• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Uber : analyse de l’effet de domination

Bernard Guilhon

Publié le 31 mai 2017 à 12:31 - Mis à jour le 31 mai 2017 à 12:31

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Exploration des mécanismes économiques sous-jacents au système Uber. Par Bernard Guilhon, SKEMA Business School – UCA

L'économie digitale repose sur des algorithmes et des données. Leur utilisation reconfigure les situations de marchés, aussi bien celui des services que celui du travail. La stratégie d'Uber est mise en œuvre dans le cadre de fortes asymétries créées par l'organisation de la chaîne de valeur sur le marché des transports de personnes.

S'agissant des plateformes collaboratives, la technologie et la globalisation ont favorisé la création de marchés quasi-monopolistiques qui, dans le cas d'Uber, ont abaissé à la fois les barrières à l'entrée pour les chauffeurs et les coûts d'information pour les usagers.

Les positions traditionnellement acquises ont été contestées, l'augmentation du nombre des véhicules a accru la concurrence, entraîné une redistribution des rentes et favorisé la création de nouvelles opportunités d'emploi et de revenu pour des personnes peu ou pas qualifiées.

Les nouvelles opportunités se réalisent d'autant plus facilement que les coûts d'ajustement sont faibles, la main-d'œuvre étant souvent issue du chômage, donc recherchée même « sans expérience préalable ». Cela a conduit les organisations en place (en particulier G7 à Paris) à demander aux pouvoirs publics d'égaliser les conditions de la concurrence de façon à maintenir leur activité.

Les formats de la prestation de services se modifient

Uber fait coexister, selon J. Mokyr, C. Vickers et N. Ziebarth (2015), un marché du travail centralisé avec un emploi flexible. Grâce à la technologie, les décisions relatives à chaque course sont gérées à partir de la plateforme de manière identique (parc homogène de voitures, gestion des appels, mécanisme des prix et des prélèvements). La flexibilité de l'emploi se réalise par la réputation qui se déplace d'un cran. Uber assure la vente de services, mais n'engage pas sa réputation.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La réputation engagée est celle des chauffeurs individuels qui peuvent être remerciés (déconnectés de l'application) à partir des évaluations fournies par les clients. L'application précise en effet : « Notez votre chauffeur et commentez anonymement votre course. Vos avis permettent aux chauffeurs d'améliorer leur service. » La technologie permet la construction d'effets de réputation individuels à partir de séries statistiques anonymes.

Si l'effet de réputation est positif, cela se fait au bénéfice de la firme. La seule façon d'accroître les revenus pour les chauffeurs (les primes existent, mais sont très difficiles à obtenir), Uber fixant les prix et les commissions qui ont augmenté de cinq points récemment, est d'augmenter leur temps de travail en multipliant les courses.

On retrouve ici une notion bien connue de la pensée marxiste, celle de plus-value absolue. Cette organisation favorise l'apparition de nouvelles formes de fragilité (l'évaluation directe par les clients) et ouvre de nouvelles brèches sociales puisque le travail indépendant ne bénéficie pas de la protection sociale.

Des litiges juridiques en perspective

De nouvelles formes d'inégalité se créent. Elles s'expliquent à la fois par les avancées technologiques et la globalisation. Uber est présente dans 80 pays et plus de 500 villes et sa part de marché dans le transport des personnes atteint les 80 % dans certains pays. De ce point de vue, il semble que les nouvelles technologies numériques, par des applications intelligentes, modifient les règles du jeu dans cette activité et permettent d'accroître la satisfaction de la clientèle. Dans le même temps où elles fragilisent les relations sociales et accentuent les oppositions entre la direction (les fondateurs) et les chauffeurs considérés comme indépendants.

Des litiges se multiplient dans différents pays, initiés par les associations de taxis, les caisses de sécurité sociale, les mairies, etc. Uber s'affranchit des législations sur le transport de personnes en faisant valoir sa spécificité de plateforme numérique ne jouant qu'un rôle d'interface entre des chauffeurs indépendants et des clients.

Saisie par un juge espagnol, la Cour de justice européenne précise qu'Uber relève du domaine du transport et peut donc être obligé de posséder les mêmes licences et agréments que les taxis. L'indépendance des chauffeurs est un argument artificiel puisque leur activité, qui peut atteindre jusqu'à 60 heures hebdomadaires, ne peut pas se concevoir en dehors de leur relation d'emploi avec Uber. Il y a donc bien une situation de dépendance économique.

Une répartition déséquilibrée

La technologie élargit le champ des possibles, elle favorise la création du concept de « services à la demande » et l'ascension rapide des licornes de l'économie collaborative. La capitalisation d'Uber, qui n'est pas cotée en bourse, avoisine aujourd'hui les 68 milliards de dollars.

Les directeurs/fondateurs ont par ailleurs verrouillé les organes de décision en s'attribuant des actions préférentielles qui leur accordent dix droits de vote par rapport aux actions normales qui n'en possèdent qu'un. Cependant, à partir du moment où la technologie quitte le cerveau des mathématiciens et des ingénieurs à l'origine de l'application pour « épouser » une forme capitalisée et organisée au sein d'une entreprise, rien n'obligeait les fondateurs d'Uber à déséquilibrer à ce point le triangle de la répartition entre profits, prix et revenus du travail : c'est-à-dire à faire prévaloir l'accumulation de rentes au profit des fondateurs et la satisfaction des utilisateurs (baisse des prix par rapport à ceux pratiqués par les concurrents), au détriment des chauffeurs dont les revenus sont pris en étau entre les prix et les commissions imposés par la plateforme.

Le problème est double. La direction d'Uber admettra-t-elle que les chauffeurs sont en situation de dépendance, ce qui est le propre d'une relation d'emploi et qui implique une rémunération du travail permettant la couverture des charges et de la protection sociale (y compris les cas de maladie et d'invalidité) ?

Du côté des chauffeurs, la question est de savoir comment les mécanismes de fonctionnement, qui seront sûrement améliorés par crainte d'une intervention législative, déplacent les points de référence que ces personnes utilisent pour apprécier et comparer leurs vies respectives.

Substituer le code informatique à la loi ?

Plus généralement, les plateformes digitales sont des structures de gouvernance privées qui empiètent sur les institutions existantes : activées par des algorithmes, elles cherchent à instituer un ensemble de règles qui organisent ce qui peut être fait par qui et en quels termes (Kenney et Zysman, 2016). C'est-à-dire à faire prévaloir, selon ces auteurs, le code informatique sur le code juridique. Inévitablement, des choix politiques seront nécessaires pour encadrer le déploiement et le fonctionnement de ces plateformes.

The Conversation
The Conversation (Crédits : Photo DR)

Par Bernard Guilhon, Professeur de sciences économiques, SKEMA Business School - UCA

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Bernard Guilhon

Sur le même sujet

Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats