Bordeaux Métropole en retard dans le tri

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Alors que la COP 21, qui a lieu à Paris en décembre, se rapproche à toute vitesse, le tri sélectif s'est mis en pause au plan national.
Au plan national Eco-Emballages a donc initié un plan de relance pour développer les performances des collectivités locale avec deux axes prioritaires : améliorer la collecte là où les performances sont inférieures à 40 kg/habitant, et le recyclage de tous les emballages plastiques.
Avec 38,8 kilos de déchets triés par habitant l'an dernier, les Bordelais sont au-dessous de la barre. La conférence de presse de ce vendredi matin, organisée dans les locaux de Bordeaux Métropole, a présenté le volet bordelais de ce programme, avec Dominique Alcala, maire de Bouliac et vice-président de la Métropole en charge des déchets, ainsi que la situation en Sud Gironde, en présence de Jean-François Tauzin, maire de Roaillan, président d'Ussgetom, union des syndicats chargés de la collecte et du traitement des déchets dans cette partie du département. Si la situation nationale stagne, les Bordelais sont en retard sur la moyenne nationale, qui se situe à 45,9 kg de déchets triés par habitant, mais pas dans tous les compartiments. La moyenne bordelaise sur le tri des déchets courants, à 16,6 kilos par habitant, est conforme à celle de l'ensemble de la France.
Et c'est bien le verre qui plombe les résultats bordelais car, avec 22 kg/habitant de déchets ménagers en verre triés, les Bordelais sont nettement à la traîne nationale, calée à 29 kg/habitants. Eco-emballages va ainsi appuyer Bordeaux Métropole à corriger son retard, en lui allouant 500.000 €.
Bordeaux Métropole dispose d'un parc de 842 points d'apport volontaire. Ce dernier va être renforcé par l'implantation d'une centaine de nouveaux points d'apport à compter du 1er trimestre 2016, afin d'arriver à une moyenne de 1 point d'apport pour 766 habitants, contre 1 pour 842 à l'heure actuelle.
L'élu souligne toutefois que c'est également compliqué en ville mais qu'il n'y a pas d'autre choix que de densifier l'offre, en augmentant le nombre de points de collecte pour atteindre le nouvel objectif. "Nous devons avancer avec un projet en concertation", relève-t-il. L'Uggestom couvre un vaste périmètre où les communes d'une centaine d'habitants ne sont pas rares. Dans cette région à cheval sur la forêt l'Uggestom a signé un accord avec Eco-Emballages en 1998.
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Malgré cet élu n'est pas mécontent. Tandis que le ramassage des ordures ménagères revient à 180 € la tonne en porte-à-porte, il ne coûte plus que 148 € la tonne quand intervient le point d'apport volontaire. Une balance encore plus favorable quand on se focalise sur le verre. "En Aquitaine, 90 % du verre est collecté en apport volontaire. Cette solution est quatre fois moins coûteuse que le porte-à-porte", confirme Laure Poddevin.
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