Alain Rousset veut une BPI régionalisée ou un fonds d'investissement

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Présentant ce vendredi midi ses vœux à la presse, Alain Rousset ne tenait pas à revenir sur la campagne qui a précédé sa réélection, sur un périmètre géographique élargi cette fois avec la fusion des régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. Il s'est contenté d'évoquer "une curiosité qu'il ne faudra pas oublier", ciblant les attaques de la candidate Les Républicains Virginie Calmels, préférant aborder directement la question de la nouvelle organisation des services de la Région :
Alain Rousset a tracé quelques axes de réflexion qui guideront l'action du Conseil régional dans les mois à venir, parmi lesquels un accompagnement renforcé des chômeurs par la formation. Mais s'il était un sujet qui était au cœur de son discours ce vendredi matin, c'est bien le soutien aux TPE, PME et ETI, "les seules qui créent de l'emploi".
Le président du Conseil régional sera demain à Matignon et à l'Elysée pour une réunion durant laquelle il compte proposer la mise en place d'expérimentations pilotées par les Régions. Il en est persuadé :
Sur ce point, si "le président de la République et le Premier ministre ont compris que le modèle centralisé ne suffit pas", visiblement le ministre de l'Economie Emmanuel Macron semble plutôt rétif : "Il a beaucoup de talents mais il n'a pas compris ma question." Lors de cette réunion parisienne, Alain Rousset, qui ne manque pas une occasion de fustiger l'organisation de Bpifrance qu'il juge trop "parisiono-centrée", compte à nouveaux proposer deux options. Son diagnostic :
Alain Rousset a également évoqué la question de la sous-traitance aéronautique, pointé du doigt "le comportement assez inconséquent" de certains services achats et indiqué qu'il réunirait prochainement les acteurs de la filière, donneurs d'ordre et supply chain.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le président du Conseil régional entend, sur un autre sujet, regrouper les acteurs de l'énergie, et notamment des énergies renouvelables, dans une structure unique à l'échelle de la nouvelle région, sur un modèle analogue à un pôle de compétitivité.
À lire également
Dernier point abordé lors de ces vœux, la question du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), composé des lignes à grande vitesse Bordeaux - Toulouse et Bordeaux - Dax - Espagne. A Bruxelles mercredi, Alain Rousset en revient "pas très satisfait" de la position de la Commissaire aux transports, qui semblerait plutôt favorable à un partenariat public-privé. Echaudé par la bagarre stérile entre Lisea et SNCF sur la ligne Tours - Bordeaux, Alain Rousset n'est pas du même avis qu'elle et les représentants espagnols non plus. Problème : les collectivités locales trainent la patte pour financer cet équipement et Alain Rousset lui-même a promis à Europe Ecologie Les Verts, lors de l'entre-deux tours, que le Conseil régional ne financerait pas ces nouvelles lignes.
Mikaël Lozano