Que faut-il (vraiment) attendre des annonces de Macron à Marseille?
Rémi Baldy
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L'Elysée l'a répété à l'envi en amont de la venue d'Emmanuel Macron à Marseille. De mémoire, jamais un président de la République n'avait passé trois jours de suite dans une même ville. En revanche, les "plans" du gouvernement censés permettre à la deuxième métropole du pays de combler ses carences et retards dans certaines domaines - les transports en tête - sont eux beaucoup moins rares.
"Des milliards, on en a souvent entendu ici, de Premiers ministres, de Présidents, ça n'est jamais arrivé. En tout cas, ça n'a pas changé les choses", a d'ailleurs expliqué Emmanuel Macron face aux acteurs politiques et économiques marseillais. Le chef de l'Etat s'est également directement adressé aux collectivités locales. Pour les mettre en garde. "Je ne viens pas ici faire des promesses. Je viens prendre des engagements en en demandant", a-t-il prévenu. En clair, le locataire de l'Elysée est prêt à aider financièrement la Ville et la Métropole Aix-Marseille Provence, mais veut savoir comment sera utilisé l'argent de l'Etat.
Les annonces les plus attendues étaient celles concernant les écoles et les transports. Pour l'éducation, l'enjeu se situe dans l'état des bâtiments. Une compétence qui relève en théorie de la Ville. La mairie estime que 174 établissements, soit un tiers du parc scolaire, sont "dégradés". Derrière ce mot, se cache un quotidien dans lequel certaines écoles n'ont pas de chauffage, le faux plafond qui s'effondre, des fuites d'eau, ou encore une récréation trop petite obligeant une rotation entre les élèves.
Rémi Baldy