"Il paraît que j'ai aussi bon caractère que Pierre Izard..." Arnaud Lafon confirme ses ambitions pour les départementales

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
Pour Arnaud Lafon, c'est "le match retour". Battu lors des cantonales de 2011 par la socialiste Muriel Pruvot (57,53 % des voix contre 42,47 % pour lui), le maire Modem de Castanet-Tolosan, qui assure son 3e mandat, paraît déterminé à remporter le scrutin du 29 mars prochain. Son leitmotiv : "mettre de l'ordre" au Conseil général. Il fait campagne dans le seul canton du département qui n'a pas été "charcuté" selon ses mots, par la réforme territoriale. Le canton de Castanet-Tolosan comprend 15 communes réparties sur le territoire du Sicoval, plus Saint-Orens (Toulouse Métropole).
Arnaud Lafon assume, la présidence du Conseil général l'intéresse :
Car d'autres candidats se déclareront peut-être d'ici le 29 mars. "Il y a plusieurs talents dans nos rangs", rappelle Arnaud Lafon. La jeune Jennifer Courtois Perissé, maire de Rieumes, mise en avant par Jean-Luc Moudenc lors de la présentation des candidats le 16 janvier, par exemple. André Ducap, conseiller général sortant (Toulouse 2), ou Jean-Marc Dumoulin (maire de Villemur-sur-Tarn) disposent tous les deux d'une solide expérience.
"Jean-Luc Moudenc a clairement annoncé qu'il souhaiterait un président du Conseil général issu du milieu rural, pas de Toulouse Métropole", a rappelé ce matin Arnaud Lafon, dont la commune ne fait justement pas partie de Toulouse Métropole. L'avis de Jean-Luc Moudenc est néanmoins purement consultatif, puisque ce sont les 54 conseillers départementaux élus qui voteront pour leur président. Parmi eux, 22 seront issus des 11 cantons de la métropole.
En attendant, Arnaud Lafon ironise :
Arnaud Lafon, à l'instar de nombreux candidats aux départementales (tous partis confondus), déplore de devoir mener une campagne alors que l'on ne connaît pas encore les compétences des futurs élus (la loi NOTRe est toujours en débat au Parlement). Pour autant, le candidat a d'ores et déjà un mot d'ordre bien précis : "mettre de l'ordre".
Arnaud Lafon estime que les territoires ruraux sont largement favorisés au détriment des territoires urbains, en ce qui concerne les subventions du Département. Il dénonce une augmentation de la fiscalité et un budget de fonctionnement déséquilibré par rapport au montant de l'investissement. "La structure grossit toujours plus et devient apathique."
Sa méthode : "co-construire et cofinancer" les projets du département avec les communes et la métropole. "L'appartenance politique n'est pas un préalable pour travailler ensemble", affirme celui qui par ailleurs accuse les socialistes de n'avoir eu "aucune politique ambitieuse pour le département depuis 10 ans".
Arnaud Lafon le sait, les départementales "ne passionnent pas les foules". Il envisage un score "très serré" : "il y a une chance sur 2 pour que la droite remporte le département." Sa campagne se fera notamment sur les réseaux sociaux.
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