• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Transformation du travail, uberisation: inventer plutôt que résister

Photo de Les correspondants de La Tribune

Jean Pisani-Ferry

Publié le 03 juillet 2015 à 07:00 - Mis à jour le 03 juillet 2015 à 11:27

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Arrêt des frégates F126 en Allemagne : Thales boit aussi la tasse

  • 2

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 3

    Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

  • 4

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 5

    Raccordement des renouvelables : la publication d'une carte des zones saturées inquiète la filière

  • 6

    Blé : au Cameroun, un nouveau pari à 47 millions d'euros pour relancer la filière

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
[Rencontres économiques d'Aix] Victimes des avancées technologiques, le travail salarié traditionnel est menacé. Il faut réinventer notre modèle social. Par Jean Pisani-Ferry, Commissaire général, France Stratégie

200 millions de personnes dans le monde sont actuellement au chômage, 30 millions de plus qu'en 2008. C'est dans ce contexte qu'émerge à nouveau une grande peur, celle de voir l'homme remplacé par des machines. Les robots n'ont pas envahi nos vies, mais ils occupent nos esprits. Et une prédiction revient au goût du jour : celle du prix Nobel Wassily Leontief qui, en 1983, annonçait pour le travail humain le sort qu'a connu celui des chevaux au début du XXème siècle.

La plupart des économistes restent dubitatifs face à de telles alarmes. Pour deux raisons. Premièrement, ils ont déjà entendu cette prédiction plusieurs fois, et ont appris qu'une augmentation globale de la productivité détruit rarement des emplois. A chaque fois que les machines ont gagné en efficacité (y compris quand des véhicules à moteur et des tracteurs ont remplacé les chevaux), de vieux métiers ont disparu, mais de nouveaux les ont remplacés. Deuxièmement, les économistes adorent les chiffres, et ce qu'ils y voient actuellement, c'est plutôt un ralentissement de la productivité qu'une accélération.

Deux tendances à l'œuvre

Mais à considérer les choses sous cet angle, on risque de passer à côté du vrai sujet. Quelle que soit la quantité de travail utilisée au cours des décennies à venir, il ne fait pas de doute que sa nature va être profondément transformée.
Deux tendances sont à l'œuvre. La première tient bien sûr à l'arrivée des robots et aux changements qu'ils imposent au travail humain. Comme l'a relevé l'économiste David Autor (MIT), les machines ne se remplacent pas seulement les travaux répétitifs, comme le traitement de données. Elles rendent aussi plus productif le travail abstrait ou créatif. Et elles n'améliorent qu'à la marge la productivité de la troisième catégorie de travailleurs, ceux qui fournissent des services à la personne. Si les robots rendent les comptables inutiles, ils dopent la productivité des chirurgiens et ne changent rien à celle des coiffeurs.

Polarisation du marché du travail

Les conséquences de cette transformation sont au moins aussi importantes que l'évolution de la quantité globale de travail.
En résulte une polarisation du marché du travail, avec davantage d'emplois en bas de l'échelle salariale -notamment dans les services à la personne-, et davantage d'emplois dits « créatifs » en haut de l'échelle, mais entre les deux une réduction du nombre d'emplois de qualification intermédiaire. Le mouvement a commencé il y a 20 ans environ aux États-Unis et touche désormais l'Europe.

Cette évolution impacte l'économie, mais aussi toute la société. Après 1945, la classe moyenne est devenue comme un idéal pour les pays avancés. Les catégories à bas revenu espéraient y accéder, et les riches estimaient ou prétendaient en faire partie. L'idée était que tout le monde pouvait en être, à condition de travailler durement. Cette classe moyenne a imposé son mode de vie, ses structures de consommation. Elle a fourni le socle de la démocratie. Sa disparition perturberait le fonctionnement de la société entière et diminuerait fortement le rôle du travail dans la formation de l'identité sociale. Avec, à la clef, un retour de la lutte des classes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Uberisation

Deuxième tendance : « l'uberisation ». Uber a créé un nouveau modèle de travail, où les individus apporteurs de services accèdent aux clients via une plateforme numérique. Quand un client appelle une voiture Uber, il ne lui achète pas un service mais deux : l'un (l'accès au chauffeur et le contrôle de qualité associé) est fourni par Uber, tandis que l'autre, le transport, est fourni par le chauffeur lui-même. A la différence des géants de l'économie d'antan, Uber ne compte pas des dizaine ou des centaines de milliers d'employés, mais il organise cependant leur travail.

La fin de la "firme"

C'est une véritable révolution, parce que Uber et les autres plateformes digitales redéfinissent le travail, envoyant au rebut le modèle de la firme de l'âge industriel. Le rôle de la firme dans l'économie du XXème siècle était essentiel, en ce qu'elle organisait les relations entre les travailleurs beaucoup mieux que ne pouvait le faire le simple marché. Elle permettait la spécialisation et une économie substantielle de coûts de transaction. C'est en est fini avec Uber. Plus besoin de contrat de travail. Au lieu de passer par l'autorité d'un chef d'entreprise, le travail individuel est intermédié par l'informatique.

Le travail, comme une matière première

Il faut insister sur les lourdes conséquences de cette transformation. Le travail devient l'objet d'un échange sur le marché et fait tout comme une matière première l'objet d'une cotation en continu : le contrat de travail est remplacé par la vente d'un service dont la quantité et le prix varient en temps réel, au gré de l'offre et de la demande.
Est-ce de la fraude ? Peut-être, en regard de notre législation. Mais ne nous faisons pas d'illusion : notre vieux système ne résistera pas longtemps aux avancées technologiques. Plutôt que de dresser des digues, ou en tous cas en même temps que nous les dressons, réfléchissons donc aux conséquences de ce nouveau modèle qui met en péril le soubassement salarial de nos institutions sociales.

De véritables ruptures

De véritables ruptures sont donc à attendre. Ajoutons-y que les jeunes diplômés délaissent aujourd'hui les grands groupes pour se faire embaucher par une start up, quitte à gagner moins dans un premier temps, escomptant à terme un revenu supérieur. On voit poindre des stratégies de maximisation du revenu sur tout le cycle de la vie professionnelle, destinées à tirer le maximum de profit d'un capital humain. Ce type de comportement mine lui aussi la place centrale du contrat salarial.

Comment les sociétés peuvent-elles répondre à cette révolution ? Certaines sont, à l'instar des chauffeurs de taxis, tentées de résister au changement. D'autres se résignent à l'adaptation à un monde qu'elles ne déterminent pas. Certaines enfin cherchent à la fois à miser sur le changement et à inventer un nouveau modèle social : c'est, bien sûr, la stratégie la plus féconde. Parce que ce n'est ni aux robots ni aux plateformes, mais aux citoyens qu'il appartient de construire les institutions sociales de demain.


Copyright Project Syndicate

Jean Pisani-Ferry

Sur le même sujet

Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats
Jean-Roch Varon

OPINION. « La France a gagné la bataille de l'attractivité, celle de la confiance commence maintenant »

La France est paradoxale, elle qui doute souvent de son potentiel tout en restant, pour la septième année consécutive, le premier destinataire des investissements directs étrangers en Europe. Ce paradoxe mérite d’être surmonté : apprenons à reconnaître nos atouts tout en offrant aux investisseurs le climat des affaires qu'ils attendent.

Idées & Débats
Kristin Thorsteinsdottir

OPINION. « L’hôtellerie n’est plus un secteur de curiosité pour les investisseurs : elle est devenue un vrai moteur économique ! »

Les investisseurs institutionnels redécouvrent l’hôtellerie. La résilience post-pandémie, la vigueur du tourisme et des volumes de transactions en hausse transforment la perception du secteur. Cette mutation impose un changement de posture : l’hôtel est d’abord une entreprise opérationnelle, et non la simple addition de murs et d’actifs financiers.

Idées & Débats
Cécile Gaubert

OPINION. « Commerce international et industrie spatiale : la conformité réglementaire, nouvelle frontière compétitive »

L'IPO de SpaceX bouscule l'industrie spatiale européenne. Face à la puissance financière américaine, l'Europe doit maîtriser un cadre réglementaire international complexe.

Idées & Débats
Jonathan Corcos

OPINION. « L’IA ne doit pas être l’angle mort des prochaines élections présidentielles »

Alors que l’IA s’impose comme une technologie structurante pour l’économie et la société, ses implications politiques restent peu abordées. Pourtant, fiscalité, emploi, protection sociale, éducation ou encore souveraineté technologique seront directement impactés par cette révolution.

Idées & Débats
Barbara Moser-Desmarest

OPINION. « Les années 2030, point de bascule de l’accompagnement des personnes âgées »

Valoriser les métiers des Services à la Personne n’est pas un combat sectoriel : c’est une condition pour garantir à chacun le droit de vieillir dignement à domicile

Idées & Débats
Caroline Young et Gilles Effront

OPINION. « À l’ère des drones et de l’IA, l’expérience devient une technologie critique »

Les visiteurs d’Eurosatory ont pu mesurer l’accélération spectaculaire des technologies de défense. Drones autonomes, intelligence artificielle embarquée, robotique terrestre, systèmes de commandement augmentés : jamais l’innovation n’a semblé avancer aussi vite. Dans un contexte de réarmement mondial et de montée des tensions géopolitiques, la technologie apparaît plus que jamais comme la clé de notre souveraineté.

Idées & Débats