Pionnier de la fermeture des urgences de nuit, le CHU de Bordeaux a passé un bon été
Jean-Philippe Déjean
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Vue de l'hôpital Pellegrin, vaisseau amiral du CHU de Bordeaux.
Thomas Sanson / Ville de Bordeaux
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Vue de l'hôpital Pellegrin, vaisseau amiral du CHU de Bordeaux.
Thomas Sanson / Ville de Bordeaux
Le directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux, Yann Bubien, a présenté ce lundi 12 septembre le bilan hospitalier de cet été 2022. Au cours de ce premier semestre le CHU de Bordeaux a défrayé la chronique en France en annonçant en mai dernier la fermeture des urgences nocturnes adultes, de 17 heures à 8 heures, avec régulation de l'accès à ce service par le 15, qui est de ce fait devenu réservé aux cas graves.
Jugée inacceptable par la CGT, cette mesure prise par manque de personnel avait alors suscité un véritable tollé syndical, alors que le CHU de Bordeaux (1) reste le plus gros employeur de Nouvelle-Aquitaine, avec 14.569 fiches de paie adressées chaque mois en 2021. La pression sur le personnel soignant ne s'étant pas améliorée par la suite, la direction du CHU de Bordeaux, établissement de pointe régulièrement classé en seconde voire troisième place au national quand il n'est pas premier, procédait dès juin à la fermeture de 600 lits cet été pour permettre aux soignants de prendre leurs congés.
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Il n'en reste pas moins que le problème de fond, celui des recrutements, n'a pas disparu. La direction du CHU de Bordeaux en est bien consciente et fait de nombreux efforts dans ce sens, notamment en termes de communication. Volontarisme qui s'est soldé par un millier de recrutements depuis le début de l'été, dont 151 en juin, 299 en juillet, 320 en août et 267 pour ce mois de septembre. Le directeur général a souligné que deux secteurs restent en forte tension : la gériatrie et les postes de nuit, tandis que le taux d'absentéisme est en baisse. Ce qui a rendu possible la réouverture de nombreux lits et un retour à la situation d'avant la période estivale.
Jean-Philippe Déjean