Les chefs d’entreprise d'Occitanie se lancent dans le Grand Débat National

Pierrick Merlet
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Grand Débat National
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Alors que l'Acte XIII des Gilets jaunes s'est déroulé samedi 9 février dans la Ville rose, les chefs d'entreprise et commerçants, premières victimes de ce mouvement par les conséquences économiques qu'il engendre, ont décidé de prendre la parole. Pour cela, en plus d'actions coup-de-poing comme la mise en vente fictive de centaines de commerces du centre-ville toulousain, la Chambre de commerce et d'industrie d'Occitanie (CCI) a décidé de leur organiser une réunion locale du Grand Débat National.
Pour rappel, cette initiative du chef de l'État, Emmanuel Macron, est une réponse au mouvement social des Gilets jaunes. Il doit se dérouler du 15 janvier au 15 mars, et faire remonter les colères et demandes de tous les Français. Le nombre de participants au niveau national conditionnera la réussite de cette initiative politique.
Une opportunité que les chefs d'entreprise locaux ne vont pas laisser passer. Le rendez-vous est fixé au siège du corps intermédiaire, à Blagnac, en fin d'après-midi, mardi 12 février. "L'objectif de notre soirée est de faire entendre la voix de l'entreprise, qui est trop souvent absente des débats", estime Alain Di Crescenzo, le président de la CCI Occitanie et fondateur d'IGE+XAO. Après avoir rappelé les règles de bon conduite, devant une salle comble de 150 personnes ce soir-là, il annonce le grand thème de la soirée : "La fiscalité et les dépenses publiques. Les enjeux de compétitivité de notre économie".
Les entrepreneurs toulousains ne se font pas prier pour prendre la parole et présenter leur analyse.
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Un autre le complète en expliquant que "l'Allemagne a le même nombre d'élèves que la France, des professeurs payés 30% de plus que ceux en France et pourtant le budget de l'éducation allemand est 10% inférieur à celui de la France. C'est mal géré, il faut dépenser mieux". Pour cet homme d'une cinquantaine d'années cela passe par une Cour des comptes qui ne contente pas de pointer du doigt ce qui ne va pas dans ses rapports, mais aussi "aller chercher ce qui marche ailleurs".
Pierrick Merlet
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