Economie, politique, institutions : ce qu'en pense le nouveau secrétaire d'Etat Matthias Fekl

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
De quelqu'un qui est né et a grandi en Allemagne (il possède d'ailleurs la double nationalité), on attend forcément un appétit pro-européen. Et c'est bien le cas. D'aucuns le voyait d'ailleurs secrétaire d'Etat aux affaires européennes à l'issue du remaniement "Valls 2", un poste finalement attribué à Harlem Désir. Le commerce international n'est pas un thème qui est étranger à ce haut magistrat : il en était beaucoup question dans son quotidien de conseiller régional d'Aquitaine en charge du développement économique, où il suivait notamment la filière vin ou encore l'aéronautique.
Au plan national, Matthias Fekl estimait il y a quelques jours dans Médiapart que "le social-libéralisme est nocif et totalement dépassé" (...) Ce gouvernement risque, sur plusieurs points, de s'éloigner de nos engagements." Il sera donc intéressant de voir comment le nouveau secrétaire d'Etat, qui ne soutient pas les "frondeurs", concilie cette vision avec celle de Manuel Valls.
Matthias Fekl n'épargne pas toujours le parti dont il est le secrétaire national aux institutions, à la réforme et à la modernisation de l'État. Dans Sud-Ouest il y a quelques jours :
Le secrétaire d'Etat estime également que la frontière entre une partie de l'UMP et le Front national est de plus en plus floue. Quelques instants après la défaite du FN lors de la législative partielle à Villeneuve-sur-Lot, en juin 2013 :
La dernière prise de position de Matthias Fekl sur la transparence de la vie politique ne manque pas de sel. Dans une tribune accordée au Monde, il déplorait en juin dernier que :
Le député propose dans ce texte la création d'un nouveau "délit d'enrichissement illicite" afin de "garantir qu'aucun élu ne puisse impunément se servir de ses fonctions pour s'enrichir illégalement".
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Le nouveau secrétaire d'Etat estime également qu'il faut "changer de République" avec, entre autres, un Parlement plus fort et des parlementaires moins nombreux mais aux pouvoirs élargis ainsi que des règles plus strictes en matière de non-cumul des mandats.
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C'est, avec l'Europe, l'un de ses thèmes de prédilection. Il a ainsi rendu un rapport à Jean-Marc Ayrault en 2013 préconisant la généralisation d'une carte de séjour de quatre ans pour favoriser l'intégration des migrants tout en désengorgeant les préfectures :
Plus loin dans ce même rapport :
Mikaël Lozano