Régionales : après les attentats, la campagne change de ton
Florine Galeron, Gael Cérez et Sophie Arutunian
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J-9 avant le premier tour des élections régionales, un scrutin inédit : le premier qui concernera les nouvelles grandes régions. Du côté des candidats, la campagne menée sur 13 départements depuis plusieurs mois est éreintante. Les attentats de Paris le 13 novembre, qui ont déstabilisé le pays, ont aussi changé le climat de la campagne, lui apportant une gravité inédite.
Ces attaques terroristes sont devenus un sujet de débat, notamment dans le cadre de la campagne. L'enjeu : ne pas être soupçonné de "récupération politique" des événements, un exercice équilibriste.
Ainsi, la candidate PS Carole Delga a publié une lettre dans laquelle elle estime que "notre pays vient de connaitre des événements dramatiques qui nous appellent à faire, plus que jamais, preuve de sang froid, de fermeté et de responsabilité". Une démarche très critiquée par ses opposants sur les réseaux sociaux.
La candidate a posté un autre tweet sujet à polémique lundi 23 novembre, dans une série de tweet sur le thème #VoterCestResister :
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Louis Aliot, dont le parti est régulièrement soupçonné de profiter des attentats, a réagi : "Profitons-nous des événements ? Il y a tellement d'accusations contre le Front National que je n'y fais plus attention. Nous n'avons pas exploité les attentats, à la différence de Carole Delga qui envoie une lettre à 1 million de personnes pour se refaire une virginité politique", affirme le candidat FN.
Florine Galeron, Gael Cérez et Sophie Arutunian
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