Macron et Marseille en Grand : un Plan qui fonctionne ?
Laurence Bottero et Maëva Gardet-Pizzo
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Photo d'emmanuel macron a roubaix
POOL
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Trois jours c'est très long pour un déplacement présidentiel. Et si les sujets de fonds ne manquent pas, il faut aussi voir dans ce temps consacré, la preuve de l'amour qu'éprouve Emmanuel Macron pour la deuxième ville de France.
Un intérêt particulier pour la Cité phocéenne qui a rendu le président de la République particulièrement sensible à son devenir, au point d'écouter les acteurs politiques et économiques de la Cité phocéenne et de décider de faire de cette ville de la Méditerranée à nulle autre pareille un laboratoire d'expérimentation. Autrement appelé, Marseille en Grand.
Un projet lancé lors de ce qui demeure dans l'Histoire comme le discours du Pharo, pointant les domaines où il fallait agir : écoles, transports, entreprenariat, culture... Projet devenu officiellement Plan Marseille en Grand, avec un préfet dédié, Laurent Carrié, pour bien signifier la volonté de réussir.
Près de deux ans après ce discours, Marseille en Grand est un Plan qui parle davantage aux politiques et aux acteurs économiques qu'aux Marseillais eux-mêmes. C'est ce que souligne le sondage Ifop/Public Sénat publié début juin par La Tribune. Pour 19% d'entre eux, c'est même un Plan dont ils n'ont jamais entendu parler. Preuve que si l'initiative est pleine de bonne volonté, elle n'est, pour la plupart des habitants de la ville, pas visible.
Pour 42%, c'est même l'insatisfaction qui prime. Signal d'impatience ? Il est évident qu'entre les annonces et la concrétisation, le temps est nécessaire. Mais les besoins sont tellement prégnants que, forcément, l'impatience prime.
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Il faut dire que l'un des sujets les plus attendus est celui qui concerne les écoles.
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Rats, cafards, punaises de lit, fuites, délabrement, préfabriqués... La situation des écoles marseillaises a souvent suscité l'effroi ces dernières années et amplifié des inégalités socio-économiques déjà fortes à l'échelle de la ville. Le Plan Marseille en Grand y consacre donc un volet, à la fois à travers la rénovation du bâti et l'innovation pédagogique. C'est ainsi que début 2022, le maire de la ville, Benoît Payan peut annoncer un plan de rénovation à hauteur de 1,2 milliard d'euros dont 400 millions sont alloués par l'État pour le bâti, avec l'ambition de créer ou de rénover entièrement 174 écoles, soit un tiers de celles que compte le parc marseillais. Une société publique locale d'aménagement d'intérêt national (Splain) dédiée est mise sur pied en février 2022 afin de mener ces projets. « Actuellement, 19 chantiers sont en cours et 60 études ont été engagées pour de nouveaux projets », assure la préfecture des Bouches-du-Rhône.
Laurence Bottero et Maëva Gardet-Pizzo