[Article mis à jour le 10/02/23 avec la contribution de la Fnaut]
« La question que Bordeaux Métropole doit se poser c'est celle de la liaison entre la rive droite et la rive gauche à l'approche du mur de 2030. Or, le transport par câble n'y répond pas car il n'a ni la bonne capacité ni le bon tracé », attaque Christophe Duprat. Désormais dans l'opposition, le maire (LR) de Saint-Aubin-du-Médoc et ancien vice-président de Bordeaux Métropole en charge des transports ne cache pas tout le mal qu'il pense de la possible arrivée d'une télécabine au-dessus de la Garonne. Le projet fait l'objet d'une concertation publique jusqu'au 13 février.
Avec ses collègues de droite et du centre, il tacle « un gadget touristique coûteux ». Pour eux, les tracés proposés manquent leur cible que ce soit pour les touristes ou les habitants tandis que l'infrastructure elle-même « risque de dégrader le paysage et de menacer le label Unesco avec des pylônes de 70 mètres de haut [soit quasiment la même hauteur que les piles du pont Chaban-Delmas, NDLR] », juge Patrick Bobet, le maire du Bouscat et chef de file de l'opposition. Tout ça pour un coût élevé - a minima compris entre 50 et 100 millions mais probablement bien davantage - et une capacité de transport jugée trop faible avec « une promesse de 10.000 à 14.000 voyageurs par jour mais une réalité qui ne dépassera pas les 8.000 », selon Christophe Duprat. Sans même compter « le risque d'une bataille juridique aussi longue que coûteuse avec les riverains ».