A Toulouse, la pollution baisse mais le fossé social se creuse

Florine Galéron
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C'est un mal invisible qui tue pourtant massivement. Alors que les chiffres des accidents de la route (plus de 3.000 morts par an en France) sont scrutés de près par les pouvoirs publics, les conséquences sanitaires liées à la pollution de l'air passent plus inaperçues, même si le nombre de victimes est dix fois plus important. D'après Santé publique France, chaque année près de 40.000 décès seraient attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux particules fines.
A l'approche des 3ème Rencontres Internationales Air et Santé qui se tiendront les 6 et 7 février 2024 à Toulouse, Atmo Occitanie, a dévoilé une étude en partenariat avec l'Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie et le CREAI-ORS Occitanie qui montre les gains sanitaires dus à l'amélioration de la qualité de l'air sur une centaine de communes de l'agglomération de Toulouse.
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Entre 2009 et 2019, la pollution liée aux particules fines (PM 2.5) a diminué de 40%. Cette dernière est souvent liée au chauffage au bois ou aux anciennes chaudières au fioul ou encore à la combustion de végétaux. Cette régression des particules fines a aussi entraîné une forte baisse, de l'ordre de 54% des décès attribuables à une exposition à long terme aux particules fines parmi les habitants âgés de 30 ans et plus. « Nous sommes passés de 159 décès/an attribuables aux PM 2.5 pour 100 000 habitants en 2009 à 73 décès/an pour 100 000 habitants en 2019 », relève Dominique Tilak, directrice générale d'Atmo Occitanie. L'ensemble de ces décès pourraient être évités, soit plus de 400 vies sauvées sur l'agglomération si l'agglomération se conformait aux recommandations de l'OMS en ne dépassant une concentration de 5 microgrammes par m3 de particules fines.
Florine Galéron
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