Bordeaux, la grande région met les fonctionnaires sous tension

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Les syndicats partants ne comprennent pas qu'aucune information sur les effets de la fusion des trois régions ne leur ait été transmise depuis plusieurs semaines.
Comme l'avait précisé le préfet Pierre Dartout lors de sa conférence de presse de rentrée, Bordeaux va conserver les trois autres directions des services de l'Etat de la future grande région : la Direccte (Direction régionale de l'entreprise, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), la DRJSCS (Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale) et la Drac (Direction régionale des affaires culturelles).
Et le préfet préfigurateur, également préfet de la région Aquitaine, avait bien précisé qu'il n'y aurait pas de mobilité géographique, mais des "mobilités fonctionnelles". Un concept qui ne rassure pas davantage l'intersyndicale CGT -FO -FSU et Solidaires.
Un puzzle d'autant plus complexe à intégrer que certaines missions de ces directions seront transférées à l'échelon départemental, que le gouvernement veut apparemment renforcer. "Dans tous les cas, nous ne voyons pas comment ce nouveau dispositif pourrait être mis en place au 1er janvier 2016 et nous demandons un report des échéances" indique Michel Fourcade. Aucun plan d'action n'a encore été mis au point par l'intersyndicale qui entend bien faire valoir son point de vue.
Jean-Philippe Déjean