Sortir du Grand Confinement : la voie étroite entre autoritarisme et capitalisme de surveillance

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Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron. (Crédits : Gonzalo Fuentes)
OPINION. Alors même que de nombreuses incertitudes demeurent sur ses conséquences et sur ses séquelles à moyen et long terme, la Grande Crise sanitaire, économique et financière de 2020 semble déjà avoir balayé un nombre inouï de certitudes et précipité le monde dans une ère nouvelle. Par Alexandre Kateb, économiste, maître de conférence à Sciences Po Paris, créateur du site "The Multipolarity Report" (*).

On a coutume de dire après chaque grande crise qu'il y a un avant et un après. C'était déjà le cas lors du choc pétrolier de 1973, à l'occasion du chapelet de crises multidimensionnelles qui avait suivi la fin de la guerre froide et l'effondrement du monde bipolaire en 1991, puis lors de l'éclatement de la bulle "Dot Com" en l'an 2000, et bien sûr au lendemain de la crise financière de 2008, suivie quelques années plus tard par un test de résistance grandeur nature pour la zone euro, à l'occasion de la crise de la dette souveraine grecque. Néanmoins, à l'aune de ces différents épisodes de crises passées, celle de 2020 - surnommée par le FMI "Le Grand Confinement" à défaut d'une appellation plus parlante - se révèle être d'un ordre de magnitude supérieur à tout ce que nous avons connu jusqu'à présent.

Une temporalité que l'on croyait à jamais révolue

Cette crise nous frappe d'abord bien sûr par son caractère tragique sur le plan humain. Elle nous replonge dans une temporalité que l'on croyait à jamais révolue en Europe. Les images de ces camions militaires qui se suivent en file indienne dans les rues de Bergame, transportant dans un silence assourdissant les victimes de la pandémie du COVID-19 - ou SARS-COV-2 - vers leur ultime demeure, resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Il en va de même de l'héroïsme de cet ophtalmologue de Wuhan, Li Wenliang, qui a osé défier l'impitoyable machine étatique chinoise pour alerter ses concitoyens, dès le mois de décembre 2019, sur la transmission à l'homme de ce virus hautement dangereux. Comme Li Wenliang, un nombre incalculable de membres du corps médical auront donné leur vie, aux quatre coins du monde, dans cette guerre contre un ennemi invisible mais ô combien dévastateur. Lorsque le temps de la commémoration remplacera celui de l'action, il faudra ériger des monuments aux lanceurs d'alerte et à tous ces soldats en blouse blanche qui sont morts pour que vive l'humanité.
En dehors du corps médical, cette crise a déjà fait beaucoup de victimes. Aux centaines de milliers de morts directement ou indirectement imputés à l'infâme virus, il faut ajouter les centaines de millions d'individus qui ont perdu leurs moyens de subsistance, en raison de la paralysie des économies et des mesures de confinement mises en œuvre par les pouvoirs publics dans la quasi-totalité des Etats de la planète, parfois de manière intelligente mais le plus souvent de manière brutale et indifférenciée. Peut-on blâmer des gouvernements de vouloir, par tous les moyens, chercher à "aplatir la courbe" de la pandémie ? Non bien sûr, en l'absence d'autres moyens plus efficaces. Mais ces mesures de police exceptionnelles doivent être accompagnées d'un filet social tout aussi exceptionnel, pour éviter les morts causées par la faim, le chômage et la relégation sociale. Les pays riches ont réussi à résoudre à grands frais cette équation, même si les systèmes sociaux les plus inégalitaires - comme celui des Etats-Unis - étaient beaucoup moins préparés à faire face aux conséquences sociales d'un tel " shutdown" synchronisé. En revanche, pour les pays pauvres ou pour les pays dit "émergents" - un qualificatif qui perd dans ce contexte une grande part de pertinence -, les conséquences sociales sont tout simplement effroyables, et les répercussions politiques qui vont inévitablement en découler font dresser les cheveux sur la tête aux plus aguerris des autocrates.

Révision de nombre de dogmes

De manière générale, la Grande crise de 2020 a déjà entraîné la révision de nombre de dogmes établis sur les plans scientifique, économique, politique, culturel et moral. Elle nous a poussé à revoir en profondeur le fonctionnement de nos sociétés et à questionner les valeurs sur lesquelles elles étaient bâties, de facto sinon de jure. Notre conception des droits et libertés individuelles, longtemps confondus avec l'individualisme, s'en trouvent profondément ébranlée, à l'heure où des applications sont désormais prévues pour surveiller nos moindres interactions sociales. Big Brother ne se contente plus de nous regarder, il est désormais entré dans notre chair, pour notre bien, du moins tel est le message subliminal qu'il entend nous faire passer. Le spectre d'une société de surveillance généralisée, organisée sous le condominium des Etats et de grands conglomérats techno-capitalistes n'est plus une vague dystopie. C'est une nouvelle normalité qui se banalise de plus en plus et contre laquelle il faudra lutter d'arrache-pied pour préserver des "sanctuaires de liberté", selon l'expression de Shoshana Zuboff, et pour ériger des "pensées-barrières" contre le totalitarisme comme on adopte des "gestes-barrières" contre la pandémie.
La Grande Crise a également mis le doigt sur la vulnérabilité de nos modes de production et d'habitudes de consommation qui dépendent dans une très large mesure de développements politiques, économiques et sanitaires à l'autre bout de la planète. Dans une saisissante récurrence de "l'effet papillon", nous avons appris qu'un battement d'aile de chauffe-souris à Wuhan pouvait paralyser la planète toute entière. Poussant dans ses ultimes retranchements la pensée qui s'est développée en Occident depuis la création du Club de Rome en 1968, et de la publication en 1972 de son rapport très médiatisé sur "Les limites de la croissance", la collapsologie ou "science de l'effondrement" nous invitait déjà depuis des années à réfléchir sur notre myopie face aux risques majeurs, et au caractère insoutenable, tant d'un point de vue environnemental que d'un point de vue social, des modèles d'organisation en vigueur. Ce qui était fustigé par l'establishment scientifique et politique mondial comme une élucubration d'oiseaux de mauvaise augure, ou de farfelus en mal de reconnaissance académique et sociale, prend tout à coup les allures d'une vérité incontestable. Dans le même temps, les dirigeants des pays les plus puissants de la planète, que l'on avait jadis connus pleins de morgue et d'assurance, se voient contraints de relativiser leur toute puissance et, à l'instar d'un Emmanuel Macron basculant du jour au lendemain des mirages de l'hubris aux affres de la contrition, d'admettre leur impéritie face à cette crise majeure.

"Business du confinement"

La crise a également fait quelques gagnants. Gageons que le "business du confinement" et ses multiples produits dérivés (applications de télétravail, sociétés de livraison à domicile, plateformes de diffusion de contenus) se portera bien même après la fin - progressive - de ce dernier. Pour les producteurs de masques faciaux et de gel hydroalcoolique, cette crise est plus qu'une aubaine, c'est l'affaire du siècle. Dans un retournement spectaculaire, les sociétés du secteur de la technologie aux Etats-Unis, traditionnellement considéré comme des placements risqués, sont devenues des valeurs défensives en cette période. Il ne faut pas imputer un excès de cynisme ou d'opportunisme à des entrepreneurs ou à des groupes qui ont encaissé les "dividendes de la crise", tout en contribuant à satisfaire une demande sociale urgente. Cette crise ne va pas remettre en cause les fondements même du capitalisme, même si elle va le pousser à évoluer et s'adapter, comme il l'a toujours fait par le passé. Le phénomène de "destruction créatrice" présenté par Joseph Schumpeter comme étant le moteur même du système capitaliste a même tendance à s'accélérer lors de ces épisodes de "disruption" majeure que sont les crises et les conflits. Il faut espérer que la destruction évoquée ci-dessus soit compensée par des mesures qui en atténuent suffisamment le coût pour les individus et les sociétés, et que la création soit suffisamment encouragée et stimulée par les plans de relance et par les politiques mises en oeuvre post-crise pour produire une nouvelle prospérité.
À plus grande échelle, l'humanité devra prendre en compte les avertissements de la collapsologie. Tout d'abord, à l'ère des risques majeurs, tant endogènes qu'exogènes. il importe refonder des systèmes de solidarité ébranlés par les rabotement successifs de l'Etat-providence. Cette injonction n'est pas nouvelle, c'est un thème récurrent depuis la parution en 1986 de l'essai majeur d'Ulirch Beck, La société du risque. Le capitalisme, comme système de production basé sur le rôle complémentaire mais distinct du capital et du travail, est aveugle face à ses propres contradictions et à ses dérives. La pensée écologique contemporaine l'a bien révélé, tout comme la montée en flèche des inégalités sociales dans les pays occidentaux, à la suite de la révolution néo-libérale initiée dans les années 1970 par Milton Friedman et Frederich Hayek et reprise à son compte par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et par Ronald Reagan aux Etats-Unis, avant de se transformer en dogme universel, sous l'appellation de "Consensus de Washington". Le caractère éminemment nocif de cette idéologie, qui pose comme axiome fondamental qu'on doit laisser le marché s'auto-réguler y compris lorsque ce dernier en est incapable, n'a pas conduit à son dépérissement, ni à son remplacement par une autre matrice idéologique. À la faveur de la révolution numérique, on a plutôt assisté à l'ajout d'une nouvelle superstructure, une couche technologique qui s'appuie sur la dimension la fois incitative et coercitive de ce Janus des temps modernes qu'est le néolibéralisme.

Des cas de "lignes Maginot"

La modernité réflexive si bien décrite par Ulrich Beck dans son essai est un antidote, à la fois au capitalisme de surveillance technologique et à un illusoire retour à une autarcie dont la perspective est exploitée par des entrepreneurs politiques qui y voient l'occasion rêvée d'accéder, enfin, au pouvoir. Eriger des barrières est un réflexe naturel à la sortie de chaque crise, mais il s'agit dans bien des cas de "lignes Maginot" qui ne résistent pas à la crise suivante. De la même manière, si elles ne sont pas contrebalancées par de nouvelles formes, fonctionnelles, de démocratie, et par des contre-pouvoirs suffisamment puissants, les nouvelles technologies de contrôle social déboucheront inévitablement sur un nouveau totalitarisme - sous ses versions soft (par le marché) ou hard (par l'Etat) ou de toute combinaison de ces deux formes idéal-typiques. Pour éviter cela, il est urgent d'édifier une citoyenneté fondée sur le développement du jugement critique - mis à mal par les coupes successives opérées dans les budgets de l'éducation -, associé à une très large diffusion des connaissances scientifiques.
Relisons les oeuvres des théoriciens de l'Ecole de Francfort ou de penseurs comme Jurgen Habermas dont nous semblons avoir perdu le fil. Son concept de démocratie délibérative est plus pertinent que jamais à l'époque où les réseaux sociaux favorisent l'émergence de réalités informationnelles alternatives. La faculté de juger et l'accès à des connaissances permettant aux citoyens de se tenir à distance des fake news et autres alt-news, tout en s'appropriant directement la compréhension et l'évaluation des risques, à rebours de la pensée technocratique dominante et du gouvernement des experts. Quand aux représentants élus du peuple, cette crise les invite à faire preuve davantage d'humilité et à retrouver leur essence première. Ils ne sont que les ministres du peuple, c'est à dire ses serviteurs - au sens premier du terme -, et non ses maîtres. Qu'ils se le rappellent ou ils finiront par être balayés par la grande vague de contestation qui vient et qui s'annonce autrement plus dévastatrice que la pandémie du coronavirus.

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(*) Voir le site de "The Multipolarity Report".

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Commentaires
a écrit le 03/05/2020 à 13:20 :
Jamais dans l'histoire de notre pays le Français de base n'a été autant méprisé je crois bien ! On l'infantilise, on le mets en cage, on le pulvérise à coup de PV et d’impôts, on lui explique sur tous les médias que c'est pour son bien. Les journalistes critiques sont licenciés oui oui on les retrouvent sur YouTube ! LREM ça craint. Pour info j'ai voté pour Macron en 2017, je le ferai plus promis juré.
a écrit le 03/05/2020 à 9:33 :
m le ministre de la sante faite votre job et arrêter vos menaces
procurer des masques a tout le personnel de santé et des test pour la population
et conserver un nombre de lit et surtout virer les administratifs qui fond doublons dans les établissements de sante et surtout intégrer les médecins libéraux et les infirmiers
en clair saborder ars
et une deuxième fois stope vos menaces les francais son majeur contrairement a vous politiciens qui ne savait pas prendre une décision ormis celle de votre 1er ministre
qui lui ne pense qu'a créer un désordre dans l'espoir d'être calife
a écrit le 03/05/2020 à 8:53 :
attention ?attention? les gilet jaune non pas disparu
et la menace d'excès d'autoritarisme risque de d'exploser
amplifier par le non respect de la parole du 1 er ministre
qui avais promis des masques pour tous sous entendu qu'il serait gratuit
et que voit on une surenchère des grande surface pour les vendre
hormis le flou de la carte présentée vert et rouge
comment peut on comptabiliser toute les personnes qui consulte a l'hôpital
si elle sont négative simplement pour faire gonfler les chiffres pour satisfaire une fois encore les décision d'autoritarisme du 1er ministre
qui par ailleurs on attend toujours ces excuse pour avoir amplifier la circulation du virus
pour satisfaire son ego des municipales
ce qui devrais lui couter un nombre d'amende egale 1 par bureau de vote
comme ceux qui a ce jour circule sans document établi par lui même
a écrit le 03/05/2020 à 6:33 :
"Quand aux représentants élus du peuple, cette crise les invite à faire preuve davantage d'humilité et à retrouver leur essence première. Ils ne sont que les ministres du peuple, c'est à dire ses serviteurs - au sens premier du terme -, et non ses maîtres. Qu'ils se le rappellent ou ils finiront par être balayés par la grande vague de contestation qui vient et qui s'annonce autrement plus dévastatrice que la pandémie du coronavirus."
Voilà qui est bien dit, merci ! Vous êtes le média que je préfère et si ma retraite me le permettait, je m'abonnerais.
a écrit le 02/05/2020 à 22:35 :
j'ai la mauvaise idée de penser que le pouvoir politique coincé après trois ans de gestion du pays calamiteuse tant au plan social qu'économique a utilisé la crise du Covid pour dramatiser au maximum la menace sanitaire et volontairement engagé un arrêt brutal des activités synonyme de paralysie du pays . cette tactique s'avère mortifère car la rémission espérée rapide de l'épidémie n'est pas garantie , et que la reprise d'activité se heurte à de fortes résistances dans le secteur public ( payé à 100% ) et dans les entreprises parapubliques subventionnées quoiqu'il en coûte au contribuable .
le secteur concurrentiel pour sa part sait que l'aide financière actuelle de l'Etat n'est que très provisoire et surtout que tout retard de progrès concurrentiel se paiera cash dans les mois à venir . il aspire donc à une libération totale du cadre de ses activités et une reprise du travail massive tout en consentant à des adaptations de protection renforcée des salariés . la voie "étroite" est donc celle d'un Etat confronté à la problèmatique de remettre au plus tôt en fonctionnement normal l'ensemble de ses administrations .
a écrit le 02/05/2020 à 21:13 :
L'autoritarisme n'est qu'un frein a l'adaptation du plus grand nombre au profit d'intérêt particulier!
a écrit le 02/05/2020 à 17:24 :
Le titre n'est pas bon : il n'y a pas de voie étroite, nous avons l'autoritarisme et le capitalisme de surveillance, du moins en France. Et la pauvreté, la précarisation et le chômage, mais pour ça, nous n'avons pas eu besoin d'attendre le coronavirus. Nous avions déjà the right leaders at the right place at the right time.
a écrit le 02/05/2020 à 14:11 :
L'autoritarisme n'est qu'un frein a l'adaptation du plus grand nombre au profit d'intérêt particulier!
a écrit le 02/05/2020 à 13:44 :
Le comble serait que pour « une fois »
dans l’histoire de l’humanité
«  qu’une vrai révolution va se mettre en marche sans déclencheur ( des contrôlants )
comme dans le passé «  ?
a écrit le 02/05/2020 à 13:04 :
On ne comprenait pas la peur de l'an mille, maintenant on sait qu'on est aussi bêtes qu'à l'époque...
Réponse de le 02/05/2020 à 18:39 :
En parlant d'an mille

L'Organisation internationale du travail (OIT) tire la sonnette d'alarme sur l'impact dévastateur de la crise actuelle sur le front de l'emploi. Plus de la moitié des 3,3 milliards de travailleurs dans le monde risquent de perdre leurs moyens de subsistance au cours de ce deuxième trimestre en raison de la pandémie, a alerté l'OIT. Présentant une nouvelle étude sur les conséquences économiques du confinement lié à la pandémie de coronavirus, le directeur général de l'organisation, Guy Ryder, a déclaré aux médias qu'il fallait s'attendre à un "impact énorme en matière de pauvreté".

Trois quarts des travailleurs informels, soit 1,6 milliard de personnes dans le monde, doivent désormais faire face "au danger immédiat de voir leurs moyens de subsistance anéantis", prévient l'OIT, ajoutant que la quasi-totalité travaillent dans des unités de moins de 10 salariés. Rien que durant le premier mois de la crise, le revenu des travailleurs informels a reculé de 60% dans le monde. Cela se traduit par une chute de 81% en Afrique et dans les Amériques, 21,6% en Asie-Pacifique et 70% en Europe et en Asie centrale. Sans sources de revenus alternatives, ces travailleurs et leurs familles n'auront plus de moyens de subsistance.
a écrit le 02/05/2020 à 12:04 :
Bah l'avantage c'est que nous partons déjà d'une dictature financière qui, remarquez le, s'est très facilement et rapidement transformée en dictature politique, en un claquement de doigts
même.

Argent et dictature sont comme larrons en foire.
a écrit le 02/05/2020 à 11:11 :
"....grande vague de contestation qui vient et qui s'annonce autrement plus dévastatrice que la pandémie du coronavirus ..."
Super, encore une tribune de verbiage pour dire combien l'état est désuet, le gouvernement nul, les experts ont tout faux et le pouvoir final appartient aux GJ/LFI/RN qui détiennent la vérité avec des " réalités informationnelles alternatives " de comptoirs de bistrot...

A la fin, on fait tous la révolution ?

Journal " économique " ou relai de fadaises pas chères ?
Réponse de le 02/05/2020 à 12:13 :
j aime particulièrement vos arguments d'une haute teneur intellectuelle : verbiage, vérité de comptoirs de bistrot(s), fadaises pas chères.....
en avez vous d'autres ou avez épuisé vos raisonnements ?
cet article peut ne pas faire plaisir à tous, mais nombre d'interrogations et d'éléments sont ancrés dans le réel et, une chose est sûre, suite à tous les mouvements sociaux qui se sont exprimés à travers le monde avant la crise et dont tous avaient un point commun : la reprise en main de son droit de citoyen, et celui de ne pas être traités en enfants par une technocratie qui se veut supérieure, et aussi, que la problématique écologique qui renverse la table de la surproduction/surconsommation et la fameuse destruction créative est à l'ordre du jour (et même en retard sur l'ordre du jour) et va donc modifier de façon définitive notre vie (hormis la votre puisque vous êtes très certainement exceptionnel).
Réponse de le 02/05/2020 à 12:41 :
Heureusement que certains font des analyses (contestables ou pas), qui sont la base pour des choix politiques ultérieurs. La methode "petit bras", genre Trump qui va finalement être à l'origine de dizaines de milliers de morts inutiles, ou Boris Johnson , qui s'est finalement couvert de ridicule n'est pas suffisante. Il faut réfléchir avant d'agir !
Réponse de le 02/05/2020 à 15:28 :
Parce que les LREM/MODEM et l'UE de la finance ne détiennent pas la vérité et le pouvoir final, peut-être ?
Ce que vous dites n'a aucun sens.
Réponse de le 02/05/2020 à 17:03 :
Réponse @ Makhno :

L'article est très bien documenté, c'est vrai. Ce qui me gène, c'est la litanie récurrente de chroniques nous expliquant tous les jours ; et dans ce cas précis, je cite : " ...la collapsologie ou "science de l'effondrement" nous invitait déjà depuis des années à réfléchir sur notre myopie face aux risques majeurs, et au caractère insoutenable, tant d'un point de vue environnemental que d'un point de vue social, des modèles d'organisation en vigueur. Ce qui était fustigé par l'establishment scientifique et politique mondial comme une élucubration d'oiseaux de mauvaise augure, ou de farfelus en mal de reconnaissance académique et sociale, prend tout à coup les allures d'une vérité incontestable..." ...

Ha oui ? pas du tout d'accord et pas le temps de développer ici.

Et puis quand je lis que l'auteur cite plusieurs fois Ulirch Beck "....systèmes de solidarité ébranlés par les rabotement successifs de l'Etat-providence ...."????

Et, hop, encore des fadaises ....alors que les États n'ont jamais fait autant dans toute l'Histoire pour protéger leurs citoyens : chômage technique, crédit aux entreprises presque illimités, soins gratuits...etc....etc....ça me laisse juste penser à une réflexion de prof d'économie ( syndiqué jamais content ) purement théoricien dont on a que trop en France !

Moi je dirai manque quand même d'honnêteté. D'accord, l'auteur est Prof à Science Po ; et c'est surement pour ça qu'on a des tas de journalistes et des politiciens qui nous pondent un verbiage théorique anti-système gonflant en ce moment !
Réponse de le 03/05/2020 à 11:49 :
La majorité des diplômés de Sciences Po sont les premiers soutiens de la macronie. Encore une fois, ce que vous dites n'a aucun sens.
a écrit le 02/05/2020 à 11:05 :
Article orienté idéologiquement ce qui ne l’empêche pas d'être très intéressant et de soulever de vrais sujets.

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