Sabrina Agresti-Roubache, le retour au gouvernement qui compte pour Marseille

Laurence Bottero
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L'annonce n'a pas surpris, tant on imaginait mal Sabrina Agresti-Roubache ne pas faire partie du gouvernement Attal. Et à Marseille, ces dernières semaines, acteurs politiques et économiques confondus, formulaient un même espoir : retrouver la native de Felix-Pyat aux mêmes manettes gouvernementales. Car concernant Marseille en Grand, il va falloir passer à la vitesse supérieure.
C'est en novembre dernier que la ministre de la Ville se voit confier par Emmanuel Macron la supervision du Plan Marseille en Grand. Un Plan doté d'une enveloppe de 5 milliards d'euros pour remettre Marseille en avance de phase et faire de la Cité phocéenne un laboratoire où on teste, expérimente ce qui peut être la ville des prochaines décennies.
Un Plan extrêmement ambitieux parce qu'il touche à tout ce qui fait le Talon d'Achille de la deuxième ville de France : les transports - 1 milliard d'euros à eux tous seuls - la santé, les écoles, la sécurité, le logement, la culture, l'entreprenariat... Des secteurs comme la santé qui vont bien mais qui doivent être accompagnés dans leur croissance. D'autres, véritables plaies comme les transports ou le logement, qui doivent être accélérés, vite.
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Si Sabrina Agresti-Roubache s'est vue confier cette mission c'est que Marseille connaît inlassablement des « chicayas » politiques, parfois politico-économiques, ce que la vice-capitale de France ne peut se permettre.
La ministre de la Ville l'a précisément dit lors de son discours le 24 octobre dernier, le succès de ce Plan sera collectif ou il ne sera pas. Aux vestiaires, les chicayas, c'est l'esprit d'équipe qui doit prévaloir.Si elle estime qu'il n'existe qu'un seul arbitre, Emmanuel Macron, Sabrina Agresti-Roubache endosse parfaitement bien le rôle de chef d'orchestre. Ses venues dans la Cité phocéenne en tant que ministre, dès l'été, lui ont clairement permis de donner le la, entre visites et déclarations.
Laurence Bottero