Le Département de la Gironde demande à l'Etat une avance de 28,5 millions d'euros
Jean-Philippe Déjean

Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de Gironde, lors de la conférence de presse de ce 16 novembre.
Jean-Philippe Déjean
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Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de Gironde, lors de la conférence de presse de ce 16 novembre.
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L'immobilier n'est pas la spécialité du Conseil départemental de la Gironde, dont Jean-Luc Gleyze (PS) est le président. Pourtant la collectivité retire de l'évolution de ce marché des ressources qui sont une sorte de canari au fond de la mine, un témoin de la vitalité des échanges. Chaque fois qu'un bien immobilier change de propriétaire à titre onéreux les conseils départementaux perçoivent des droits de mutation constitués par les droits d'enregistrement et la taxe de publicité foncière.
Pendant des années en hausse continue en Gironde grâce au dynamisme du marché immobilier en volume comme en prix, la jauge de cette taxe vient d'y passer au rouge en raison de la baisse d'activité liée au confinement puis au reconfinement. Avec un manque à gagner pour la collectivité évalué en 2020 dans une fourchette de 45 à 50 millions d'euros, pour un volume total de droits de mutation à titre onéreux encaissé en 2019 de 431 millions d'euros. Ceci alors que le nombre de demandes de RSA (revenu de solidarité active), boosté par la crise, s'est mis à grimper.
D'où le vote, ce lundi 16 novembre, d'une décision modificative budgétaire pour adapter la trajectoire financière aux nécessités de l'heure. Avec un budget d'un peu plus de 1,8 milliard d'euros la Gironde ne fait pas partie des Départements financièrement fragiles mais pas question de laisser filer les comptes. Un infléchissement de cap sur lequel Jean-Luc Gleyze s'est expliqué en détail.
Une hausse du RSA qui a généré une dépense supplémentaire de 9,7 millions d'euros pour le Département en octobre. Ce à quoi il faut rajouter des dépenses directement liées à la crise sanitaire. Il en va ainsi pour des 250.000 euros débloqués par la Gironde pour financer les agents supplémentaires appelés dans les collèges à cause du Covid-19. Jean-Luc Gleyze a souligné que l'assemblée départementale arrivait pour le moment à faire face à la situation mais avec difficulté.
Ces difficultés n'empêchent pas la majorité départementale de poursuivre ses expérimentations. Ainsi, après s'être massivement investi dans l'élaboration d'un revenu de base, au point de devenir une collectivité pilote dans ce domaine à la croisée du socialisme et du libéralisme, la Gironde veut davantage impliquer les citoyens dans la définition d'une nouvelle stratégie pour faire face « aux changements environnementaux et sociétaux ». Démarche qui s'inscrit dans le choix fait en 2019 par l'assemblée départementale d'adopter un budget primitif 2020 centré sur la résilience des territoires.
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C'est ainsi qu'un groupe de 39 girondins a été sélectionné pour participer à un ensemble de réflexions de fond, notamment sur l'alimentation, l'eau, l'habitat ou encore les mobilités. Des réflexions que quatre représentants de ce groupe ont présenté hier aux élus du Département réunis en séance plénière. Les participants à cette concertation citoyenne sont apparemment tous tombés d'accord.
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"Nous avons dégagé un avis collectif sur lequel tout le monde est tombé d'accord" commentait ainsi l'un de ses membres avant de rejoindre la séance plénière. Un consensus presque général, puisque selon une participante à ce groupe, la question du développement de la médecine parallèle a semé le trouble et rompu le consensus...
Jean-Philippe Déjean