Régionales : ce qu'il faut retenir du second tour en Nouvelle-Aquitaine

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alain Rousset, victorieux, dimanche 27 juin 2021.
Thibaud Moritz / Agence Appa

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alain Rousset, victorieux, dimanche 27 juin 2021.
Thibaud Moritz / Agence Appa
Seulement 1,6 million d'électeurs se sont déplacés pour voter dimanche 27 juin, c'est seulement 26.000 de plus qu'au premier tour et c'est surtout 900.000 de moins qu'au second tour du scrutin de 2015. L'abstention a en effet atteint un niveau historique à 64,04 % au premier tour et 63,43 % au second. La mobilisation des Néo-Aquitains a été très légèrement supérieure à la tendance nationale qui s'établit 65,7 %.
Le temps semble glisser sur Alain Rousset qui, à 70 ans, s'apprête à être réélu pour sept ans à la tête du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. De quoi passer trente années à piloter la destinée de l'Aquitaine (1998-2015) puis de la Nouvelle-Aquitaine (2016-2028). Avec 39,51 % des suffrages exprimés, le président sortant à la tête d'une liste PS-PC-PRG disposera seule d'une confortable majorité au sein du futur hémicycle régional avec 101 sièges sur 183. C'est 11 de plus qu'en 2016. S'il remporte donc un succès franc, Alain Rousset ne figure pas parmi les sortants les mieux réélus mais, contrairement à la plupart de ses collègues de droite comme de gauche, il avait quatre listes face à lui au second tour.
À lire également
Malgré tout, en valeur absolue, il a réussi à significativement amplifier son score du premier tour en réunissant 600.000 bulletins dimanche soir, soit 170.000 de plus qu'il y a une semaine. A titre de comparaison, allié aux écologistes en 2015, il avait obtenu 1,040 million de suffrages au second tour.
Pierre Cheminade