« Pourquoi ne pas créer un poste de vice-Premier ministre en charge de la décentralisation ? » (Christian Estrosi)

Laurence Bottero
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Eric Gaillard

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LA TRIBUNE - Michel Barnier Premier ministre, c'était le meilleur choix ?
CHRISTIAN ESTROSI - L'avenir nous dira si c'était le meilleur choix. Personnellement je suis content que l'on ait fait le choix d'une personnalité LR extrêmement consensuelle, dont j'ai pu mesurer l'expérience, le talent en ayant partagé une grande part de ma vie politique sur les mêmes bancs, que ce soit au RPR, à l'UMP, chez les Républicains, au travers des responsabilités ministérielles ou encore de ses campagnes européennes... j'ai admiré son talent d'organisateur, avec Jean-Claude Killy, des Jeux Olympiques d'Albertville. Je n'ai que des raisons de me satisfaire de ce choix. Son expérience européenne, au moment où la priorité, face au poids de la dette de notre pays, est d'organiser un budget en équilibre pour 2025, est un atout.
Michel Barnier vous a-t-il proposé d'intégrer son gouvernement ?
Non. Nous avons échangé, lorsque je l'ai félicité pour sa nomination, lui disant qu'en tant que maire de Nice et vice-président d'Horizons, il pouvait compter sur mon soutien plein et entier. Je ne suis demandeur de rien, la règle interdisant le cumul du mandat de maire et de ministre. Mon choix restera toujours tourné vers ma ville. Cela lui a été dit très clairement.
Vous regrettez le non-cumul des mandats ?
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J'ai toujours trouvé cela dommage. On a détricoté la Vème République. La suppression du septennat était une erreur, la suppression de la possibilité pour un Président de la République de se présenter plus de deux fois était également une erreur. Et la suppression du cumul des mandats, qui n'a jamais été un cumul de rémunérations, était aussi une erreur. Et ces trois erreurs cumulées nous conduisent à l'instabilité que l'on connaît aujourd'hui. Nous voyons bien que l'enracinement dans les territoires de grands présidents de l'exécutif, qui siégeaient au Parlement, ont toujours permis, sous la Vème République des alternances raisonnables des débats déraisonnables, jamais déconnectés avec les territoires, contrairement à ce que l'on voit actuellement, où des parlementaires déconnectés conduisent à des débats déconnectés
Laurence Bottero