Les Girondins de Bordeaux en Ligue 2 ? Mathématiquement évitable, sportivement inéluctable. Il ne reste qu'un match à Brest, ce samedi 21 mai, avant la fin du championnat de France de football dont le club occupe la dernière place. Même Bordeaux métropole a acté la perspective de la relégation ce vendredi matin en conseil métropolitain. "Il n'est pas encore temps de pleurer, il est temps de s'alarmer !", a enjoint Alain Anziani. Le président (PS) de Bordeaux métropole a témoigné de son inquiétude et de sa tristesse au sujet d'un club qui "fait partie de notre patrimoine". Nicolas Florian quant à lui, ancien maire (LR) de Bordeaux et conseiller métropolitain, a rappelé les bons souvenir des épopées européennes des Girondins, emblèmes passés de la gloire sportive et de la réussite financière du club. Mais il y a l'heure des oraisons et l'heure des comptes.
La seconde viendra lorsque la descente sera officiellement actée. Et déjà, les observateurs de cette relation contrariée depuis plusieurs années, entre un club victime d'une gestion calamiteuse et une métropole exposée aux aléas financiers, savent que le pire est à venir. Avant de redémarrer en championnat la saison prochaine, le FCGB (Football club des Girondins de Bordeaux) devra présenter ses comptes devant un autre anagramme en quatre lettres, mais bien plus redoutable : la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion). Si l'instance valide le dossier bordelais, le club pourra continuer à évoluer dans son championnat. Dans le cas contraire, il pourrait carrément tomber en Nationale 3, le cinquième et dernier échelon du football professionnel français chez les masculins.