Bordeaux : l'Etat confirme définitivement le programme Initiatives d'excellence

Céline Lanusse

Céline Lanusse
Le jury international qui s'est réuni la semaine dernière sous la présidence du professeur Jean-Marc Rapp, professeur à l'université de Lausanne, président honoraire de l'association européenne des universités (EUA), a rendu son verdict : seules 3 des 8 Idex sélectionnées en 2011/2012 lors du premier Programme d'Investissements d'avenir (PIA1) sont définitivement confirmées : Aix-Marseille, Bordeaux et Strasbourg.
Manuel Tunon de Lara, président de l'Université de Bordeaux, a réagi dès vendredi :
Cette évaluation s'est déroulée à l'issue de la période probatoire qui donnait à ces universités le temps et la possibilité de faire la preuve de la crédibilité de leur projet et de l'atteinte de l'objectif : constituer une université de recherche de rayonnement mondial disposant d'une puissance et d'un impact scientifique de tout
premier plan dans une palette étendue de champs de la connaissance.
Le jury s'est basé sur un rapport d'autoévaluation établi par chaque Idex et remis au jury le 22 décembre dernier. Un comité d'experts s'est également rendu sur chaque site pour rencontrer les acteurs de chacun des Idex audités ensuite par le jury international.
Confirmées à l'issue de cette procédure, les Idex d'Aix-Marseille, Bordeaux et Strasbourg bénéficieront sans limitation de durée des financements annuels qui leur avaient été accordés lors de la sélection initiale. Cette confirmation des Idex implique une "dévolution définitive" de la dotation non consommable au taux de 3,41% qui leur a été affectée en 2011/2012, soit pour Bordeaux une dotation de 700 M€ et 23,9 M€ d'intérêts annuels (750 M€ de dotation et 25,6 M€ d'intérêts annuels pour Aix-Marseille et Strasbourg).
Les Idex "Paris Sciences et Lettres", "Sorbonne Universités" et "Université Paris Saclay" voient leur période probatoire renouvelée. Objectif de cette reconduction : encourager les Idex dont les réalisations sont encore trop limitées et/ou dont les transformations ont été jugées trop lentes ou trop peu structurantes pour l'avenir.
Le jury a retenu cette solution quand il a estimé possible, malgré ces insuffisances, qu'une Idex parvienne in fine à "transformer l'essai". Cette capacité potentielle justifie le maintien du label pour une nouvelle période probatoire.
Mauvaise nouvelle qui n'a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux : Toulouse et Sorbonne Paris Cité sont quant à elles sont arrêtées ; l'Etat promet des modalités d'accompagnement qui restent à définir.
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Pour autant cette décision ne concerne ni les Labex (Laboratoires d'excellence) ni les Idéfi (Initiatives d'excellence en formations innovantes). Le ministère précise par ailleurs que la politique de structuration conduite par l'Etat ne s'achève pas avec l'évaluation des Idex :
Céline Lanusse