du virus que l'on veut cibler et éviter éventuellement les régions du virus qui entraîneraient des réponses aggravantes ou facilitantes. En outre, en modifiant l'anticorps, nous pouvons cibler différentes populations de cellules dendritiques, et donc guider la réponse immunitaire.

Les fragments utilisés sont des fragments de la région S du SARS-CoV-2. Tout notre travail aujourd'hui consiste à définir quelles sont les parties de cette région S qui sont les plus adaptées pour déclencher la meilleure réponse. Notre stratégie est de combiner plusieurs régions du virus.

Avez-vous déjà des résultats ?

Cette approche est fondée sur des travaux développés depuis 7 à 8 ans au VRI. Nous avons démontré qu'elle est valide dans des modèles précliniques (modèles animaux) non seulement pour le VIH, mais aussi pour Ebola. Au second semestre 2020, les tests cliniques débuteront pour le VIH et pour des cancers résultant d'infections virales (cancers de la tête et du cou). Un vaccin contre l'hépatite B basé sur cette stratégie est également en cours de développement.

Pour faire face à la pandémie en cours, nous avons réorienté notre plate-forme vaccinale vers le SARS-CoV-2. Toute l'équipe s'est repositionnée sur la lutte contre le coronavirus. Le VRI étant associé au service d'immunologie et de maladies infectieuses de l'hôpital Henri Mondor, nous couvrons différents aspects, depuis la physiopathologie jusqu'au vaccin en passant par la recherche de molécules antivirales, les essais cliniques, ou la prise en charge des malades.

À quelle échéance peut-on espérer voir aboutir les travaux sur un vaccin contre le SARS-CoV-2, quel qu'il soit ?

Pour toutes les équipes qui travaillent sur un vaccin, la première partie du travail consiste à trouver le talon d'Achille du virus. Ensuite, il faut avoir la capacité de tester le candidat vaccin sur des modèles animaux, pour vérifier que l'hypothèse de départ était la bonne, puis vient le moment de fabriquer et tester les lots cliniques, évaluer la toxicologie, etc. Il s'agit de durées incompressibles. À mon avis, les stratégies vaccinales n'aboutiront pas à un vaccin avant 18 mois à 2 ans, si tant est qu'elles aboutissent.

C'est d'autant plus compliqué que les populations qui auraient besoin d'un vaccin ont des comorbidités ou sont âgées. Il faudra s'assurer que ce vaccin induise des réponses immunitaires suffisantes, or nous savons que le système immunitaire des personnes âgées est moins efficace, il répond moins bien à la vaccination.

Enfin, penser qu'un vaccin constituerait à lui seul la réponse serait présomptueux. Qui faudra-t-il vacciner ? Les porteurs asymptomatiques ? Dans ce cas, il faut les détecter, ce qui signifie avoir la possibilité de tester à large échelle. Et si on est déjà séropositif, va-t-on être vacciné ou non ? À nouveau se pose la question du type d'immunité obtenu à la suite d'une infection naturelle... Va-t-on vacciner les contacts d'une personne infectée ? Cela pose de nombreuses questions, scientifiques, techniques, éthiques...

Une fois que l'on aura un vaccin, peut-on imaginer que le virus parvienne à y échapper ?

Oui, il n'est pas impossible que, sous la pression immunitaire d'un vaccin (ou de l'immunité globale que pourrait acquérir l'humanité s'il finit par la contaminer intégralement), ce virus puisse éventuellement s'échapper, comme c'est classique pour certains virus.

Cependant aujourd'hui la surveillance des différentes souches virales circulantes du SARS-CoV-2 montre qu'il reste très homogène en passant de population en population.

The Conversation ________

Par Yves LévyProfesseur d'immunologie clinique, directeur général du VRI, responsable de l'équipe « Développement lymphoïde normal et dans l'infection par le VIH », U955 , Inserm

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/04/2020 à 23:41 :
Oui un vaccin à injecter tous les 3 mois à chaque humain sur terre ...
Du coup c’est une bonne étude pour les scientifiques ? les interactions ( comprendre ) le fonctionnement des liaisons cerveau - Cardio- respiratoire - intestin et l’immunité globale ?
a écrit le 20/04/2020 à 11:24 :
Un général monte au front de cette guerre, mais les troupes (les soignants) sont déprimées devant le manque de moyens, et les soignés (en cours ou potentiels) se posent des questions légitimes sur les stratégies. La recherche au niveau de la cellule contre le virus est vitale pour développer un vaccin, mais le délai annoncé de mise au point étant de 1,5 à 2 ans, rend judicieux d'essayer ce qui peut être positif actuellement : le protocole du Dr Raoult en fait partie, bien que fortement combattu par les autorités de la Santé (rôle de Big Pharma ?). D'autres spécialistes, hors VRI, font l’hypothèse que le syndrome du Covid n'est pas celui d'une pneumonie grave, mais celui d'une micro-embolie veineuse principalement pulmonaire : témoignages du médecin urgentiste à N.Y. Cameron Kyle-Sidell, du Pr Sandro Giannini à Bologne, ou du Dr Sabine Paliard en France. Hypothèses qui mettent à mal la contre-indication des anti-inflammatoires dans le traitement. Un vaccin restera- t-il efficace avec des mutations possibles du Covid ? Oubliés les 30.000 morts en France dans les années 1970 avec la grippe de Hong Kong. Pas oublié par contre la réforme de l’hôpital et la tarification à l'activité T2A du plan hôpital 2007. Merci qui ? La Santé ne doit pas dépendre de généreux philanthropes et de lobbys économiques , mais de l'action publique concertée des états .
a écrit le 19/04/2020 à 10:22 :
Quand il n'y aura plus de personnes fragiles, il daudra bien que le virus ou un de ses cousins s'attaque aux autres. La seule solution c'est d'arrêter de faire des économies irresponsables en équipements hospitaliers. Qui veut la paix prépare la guerre.
a écrit le 19/04/2020 à 1:29 :
Si la primo infection ne procure pas de protection, alors non seulement ca rend hasardeux la recherche d'un vaccin, mais en plus ça remet en cause toutes les stratégies de sortie de confinement basées sur auto-immunisation.

A terme ne resterait qu'une sorte de sélection naturelle assez féroce. On a quand même 20 000 morts en quelques semaines alors que les 2/3 du pays n'ont virtuellement pas été touchés, pour le moment.
Et sans traitement efficace, çà veut dire 60 000 à 80 000 morts chaque année.
a écrit le 18/04/2020 à 19:10 :
Très bel article qui montre les limites de nos connaissances et l'immensité des champs d'expérience à explorer. Les tests sérologiques des anticorps pratiqués de façon aléatoire sur des populations significatives, montre que la pandémie est bien plus avancée que prévu. Le Covid-19 est bien plus contagieux que la gripe et c'est la faute à personne. Le Covid-19 ne frappe pas gravement de façon égalitaire, même si les plus faibles parmi ceux qui sont frappés meurent en grand nombre relatif. La très grande majorité guérit spontanément. Le confinement était une précaution éprouvée depuis toujours pour limiter la pandémie, mais il a été déjoué par la croissance virale exceptionnelle..
a écrit le 18/04/2020 à 18:24 :
Et bien moi je dis que quand un mec en sait pas plus long, il serait pas venu qu'on lui en aurait pas voulu.
a écrit le 18/04/2020 à 18:21 :
Que ceux qui ne veulent pas sortir restent chez eux. Mais après le 11 mai, qu'on n'empêche plus de vivre les autres. Chacun prendra son risque. Quant à ceux qui ne voudront sortir que lorsque tout risque sera écarté, c'est à dire jamais, qu'ils acceptent aussi de ne pas être financés par les autres. On est en train de provoquer des faillites en chaîne, donc du chômage, des suicides et de la pauvreté ou de la misère pour des dizaines de millions de personnes, là où on prétend en sauver des dizaines de milliers. Le confinement ne peut être qu'une tactique désespérée et de courte durée : à la sortie, le virus sera toujours là. La peur n'arrête pas le danger. Même quand il est finalement assez relatif. Et préparons-nous à des pandémies bien plus graves.
Réponse de le 20/04/2020 à 6:04 :
Et donc inversement : que ceux qui veulent sortir ne fassent pas financer leur hospitalisation par les autres ?
a écrit le 18/04/2020 à 17:15 :
Article très intéressant mais compliqué.
Il est clair qu'il y a de très nombreux professeurs de médecine qui interviennent sur ce site....
Cordialement
a écrit le 18/04/2020 à 16:47 :
3 ans que le vaccin anti grippe de l'année ne cible pas la bonne souche. La grippe covid19 ne fait pas exception.
A quand une vraie reflexion sur l'escroquerie vaccinale?
A qui profite le crime de la vaccination? bigpharma?
On pourrait étendre à l'agroalimentaire (substances cancérogènes dans l'alimentation industrielle) et industrie chimique (pesticides).
La santé des individus n'est rien en face du fric !
a écrit le 18/04/2020 à 16:15 :
Infecté, sans masque , sans gel , sans generaliste , sans test sans traitement .... ceux qui survivrons au confinement et rivotril auront droit a un vaccin gratuit et obligtoire .. Merci qui ?
a écrit le 18/04/2020 à 16:12 :
Bien qu'il reste prudent, le titre "Si le COVID-19 persiste, seul un vaccin pourra diminuer le risque de pandémie" inspire la méfiance pour le néophyte mais néanmoins informé que je suis. Aucun vaccin n'a été trouvé contre le VIH mais une trithérapie. De même, des traitements à base d'antibiotiques, de zinc, de chloroquine sont actuellement administrés et/ou en cours d'essai(s) aussi bien donc par des généralistes donc qu'en ambulatoire (à partir du chu de Bordeaux par exemple).
Les deux approches vaccinales, d'une part, et thérapeutiques pour éviter aggravation et hospitalisation, d'autres part, doivent être menées de pair et constituer toujours "de pair" un espoir.
Une part de plus en plus importante du public réalise que des enjeux commerciaux priment -volontairement ou non ?- sur la vie humaine, dans des situations ciblées, repérées en particulier dans le domaine de la vaccination.
a écrit le 18/04/2020 à 15:02 :
Attendre un vaccin est une chimère. Comme rappelé, après des décennies de recherche, aucun vaccin ne fonctionne sur des coronavirus. Il s'agit juste d'un espoir scientiste qui permet de se dire qu'on revenir au "monde d'avant". Par ailleurs, croire en une immunité collective est aussi une illusion: pour l'instant, les données sur le covid-19 ne sont pas rassurantes sur ce point. Bref, il va falloir accepter des modifications soit de nos comportements sociaux, soit de notre vision du risque, de la mort et de la gestion hospitalière. Le défi est vraiment là: accepterons-nous ce monde plus incertain, plus compliqué?
Réponse de le 18/04/2020 à 15:24 :
Je ne sais pas si vous allez au bout de votre pensée ni si nous opterions pour les mêmes choix de société mais une chose est sûre, vous soulevez les vrais questions. Et ces questions sont trop sérieuses pour être traitées par les seuls spécialistes en virologie qui n'ont pas prévenu l'épidémie de toute façon.
a écrit le 18/04/2020 à 14:52 :
Quand on ne sait pas de quoi on parle et en plus qu'avec des suppositions. On a le droit que de fermer sa gueule.
a écrit le 18/04/2020 à 14:42 :
Article très clair. Ca c'est de l'information !
Toutefois, à force de débattre de solutions peu encombrantes (vaccins, masques et gants) on estompe le seul paramètre qui soit positivement corrélé avec le nombre de décès : les équipements hospitaliers. La Chine (qui peut construire un hopital de centaines de lits en 48 heures) ou bien l'Allemagne qui n'avait pas fermé autant de lits d'hopital que la France, montrent bien que la seule solution est d'apporter des soins rapides et appropriés.
Evidemment, il faut une volonté politique et, surtout, un peu de prévoyance car cette épidémie n'est ni la première ni la dernière.
La polémique latente sur les personnes âgées n'est qu'une façon supplémentaire de pratiquer la politique de l'autruche et de se dire "Ca n'arrive qu'aux autres", quitte à présenter ensuite de plates excuses pour les dizaines de milliers de morts !
ce quise passe nous concerne tous à plus ou moins brève échéance et impose un investissement majeur en moyens hospitaliers.
a écrit le 18/04/2020 à 13:59 :
Bon! C'est "technique" et nul doute que l'on finisse par avoir une solution (vaccin) acceptable! Merci pour tous ces efforts. Ils serviront pour la prochaine crise. Mais revenons aussi à ce que nous connaissons: les enfants ne sont que très peu touchés (BCG?), et la mortalité se concentre très essentiellement dans les la catégories des patients âgés (85%), et dans la catégorie des gens en surpoids (85% aussi apparemment).. Si vous n'êtes ni âgé, ni en surpoids, la probabilité de développer un coronavirus qui vous mènera en outre-tombe est très faible. Et je crois que le virus passera sur l'essentiel de la population, à commencer par tous les jeunes, ce qui va vite nous conférer une immunité globale.. Relax donc, et retournons travailler et à nos occupations habituelles. Et que ceux qui sont à risque se protègent au mieux.
Réponse de le 18/04/2020 à 15:27 :
Attention ce que vous dites n'est pas politiquement correct. Attendez quand même un peu que la population sorte du déni et de son état de sidération et vous pourrez dire la vérité plus sereinement.
a écrit le 18/04/2020 à 13:53 :
Remarquable article. Merci !
La question c'est le nombre de lits. Je ne suis pas sûr qu'on se préoccupe du sort des personnes fragiles mais je suis sûr qu'on ne veut pas qu'ils encombrent des lits d'hopital qui pourraient servir aux personnes en âge de "produire". Les EHPAD illustrent ce dilemme.
Empêcher les personnes fragiles de sortir ne suffira probablement pas, car elles finiront par être contaminées par les autres (au moins par ceux qui les assistent).
Comme le montre l'exemple allemand, LA SEULE SOLUTION pour protéger l'ensemble des citoyens c'est de décupler le nombre de lit, une solution que les gouvernements hésitent à adopter !
L'ennui, comme le montre l'article, c'est qu'on n'a jamais réussi à créer de vaccin pour le coronavirus (après 18 ans de recherche) et que nombre de personnes guéries en sortent fragilisées face aux retour du virus ou de ses congénères. A termes, plus de la moitié de la population est ciblée.
Plus tôt on le comprendra, moins il y a aura de dégats. Mais ceux qui affirment avoir compris les leçons de leur imprévoyance recommencent déjà avec le fantasme d'un vaccin.
Un fait révélateur : Mon assurance automobile, consciente de la chute des sinistres à cause du confinement, a décidé de rembourser à parité pour tous ses adhérents (cad sans tenir compte du montant des contrats d'assurance) une somme symbolique. Elle propose de le verser au souscripteur, ou bien aux personnels soignants, ou bien à des organes d'assistance sociale. Evidemment, je choisirai l'option 2 ou 3 (pas de panachage possible) mais je constate qu'il n'est pas proposé de contribuer à l'augmentation du nombre de lits et de respirateurs …
a écrit le 18/04/2020 à 11:31 :
Marre que les médecins gouvernent sous prétexte que la vie est plus importante que tout. Fin définitive du confinement, maintien des gestes barrières, mesures pour protéger les personnes fragiles avec leur accord. Que ceux qui veulent rester terré chez eux restent terrés chez eux.
a écrit le 18/04/2020 à 10:44 :
au passage ca posera le pb des bobo gauchistes qui ne veulent deja pas vacciner leur progeniture contre la dt polio ( pour ne pas engraisser des multinationale de la pharma, c'est contre leurs valeurs), mais qui hurleront a la stigmatisation et au racisme ostracisant quand leur petit ne sera pas accepte a l'ecole ou a la creche ( alors que le petit, ils veut juste contaminer les autres pour rigoler en donnant bonne conscience aux baveux)
Réponse de le 18/04/2020 à 12:00 :
"ca posera le pb des bobo gauchistes qui ne veulent deja pas vacciner leur progeniture ".... Curieux, ce parti pris ! J'ai eu une relation (j ose pas écrire un copain), d'extrème droite, qui ne voulait pas vacciner ses gamins. D'ailleurs les sectes qui défendent ce point de vue sont souvent de droite (cathos traditionalistes...)
Réponse de le 18/04/2020 à 16:49 :
@Labo 18/04/2020 12:00
Si je puis me permettre, les bruns et les rouges, c'est du pareil au même....
Cordialement
Réponse de le 18/04/2020 à 21:35 :
D'accord avec Labo, de toute façon c'est justement cette tendance à donner des leçons de morale et en même temps à s'assoir sur ses propres principes qui rend le bobo si agaçant.
Le bobo aime les vins bio, le chimique, c'est pas bon pour le corps, bon c'est vrai l'alcool non plus.
Le bobo aime la mixité ethnique et sociale, il habite un quartier blanc aisé mais bon, il n'a pas trop eu le choix, il faut habiter à côté du boulot parcequ'à Paris la voiture c'est gallère.
Pour le bobo, l'écologie c'est important, polluer avec une voiture c'est vraiment pas bien. Après il part dans une destination exotique en avion tous les six mois, il adore découvrir d'autre cultures, il ne va pas y aller à la nage non plus, bon ok il a une voiture mais elle ne sert que pour les courses, les trucs importants, le tourisme etc.
Le bobo ne supporte pas les patrons qui ont recourt à des emplois précaires et les riches qui ne veulent pas payer d’impôts, d'ailleurs il en parlait à sa femme de ménage qu'il paie 3H par semaine en chèque emploi service (dont 50% déductible des impôts) et elle était totalement d'accord. D'ailleurs c'est plutôt sympa de payer des impôts et en même temps de participer à l'emploi des gens qui en ont besoin non? Un peu d'altruisme ne peut pas faire de mal.
Si quelqu'un avoue à un bobo qu'il vote à droite, le bobo va devenir vert de dégoût, ces gens là sont pour le repli sur soi, ils sont sectaires, hors de question de parler avec des gens comme ça.
Bref un bobo est toujours empêtré dans ses contradictions si bien qu'on aurait tord de croire qu'il est gauchiste car il ne l'est que sur le papier tout comme on aurait tord de croire qu'il guérirait en votant à droite, d'ailleurs il suffit d'une hausse de salaire pour qu'il vote à droite.
Bref le bobo n'est absolument pas du genre à refuser les vaccins parcequ' effectivement il n'aime pas les multinationales d'ailleurs il bosse peut-être pour une multinationale, en effet un label développement durable c'est rassurant et puis une promotion ça ne se refuse pas.
Réponse de le 20/04/2020 à 10:14 :
C'est tout à fait ça. Avec ironie c'est plein d'humour.

On pourrait ajouter. Le Bobo respecte tout à fait les croyances venues d'ailleurs car "eux aussi ils ont le droit d'avoir leur religion" mais il interdit à sa fille de côtoyer des gens comme eux, d'ailleurs dans le lycée privé catho où elle est il n'y en a pas. La police est prévenue s'il y en a aux abords au regard du risque de racket et de deal de drogue.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :