Métro à Labège : le président du Sicoval veut lancer les marchés publics

Sophie Arutunian
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Suite à l'avis favorable de l'enquête publique sur le PLB, vous demandez le lancement des marchés publics. Pourtant, l'enquête pointe un problème de financement...
Il faut en effet procéder au lancement des marchés publics le plus tôt possible, et c'est logique. Les deux réserves les plus importantes émises par la commission d'enquête concernent la date de mise en service du PLB et son plan de financement. Donc, le plus tôt on lancera les marchés publics, le plus tôt on connaîtra la date de mise en service, et le plus tôt on connaîtra le chiffrage réel du projet. En lançant les marchés publics maintenant, une mise en service en 2020 voire début 2021 est possible. Mais Jean-Luc Moudenc joue la montre en ne rendant sa décision que dans trois mois. Plus il recule sa décision, moins la date de mise en service sera connue rapidement.
Le Sicoval estime que le PLB va coûter 362 millions d'euros. Or, ce chiffre est contesté et la commission d'enquête estime que 399 millions d'euros serait un montant plus proche de la réalité. Que répondez-vous ?
Pendant l'enquête publique, les commissaires enquêteurs ont récolté des éléments en provenance de Toulouse Métropole, qui était dans un jeu de démontage du projet.
De notre côté, nous sommes persuadés que nous seront très proches, voire exactement dans l'estimation de départ, soit 362 millions d'euros. Encore une fois, lançons les marchés publics, et nous en aurons la certitude. Tout ce qui sème le doute quant au financement du PLB est nul et non avenu. Passons à l'action et réunissons les financeurs si besoin.
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Que ferez-vous si le devis est plus élevé ?
Si le devis est plus élevé, nous ferons comme d'habitude : nous nous mettrons autour de la table et nous trouverons une solution intelligente. Ce qu'il faut retenir, c'est que le Sicoval est sans doute la première collectivité à contribuer à une telle hauteur à un projet structurant pour son territoire, mais aussi pour les territoires voisins. Vous imaginez bien que ce n'est pas quelques milliers d'euros en plus qui viendront bloquer le projet, d'autant plus que le projet soi-disant concurrent est une troisième ligne de métro à 1,7 milliard d'euros.
Sophie Arutunian
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