Gironde : la majorité va proposer une hausse de 3,5 % de la taxe foncière

Jean-Philippe Dejean

Jean-Luc Gleyze
Conseil départemental de la Gironde

Jean-Philippe Dejean

Jean-Luc Gleyze
Conseil départemental de la Gironde
Successeur du président (PS) de l'ex-Conseil général de la Gironde, Philippe Madrelle, Jean-Luc Gleyze, également au PS, bénéficie d'une confortable majorité qui devrait assurer le succès ce jeudi des mesures qu'il va proposer à l'assemblée départementale.
Le budget départemental, à 1.589 M€, doit faire face à la hausse du RSA (revenu de solidarité active), qui va atteindre cette année un budget de 210 M€.
Le nouveau président du Département précise que sa ligne politique est "fondée sur les solidarités humaines et territoriales". Le Département va continuer à aider financièrement les communes et communautés de communes girondines, mais initier dans ce cadre une nouvelle politique basée sur la concertation. Jean-Luc Gleyze n'a pas voulu en dire davantage, promettant une annonce à ce sujet le 13 mai à la Foire internationale de Bordeaux. Cette "méthode différente" doit produire des "résultats différents" et entre dans la batterie de mesures innovantes et créatives que veut mettre en œuvre le nouvel exécutif.
Pas question de reproduire des politiques qui ne seraient pas adaptées au nouveau contexte budgétaire. Autre piste pour tenir le budget : la réduction des frais généraux du Département, "avec une amorce de baisse de 9 %".
L'augmentation programmée de + 3,5 % de la taxe foncière s'inscrit ainsi dans un cadre plus général.
Jean-Luc Gleyze, qui se demande comment vont faire l'an prochain les présidents des conseils départementaux qui n'auront pas utilisé la fiscalité cette année, tient à ce que les choses soient claires. Le choix de la hausse à + 3,5 % a été mûrement réfléchi.
Cette hausse devrait rapporter "un peu plus de 10M€" au budget de l'assemblée. Le nouvel exécutif rappelle que l'investissement public profite à de nombreuses entreprises du BTP et que la préservation de la capacité d'autofinancement est stratégique. Plombée en particulier par le financement de la ligne à grande vitesse, la capacité d'autofinancement du Département avait baissé depuis 2012, mais Jean-Marie Darmian explique que, une fois débarrassée des éléments exceptionnels, cette dernière sera en hausse nette dans ce budget.
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En 2011, le président Philippe Madrelle avait inauguré un compteur décomptant la dette de l'Etat vis-à-vis du Département. Apparemment, il continue à tourner et la baisse continue des dotations d'Etat, qui représenterait désormais une amputation de 30 % des ressources du Département, ne fait que l'accélérer. Une occasion pour Jean-Luc Gleyze de redire encore que la fiscalité n'est qu'un curseur parmi d'autres et qu'il n'est pas question de faire d'esbroufe sur les baisses des dotations d'Etat en criant à la faillite, comme à Toulouse...
Jean-Philippe Dejean