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Politique - La Tribune Bordeaux

Le FIBD, un événement à fortes retombées économiques qui nécessite d’investir

Hélène Lerivrain avec Pierre Cheminade

Publié le 31 janvier 2020 à 06:49 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 00:29

Le dessinateur Emmanuel Guibert, ici son album Italia (2015), a reçu le Grand prix de la bande dessinée 2020 au Festival d'Angoulême.

Le dessinateur Emmanuel Guibert, ici son album Italia (2015), a reçu le Grand prix de la bande dessinée 2020 au Festival d'Angoulême.

Emmanuel Guibert

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Photo d'illustration de l'article
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La 47ème édition du Festival international de la BD d’Angoulême (du 30 janvier au 2 février), vitrine de la vitalité de la bande dessinée avec une croissance de 20 % de son chiffre d’affaires sur les 10 dernières années, s’est ouvert jeudi pour 4 jours avec notamment un marché des droits et des licences renforcé. La Région y a contribué en doublant le montant de sa participation en 2 ans. Le budget total s’élève à plus de 4,5 M€. Parallèlement, un parc d'attractions sur la BD est annoncé pour 2023.

Elles ont failli précipiter la fin du Festival international de la BD d'Angoulême. (FIBD) Mais le temps des crises est révolu, à en croire les différents acteurs qui consacrent à l'événement un budget conséquent : plus de 4,5 millions d'euros, les plus gros financeurs étant le Grand Angoulême et la Région Nouvelle-Aquitaine qui font désormais jeu égal. La Région a décidé de renforcer sa participation en passant de 300.000€ en 2018 à 590.000€ en 2020. Le vote a eu lieu en fin d'année dernière.

"L'intervention publique se justifie étant données les retombées économiques pour la Ville, le Département et la Région", assure Alain Rousset, président de Nouvelle-Aquitaine. Selon les chiffres délivrés en 2014 par la CCI Charente et Charente Tourisme, les visiteurs généraient 2,7 M€ de dépenses totales, dont 1,1 M€ dans la restauration et 722.000 € dans les structures d'hébergement marchand. "Si vous ne maintenez pas vos efforts, si vous n'anticipez pas le développement économique, ce sont des pans entiers de la culture qui disparaissent", insiste Alain Rousset.

Un marché des droits renforcé

En l'occurrence, "le FIBD, c'est la vitrine de la vitalité de la bande dessinée avec une croissance de 20 % de son chiffre d'affaires sur les 10 dernières années. La BD s'est hissée au 4e rang de l'édition française avec plus de 12% de part de marché", rapporte la Région qui a ainsi mis sur la table, dès 2019, 50.000€ supplémentaire dans le marché des droits et des licences qui accueille chaque année, pendant le festival, des éditeurs, des agents mais aussi des producteurs audiovisuels.

Le même montant a été apporté par le Centre national du livre. L'objectif est clair. Il s'agit de confirmer cet événement comme le lieu incontournable de l'économie de la bande dessinée. En 2018, les droits de près de 4.000 bandes dessinées publiées par les éditeurs français avaient été vendus à l'international." Le festival d'Angoulême est en position de devenir un hub international, où les échanges économiques et artistiques les plus divers peuvent s'opérer dans des conditions optimales et multidimensionnelles", assure la région.

Etudes en cours

Pas de quoi, toutefois, se reposer sur ses lauriers. Après une année 2019 au bilan très positif pour ce festival de renommée mondiale, le constat d'un besoin criant d'agrandir ses espaces d'expositions a fait l'unanimité parmi les partenaires publics et privés du festival. "L'enjeu numéro 1 est bien celui des infrastructures, avec la mise à disposition de structures pérennes", insiste Franck Bondoux, délégué général du festival. Message reçu. La Ville, le Grand Angoulême, la SNCF et la Région ont d'ores et déjà financé une étude de faisabilité concernant la Halle SNCF 57 de 4.000 m2 en partie inoccupée à Angoulême. A long terme, un réinvestissement intégral pour un usage pérenne serait chiffré à 6 ou 7 M€. La définition du projet et son inscription dans le Contrat de plan Etat Région 2021-2027 est en réflexion.

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En attendant, les structures éphémères, les "bulles" continueront d'accueillir les quelques 200.000 visiteurs attendus sur 4 jours. En quelques chiffres, le FIBD 2020, ce sont 400 rencontres, ateliers, conférences et spectacles, 32 pays représentés sur les différents espaces éditeurs, 282 maisons d'éditions francophones, 230 tonnes de livres, 230 tonnes de matériel acheminé et 26.900 m2 dédiés.

///////////////////

Le festival en quelques chiffres (2019) :

  • Budget : 4,7 M€
  • Part des subventions publiques : 45,51 %
  • Part des recettes propres : 54,49 %

///////////////////

Un parc d'attractions à 100 M€ en 2023

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L'annonce a été faite au 1er jour de l'édition 2020 du FIBD : un parc d'attractions sur le thème de la bande-dessinée doit voir le jour à La Couronne, dans la banlieue d'Angoulême, à l'horizon 2023 pour les 50 ans du festival. Baptisé Imagiland, ce complexe de loisirs est porté par Dragontoon Group (investisseur), Parexi (gestionnaire et opérateur) et ADIM
Nouvelle-Aquitaine, une filiale de Vinci construction (développeur). Chiffré à 100 M€, le parc s'étendra sur 120.000 m2 et proposera 14 attractions et un hôtel ciblant un public familial. Plusieurs licences sont annoncées : Blake & Mortimer, Boule et Bill, Gaston Lagaffe, Yakari, Valérian ou encore le Marsupilami. Objectif : 440.000 visiteurs annuels.

Hélène Lerivrain avec Pierre Cheminade

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