Idex : la commission indépendante sur l'avenir de Toulouse relance le dossier

Pierrick Merlet
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Jamais un mot n'a autant secoué le tissu universitaire de Toulouse et il est si court que nous sommes loin d'imaginer les conséquences qui s'en suivent. En l'occurrence, il s'agit de l'"Idex", du nom du label d'excellence décerné aux universités qui sont déjà au nombre de 18 à jouir de cette distinction en France.
Mais Toulouse ne bénéficie pas de cette décoration suprême pour son tissu universitaire, pourtant de très grande qualité. Entre la Ville rose et le label Idex, c'est une relation du "je t'aime, moi non plus". Après l'avoir obtenu en décembre 2011, suite à un premier échec face au jury international, la quatrième ville de France s'est vu retirer "son" label par ce même jury le 29 avril 2016.
"On ne peut observer une adhésion des acteurs à une démarche de transformation conduisant à une université de recherche intégrée, visible au plan international et reconnue comme telle", avait-il alors justifié. Rebelote deux années plus tard... Après un bras de fer en coulisses pour permettre à Toulouse de candidater à nouveau, les universités locales, blessées par la perte de l'Idex, échouent à nouveau en mars 2018. La raison ? Absence "d'une réelle adhésion de tous les acteurs à une véritable démarche de transformation qui réponde aux objectifs de l'action Idex", répète le jury.
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Qu'entend ce dernier par manque "d'adhésion de tous les acteurs" ? Ce projet de label a créé des remous sociaux importants aux seins des universités à tous les niveaux. Une part non négligeable s'y est opposée, allant jusqu'à organiser des blocus pendant des semaines, par crainte d'augmentation des frais d'inscription. Par ailleurs, de nombreux membres du personnel des quatre établissements concernés craignaient pour leurs emplois, sans parler des luttes d'influence entre les diverses directions d'établissement face à la fusion annoncée des universités prévue dans la candidature toulousaine, pour obtenir le label. Ces tensions avaient même causé par la suite la destitution du président de l'époque de l'université Jean-Jaurès, Michel Lacroix.
Pierrick Merlet
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