Métro à Labège : le Sicoval pose une première pierre symbolique pour faire réagir le maire de Toulouse

Béatrice Girard

Béatrice Girard
La brochette d'élus du Sicoval était pratiquement complète aujourd'hui dans le vaste hangar qui jouxte le siège social du Sicoval à Labège. Les élus ou adjoints des 36 communes ont répondu présent à l'appel de Jacques Oberti afin de poser la première pierre du PLB (prolongement de la ligne B) et présenter à la presse le prototype du viaduc qui devrait accueillir les rails du métro. Pour rappel, le projet est pour le moment suspendu à la décision du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, qui n'y est pas favorable.
Derrière les écharpes tricolores et les sourires, le ton est rapidement devenu offensif. Après avoir remercié les élus d'avoir "joué le jeu de cette image très symbolique", Jacques Oberti, le président du Sicoval, est entré dans le vif du sujet.
Pour mémoire, l'enquête publique avait émis un avis favorable à la réalisation du PLB en septembre dernier, avec des réserves. "Nous avions dit que nous nous emploierions à lever ces réserves et c'est ce que nous avons fait", a plaidé le président du Sicoval, assurant que la modification du tracé à proximité de l'immeuble Datamédia était réglée. De même, la réserve concernant la réduction de l'impact sonore à proximité du cinéma "sera bientôt levée" et "l'ajout de parcs à vélo sécurisés" ne poserait "pas de problème". Jacques Oberti a enfin précisé que l'enquête parcellaire complémentaire était en cours de réalisation.
Le président du Sicoval est aussi revenu sur le financement global du PLB et a indiqué que l'estimation globale de 362 millions d'euros a été affinée et fixée à 363,35 millions d'euros (hors maîtrise d'ouvrage). Un surcoût qui sera réparti au prorata de la participation des différents partenaires.
L'élu a également précisé qu'à ce jour 15 millions d'euros ont déjà été investis dans le PLB, notamment sous la forme de différentes études et pour la réalisation du prototype grandeur nature de ce viaduc qui a coûté à lui seul 90 000 euros.
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Sur le budget global du PLB (363,35 millions), 80 millions proviennent du Conseil départemental qui s'est engagé à soutenir le projet.
Ainsi le président Georges Méric, qui avait fait le déplacement, n'a lui non plus pas mâché ses mots.
Concernant la 3e ligne de métro qui fait concurrence au PLB, Georges Méric a estimé que "la temporalité n'était pas la même. Sur ce sujet, nous n'avons ni tracé, ni financement, ni montage juridique. Ce projet ne doit pas empêcher Tisséo et Toulouse Métropole d'appuyer sur le bouton pour lancer le PLB."
À la tête du Conseil départemental, outre ses compétences en transports, Georges Méric est aussi sollicité en matière de grands investissements et il discute en ce moment avec Jean-Luc Moudenc sur les transferts de compétences à réaliser à partir de 2017. Autant dire que son poids sur le dossier est réel, mais l'élu a assuré "ne pas mélanger tous les sujets" : "La décision concernant le PLB n'aura pas d'incidence sur les autres dossiers."
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De son côté, au Sicoval, Jacques Oberti a écrit à Tisséo pour que la décision concernant le PLB soit inscrite à l'ordre du jour du prochain conseil syndical le 9 décembre. Une demande qui est restée sans réponse à ce jour selon lui.
D'ici là, le Sicoval tiendra un conseil communautaire le 7 décembre et, en coulisses, les conseillers assurent qu'ils n'ont pas dit leur dernier mot, y compris d'un point de vue juridique.
Béatrice Girard
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