La future autoroute Toulouse-Castres déclarée d’utilité publique

Pierrick Merlet

Nouvelle etape vers la construction d'une autoroute en alsace
Regis Duvignau

Pierrick Merlet

Nouvelle etape vers la construction d'une autoroute en alsace
Regis Duvignau
C'est une nouvelle étape de franchie pour l'autoroute Toulouse-Castres. Vendredi 20 juillet, la future liaison autoroutière a vu sa déclaration d'utilité publique (DUP) publiée au Journal Officiel. Ainsi, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a tenu l'engagement qu'elle avait pris auprès d'élus locaux favorables au projet lors de sa dernière visite à Toulouse le 17 mai dernier.
Cette future section entre la commune de Haute-Garonne et Castres fera, selon le décret parut dans le JO, environ 54 kilomètres de longueur en 2x2 voies et se nommera l'autoroute A69. Une fois les travaux terminés, les potentiels usagers espèrent un trajet de 45 minutes au maximum, contre plus d'une heure actuellement, pour la somme de 7,50 euros le trajet.
En effet, depuis de nombreuses années, deux camps s'opposent au sujet de cette autoroute Toulouse-Castres. Ceux qui y sont favorables avancent des raisons de désenclavement et de développement économique pour les entreprises du bassin Castres-Mazamet avec notamment le président du Département du Tarn, Christophe Ramond, en chef de file. Et de l'autre, il y a les opposants, un composé en majorité de maires de petites communes qui pourraient perdre du foncier avec ce projet, des écologistes et des agriculteurs. Pour eux, un projet alternatif d'aménagement de la RN 126 pour la rendre plus rapide et moins dangereuse, proposé par leurs soins, n'a jamais été étudié.
Problème pour les opposants, l'enquête publique qui a eu lieu fin 2016 a révélé que la population était majoritairement favorable au projet. Et pour ne pas les aider, la ministre des Transports, en poste depuis mai 2017, a toujours fait de ce projet l'une de ses priorités. Pour autant, ses opposants se font toujours entendre.
Une ZAD, pour zone à défendre, pourrait-elle donc voir le jour sur le tracé probable de cette future autoroute si l'on en croit les propos de ce collectif ? Seul le temps pourra donner une réponse à cette question. En tout cas, dans le décret publié dans le JO il y a quelques jours, un élément important à ce sujet est écrit.
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Est-ce que cela donne une indication sur la date à laquelle pourrait débuter le chantier ? Cela ne paraît pas si simple. Le rapport Duron, établit par le Conseil d'orientation des infrastructures, a dégagé deux scénarios pour sa réalisation. Celui-ci devait proposer au gouvernement les infrastructures routières et ferroviaires qu'il juge prioritaires tout en y insérant des hypothèses de financement. Rendu en février dernier, le rapport préconise une réalisation de l'autoroute entre 2023 et 2027 dans le scénario 1 contre 2018 à 2022 dans les scénarios 2 et 3, soit avant l'été 2028 et la date limite des expropriations.
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La date ferme et définitive de sa réalisation doit paraître dans la Loi des Mobilités portée par la ministre Élisabeth Borne. Un projet de loi devrait être présenté en conseil des ministres à la rentrée.
Pierrick Merlet