Cité du vin : la CGT a voulu priver Hollande de jus

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Le timing était parfait. La réponse des organisateurs aussi. La lutte contre la loi Travail s'est invitée ce mardi matin à l'inauguration par le président de la République de La Cité du vin à Bordeaux. CGT Mines-Energie revendique en effet la coupure de courant intervenue ce matin au moment exact de la prise de parole inaugurale du président François Hollande. Apparemment les services de sécurité, bien informés, s'y attendaient : un groupe électrogène a pris le relais dans l'auditorium où François Hollande s'exprimait. C'est la salle de presse, entre autres, qui en a fait les frais : plus de son, plus d'image tout au long de l'allocution du président de la République...
Quasi inefficace pour les organisateurs de l'inauguration de La Cité du vin, l'action n'a cependant pas dû être très populaire dans le quartier des Bassins à flots, où les habitants et les entreprises présentes ont fait les frais de l'action qui les a privé d'électricité pendant deux heures.
Pendant ce temps, plus de 200 personnes ont participé au "die-in" organisé par les Amis de la Terre Gironde, les Jeunes Ecologistes Bordeaux Aquitaine, Générations Futures, le Collectif Infos Médoc Pesticides et Vigilance OGM33. Par cette mise en scène, le collectif ainsi formé souhaitait interpeller le chef de l'Etat afin qu'il se positionne clairement sur un plan de sortie des pesticides :
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Les représentants de ces organisations se sont entretenus dans la matinée avec Marie-France Cazalere, conseillère du président de la République en charge de l'agriculture, et lui ont fait part de leurs propositions : "mise en place d'un plan de sortie rapide des pesticides daté et chiffré, accompagnements et aides à la conversion, reconnaissance des victimes, promotion d'un système agricole sans danger pour la santé et l'environnement".
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