C'est un montant record pour l'agglomération bordelaise ! Jusqu'en 2030, le prochain gestionnaire du réseau des transports publics métropolitains va toucher 2,2 milliards d'euros dans le cadre d'une délégation de service public (DSP). Une somme vertigineuse qui s'explique par les nombreux défis qui attendent les mobilités : saturation du réseau, maintenance, transition environnementale, nouveau mix des transports... Alors que deux candidats étaient dans la course, le président de la métropole Alain Anziani a annoncé le 9 juin que c'est le dossier porté par Keolis qui sera soumis au vote du conseil métropolitain ce jeudi.
L'entreprise, qui pilote déjà les transports publics bordelais depuis 2009, a été choisie au détriment de son concurrent Transdev. "Les deux candidats ont été très motivés", a souligné Alain Anziani. Logique au vu de l'enjeu financier. Mais la faveur à Keolis s'explique notamment par des propositions très ambitieuses. Avec deux nouvelles lignes de tramway déployées sur le réseau existant, le délégataire veut conforter le statut de ce mode de transport comme l'épine dorsale des mobilités bordelaises. Il sera désormais possible de se rendre de Bègles jusqu'à l'aéroport, en passant par la gare Saint-Jean, sans changer de tramway. Idem pour relier Floirac et Blanquefort. Tout ça grâce à un aiguillage à Porte de Bourgogne, au pied du pont de Pierre.