Régionales : dans quels départements se présenteront Reynié, Delga, Onesta et Aliot ?

Laurent Dubois
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Ce n'est pas une surprise. Le choix est conforme au parcours de la socialiste. Maire de Martres-Tolosane, députée d'une circonscription incluant les cantons du Comminges, Carole Delga est une Haut-Garonnaise pure souche. Ses mandats locaux et nationaux puisent leurs racines dans le département du Stade Toulousain et d'Airbus. Le soutien affiché de la puissante "fédé" du PS 31 et de son 1er fédéral Sébastien Vincini, le poids électoral de la Haute-Garonne (environ un quart des votants sur la grande région) pourraient justifier à eux seuls une option haut-garonnaise. Mais, pour Carole Delga, la Haute-Garonne est un berceau politique et même familial. La candidate socialiste est née à Toulouse. Elle habite dans la maison héritée de sa grand-mère et en dehors d'un court séjour professionnel à Limoges et d'un passage à la faculté de Pau, Carole Delga a étudié et travaillé entre la place du Capitole et les rues de Saint-Gaudens. La secrétaire d'État de Manuel Valls va quitter la semaine prochaine (l'annonce doit intervenir mardi 16 juin) son bureau de Bercy et les bords de Seine. Elle va pouvoir retrouver, à temps plein, une terre d'élection qu'elle n'a jamais vraiment quittée.
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Une option semble évidente. Dominique Reynié est originaire de Rodez. Une tête de liste dans le département de l'Aveyron a du sens. D'ailleurs, la tradition locale a déjà été respectée et la légendaire solidarité entre Aveyronnais a pleinement joué. En effet, lors du vote de Sète, Dominique Reynié a bénéficié de l'appui ferme et soutenu du député Yves Censi, du sénateur Alain Marc et du président du Département, Jean-Claude Luche. Une candidature entre le Larzac et la vallée du Lot permet de s'implanter en terre "amie". Ce choix permet également de "corriger" une biographie très parisienne. Le politologue de la rue Saint-Guillaume (adresse germanopratine de Sciences Po) et des plateaux de France 5 doit donner des gages sur sa "régionalité". Une candidature aveyronnaise permettrait de renforcer un ancrage local qui n'est pas évident. Les (lointaines) racines ruthénoises de Dominique Reynié sont occultées par les trente années passées à Paris. Au regard de son profil, l'Aveyron est un "correctif" utile. De plus, l'Aveyron est le plus languedocien des départements midi-pyrénéens. Millau et Saint-Afrique s'étant clairement tournés vers Montpellier, symboliquement, l'option du "12" permettrait d'afficher une ouverture vers la grande région. D'après nos informations, Dominique Reynié serait plutôt tenté par un ancrage languedocien et l'Aude retiendrait notamment son attention. Carcassonne est la porte languedocienne de Midi-Pyrénées. Dans les prochains jours, Dominique Reynié lèvera le voile.
Laurent Dubois
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