• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Surenchère de la Fnac sur Darty : un coup risqué ?

Photo de Les correspondants de La Tribune

Isabelle Chaboud

Publié le 28 avril 2016 à 06:40

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • SpaceX vise une valorisation totale de 1.765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
  • Le nombre de riches et leur fortune à un sommet en 2025, selon une étude
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 5

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Dans la bataille entre la Fnac et Conforama pour acheter Darty, entreprise cotée à la bourse de Londres, la Fnac est prête à valoriser Darty plus cher que sa propre valeur. Par Isabelle Chaboud, Professeur d'analyse financière, d'audit et de risk management, Grenoble École de Management (GEM)

La bataille entre Conforama et la Fnac pour reprendre Darty se poursuit. La Fnac a relevé son offre lundi 25 avril de 170 pence ce qui valoriserait Darty à un peu plus de 1 milliard d'euros. Il s'agit là de la troisième et dernière offre de la Fnac. Malgré des synergies potentielles évaluées à près de 130 millions d'euros selon une étude réalisée par EY, le pari nous apparaît très risqué. Trois points nous semblent tout particulièrement à prendre en considération.

Une transaction en livre sterling dont le coût final peut évoluer

Le cas est particulièrement intéressant car même s'il s'agit de deux enseignes chères aux Français, la transaction aura lieu en livres sterling. En effet, Darty, après avoir été rachetée par le groupe Kingfisher en 1993, fût intégrée à sa filiale Kingfisher Electricals et de ce fait cotée à la bourse de Londres, la London Stock Exchange (LSE) dès 1994. En juillet 2012, Kesa Electricals change de nom pour Darty Plc, mais Darty Plc reste toujours coté à la Bourse de Londres. Ceci explique que les offres de la Fnac et de Conforama doivent être réalisées en livres sterling.

Il en résulte deux conséquences : la première est que les acheteurs devront respecter les règles de la London Stock Exchange (et pas celle de la bourse de Paris), mais surtout et plus problématique, la seconde est que le coût final de la transaction pourrait encore évoluer. Le 25 avril, la livre sterling s'échangeait à 1,285 euros. La question sera donc de savoir si l'acheteur devra couvrir le risque de change pour cette transaction ? Et si oui, à quel taux ? Ou de ne pas se couvrir en anticipant par exemple un possible Brexit après le vote du 23 juin qui conduirait peut-être à une baisse de la livre sterling. Mais là encore, les spéculations battent leur plein.

Une valorisation de Darty Plc qui dépasserait celle de la Fnac

Avec la troisième et dernière offre de la Fnac du lundi 25 avril 2016, Darty est désormais valorisé à 914 millions de livres sterling soit 1,17 milliard d'euros au cours du 25 avril et plus que la Fnac valorisée à 911 millions d'euros au 22 avril 2016.

La Fnac peut-elle se permettre d'acheter une société plus grosse qu'elle ? Certes l'acquisition permettrait au nouvel ensemble de devenir le n°5 en Europe (sur les 10 plus gros distributeurs de bien d'électronique grand public) en termes de chiffre d'affaires selon Metro Retail Compendium 2015/2016 et d'offrir un service client de grande qualité, notamment un service après-vente unique avec Darty. Le nouvel ensemble renforcerait sa stratégie multi canal avec les ventes en ligne de Mistergooddeal.com repris par Darty et vise à s'internationaliser davantage. En effet, en dehors de l'hexagone, Darty a une présence forte en Belgique et aux Pays-Bas, mais dans le contexte actuel très concurrentiel et difficile, ce coût est-il supportable ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Même si Vivendi est entré au capital de la Fnac (15 %)  en souscrivant à l'augmentation de capital réservée de 159 millions d'euros et apporte son soutien à l'opération, cela ne suffira pas à financer l'acquisition. Bien que la Fnac propose également d'échanger une partie des actions de Darty Plc contre de nouvelles actions Fnac (25 actions Darty pour 1 nouvelle action Fnac), les actionnaires privilégieront sans doute l'apport en liquidités.

La structure financière de la Fnac est certes très saine à présent avec une trésorerie nette positive (endettement déduit) de 544 millions d'euros et des capitaux propres à hauteur de 564 millions d'euros (selon la présentation des résultats annuels le 18 février 2016), mais cette acquisition risque de remettre en cause les débuts prometteurs de la Fnac, présidée par Alexandre Bompard depuis 2011 et cotée depuis le 20 juin 2013 sur l'Euronext, Paris.

La santé financière de Darty Plc reste fragile

Alors que la Fnac affiche des résultats financiers en progression : un résultat net de 47,8 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 3,8 milliards d'euros pour son dernier exercice clos le 31 décembre 2015 et une structure financière sans aucun endettement financier, le groupe Darty est loin de présenter le même tableau. Lorsque l'on regarde les derniers comptes publiés par le groupe Darty Plc, clos le 30 avril 2015, on remarque rapidement que la situation financière du groupe reste fragile.

Avec 3,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, le résultat net n'est que de 13,8 millions d'euros. Sur l'exercice précédent, clos le 30 avril 2014, le groupe affichait un chiffre d'affaires de 3,4 milliards d'euros et une perte de 6,6 millions d'euros. Plus inquiétant, les capitaux propres du groupe sont négatifs à hauteur de 323,9 millions d'euros au 30 avril 2015 et ils le sont depuis plusieurs années : capitaux propres négatifs de 252,9 millions en 2013 puis encore négatifs de 316,9 millions en 2014. Une situation qui ne serait pas acceptée en France.

Enfin, le groupe présente un endettement financier net (dettes financières moins trésorerie active) qui s'élève à 223,8 millions d'euros. Les comptes 2015/2016 ne sont pas encore publiés alors que l'offre de la Fnac a été relevée, mais il y a peu de chances que les capitaux propres redeviennent positifs par magie ! Aucune surprise donc que les actionnaires de référence de Darty Plc détenant 22,11 % aient apporté leur soutien à cette dernière offre de la Fnac.

La Fnac ne s'est-elle pas laissée entraînée dans une course dangereuse ? Si Darty était une affaire prometteuse, pourquoi les deux actionnaires principaux de Darty : Steinhoff Finance holding Gmbh et Knight Vinke Asset Management LLC qui détiennent respectivement 20,4 % et 20,19 % du capital de Darty Plc n'ont-ils pas voulu recapitaliser Darty Plc ? Au vu des incertitudes portant sur le coût final de la transaction libellée en livres sterling, de la situation financière actuelle de Darty avec ses capitaux propres très négatifs qui risque de peser fortement sur les capitaux propres du nouveau groupe et d'entraîner un endettement massif du nouvel ensemble, le relèvement de l'offre nous semble vraiment risqué.

The Conversation
The Conversation (Crédits : Photo DR)

Par Isabelle Chaboud, Professeur d'analyse financière, d'audit et de risk management, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Isabelle Chaboud

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 2

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »

  • 3

    OPINION. « Face à la récession que peut faire le Capitaine ? »

  • 4

    OPINION. « Retraites publiques : "Rétablir l’ordre par la lumière" ? »