Des panneaux d’affichage de promoteurs immobiliers se sont installés depuis 2014 à Saint-Jory, en périphérie de Toulouse. La nouvelle municipalité, élue en décembre 2023, veut abolir la pollution visuelle dans la commune et faire appliquer la loi. Ils ont demandé le retrait des panneaux aux promoteurs.
Au nord de Toulouse, la nouvelle municipalité de Saint-Jory a lancé une bataille contre la pollution visuelle des panneaux de promoteurs immobiliers. Élu début décembre, le nouveau maire, Victor Denouvion (PS), a lancé sa première mesure symbolique : plus de panneaux de promoteurs sur la commune.
Le maire précédent, Thierry Fourcassier, a démissionné en septembre dernier après été mis en examen pour corruption passive, trafic d'influence passif, publicité commerciale pour propagande électorale pendant la campagne et obtention de suffrages en échange de dons ou promesses. Il avait laissé les panneaux de promoteurs s'installer sans déclaration en mairie selon les dires de son successeur.
Des panneaux non déclarés
Ces panneaux, en plus d'être irréguliers, ne respectaient pas
le Règlement Local de Publicité Intercommunal. Celui-ci
prévoit qu'un panneau de publicité n'a pas le droit d'être installé à moins de 50 mètres d'un rond-point, dans le périmètre des bâtiments de France et de prendre plus de 8m2. Certains affichages collectaient les trois infractions avec une surface pouvant atteindre jusqu'à 12m2.
Par ailleurs, la précédente équipe municipale avait autorisé un important contingent de nouveaux logements (3.500 habitations depuis 2014, d'après Victor Denouvion). Outre le respect de la loi, la nouvelle équipe électorale a voulu symboliquement les faire retirer pour marquer leur entrée à l'hôtel de ville. « Symboliquement, c'était important de montrer qu'en changeant de municipalité, nous changeons de philosophie en matière d'urbanisme. Nous voulons montrer que les promoteurs n'ont plus la main sur la commune », déclare Victor Denouvion, maire de Saint-Jory.
Les panneaux étant sur des domaines privés, la mairie ne peut pas les retirer. C'est aux promoteurs de le faire. Ils ne peuvent pas non plus être régularisés puisqu'ils ne respectent pas la réglementation. « Nous sommes dans une procédure à l'amiable pour le moment. Nous avons envoyé des recommandés et maintenant, nous attendons que les promoteurs les retirent », avance l'élu. Cinq panneaux ont déjà été enlevés. Malgré les lettres recommandées envoyées par la mairie, certains font encore la sourde oreille. Des poursuites judiciaires seront engagées si rien n'est fait.
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