• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Sommes-nous tous complices de la globalisation ?

Photo de Michel Santi

Michel Santi

Publié le 20 juin 2018 à 14:56 - Mis à jour le 20 juin 2018 à 14:56

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les "élites" ont largement contribué à cliver les sociétés occidentales en ne considérant que les retombées positives de la globalisation, et en écartant dédaigneusement d'un revers de main ses aspects nocifs, voire cruels. Par Michel Santi, économiste (*).

Milton Friedman soutenait la thèse selon laquelle le commerce libre et sans entrave générerait - sur le long terme - une richesse qui ruissellerait sur l'ensemble des populations. Contrairement aux idées reçues, la libéralisation des échanges (qui va de pair avec la libre circulation des capitaux) n'est pas exclusivement à l'origine de la baisse sensible de la pauvreté dans le monde. En réalité, c'est entre les années 1950 et 1970 - soit avant l'impérium de la globalisation -, que la masse des femmes et des hommes vivant avec moins d'un dollar par jour put considérablement réduite, et que les progrès les plus notoires en matière médicales et scientifiques bénéficiant aux plus pauvres furent accomplis. Pour autant, il serait contre productif de vouer aux gémonies la globalisation car l'essor du commerce mondial ne peut être ramené à un jeu à somme négative.

Néanmoins, la doctrine protectionniste prospère sur le constat selon lequel les citoyens d'un certain pays subissent fatalement les aléas de la globalisation car celle-ci développe un impact négatif sur leur pouvoir d'achat et sur leur emploi. Voilà pourquoi les débats passionnés de ces dernières années - ayant pris une ampleur inégalée ces jours derniers avec les décisions intempestives et unilatérales de Donald Trump - reviennent tous buter sur la question essentielle du niveau de protection qu'une nation se doit de procurer à ses travailleurs.

Un ravin social s'est creusé

À cet égard, il va de soi que c'est les plus vulnérables qui se retrouvent systématiquement dans le mauvais camp - celui des anti-globalisation - car c'est évidemment eux qui sont le plus en besoin et le plus en demande de protection, contrairement aux plus nantis qui disposent de réserves largement suffisantes pour continuer à naviguer en dépit des guerres commerciales et des dumping salariaux allant de pair avec l'effondrement total des barrières. Ce sont tout d'abord et quasi exclusivement les bons revenus et les plus fortunés qui profitent le plus de la baisse des prix subséquente à la globalisation, qui a en revanche un impact négatif sur les bas salaires qui, eux, ont un tendance mécanique à être davantage comprimés.

Un ravin social s'est donc creusé entre les connectés, les cosmopolites et les transfrontaliers qui purent et surent exploiter cette nouvelle économie mondialisée, et les autres qui se replièrent sur leurs petites communautés. La globalisation - qui fut dans un premier temps essentiellement économique - eut progressivement des effets asymétriques hautement pervers sur nos nations occidentales car ce fossé devint dès lors social, voire culturel. C'est alors que naquit le populisme économique qui devait plonger ses racines dans les inégalités et dans la concentration des pouvoirs.

En outre, c'est l'attitude des économistes et des politiques "mainstream" ayant une fâcheuse et systématique tendance à se cacher derrière la globalisation qui achèvent de conférer sa légitimité à ce populisme économique.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Une alliance gauche-droite objective paradoxale

Ces "élites" - qui sont même devenues des fétichistes de la globalisation - ont largement contribué à cliver les sociétés occidentales en ne considérant que les retombées positives de la globalisation et en écartant dédaigneusement d'un revers de main ses aspects nocifs, voire cruels.

En effet, tandis que la gauche n'a cessé de plaider pour investir dans les infrastructures et dans l'éducation, seules susceptibles selon elle de nous permettre de lutter dans ce nouvel environnement très compétitif. La droite a, pour sa part, ardemment défendu les réductions d'impôts et une régulation plus souple censées attirer les investisseurs internationaux. Bref, gauche et droite ont ainsi contracté une alliance objective paradoxale car leurs programmes respectifs furent sous tendus par un postulat de base consistant à se doter des meilleures armes pour emporter cette bataille de la globalisation. Attitude fataliste - voire défaitiste - car, ce faisant, la gauche et la droite admirent implicitement qu'il fallait se plier et s'adapter à ses règles !

___

(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d'Art Trading & Finance.

Il est également l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique", "Misère et opulence". Son dernier ouvrage : "Pour un capitalisme entre adultes consentants", préface de Philippe Bilger.

Sa page Facebook et son fil Twitter.

Michel Santi

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats