Après les régionales, la droite ouvre le débat de sa ligne politique à Toulouse

Florine Galéron

Florine Galéron
D'emblée dimanche soir, le maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc a fait état du constat qui s'imposait après les résultats défavorables de la liste de l'union de la droite et du centre :
À l'issue du second tour, le chef de file régional pour Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées a recueilli seulement 21,32 % des suffrages, 23 points derrière la gagnante socialiste Carole Delga et 11 points derrière la liste Front National de Louis Aliot.
Pour Jean-Luc Moudenc, ces résultats appellent à rediscuter de la ligne politique de la droite. Le président de Toulouse Métropole a rappelé que deux échéances cruciales attendent les Républicains : fin janvier d'abord avec l'élection des représentants des instances départementales du parti, puis fin 2016 avec la primaire pour désigner le candidat de la droite aux élections présidentielles. Le débat sur la ligne politique est donc selon lui "un challenge dont le parti ne peut pas faire l'économie, même si l'équation est difficile". Et pour cause :
Une mise au point nécessaire également selon la députée Laurence Arribagé, présidente de la fédération de Les Républicains en Haute-Garonne : "Il va falloir tous se remettre en cause et se rappeler ce fameux premier tour où le FN est arrivé en tête dans quasiment toutes les régions. C'est à nous, Les Républicains, de rediscuter de la ligne politique de la droite".
À la fin de son discours hier soir, Jean-Luc Moudenc a appelé la droite à s'unir autour de Dominique Reynié au Conseil régional : "En 2010 les conseillers régionaux se sont scindés en deux groupes. Ils ont été inaudibles pendant des années. Quand la droite et le centre sont divisés, nous perdons les élections. Quand nous sommes unis, nous l'emportons."
Un discours qui laisse sceptique le président de l'UDI 31, Jean Iglésis :
Le centriste appelle ainsi à agir en instaurant le non-cumul des mandats et à "changer les pratiques politiques en limitant à un seul mandat pour favoriser le renouvellement de la classe politique".
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En tout cas, selon Jean-Luc Moudenc "si nous ne tranchons pas, notre famille politique n'aura pas d'avenir".
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Ce débat intervient alors que Les Républicains tenaient leur bureau politique ce lundi matin. Nicolas Sarkozy a annoncé qu'un conseil national consacré à la ligne idéologique du parti serait convoqué les 13 et 14 février. Il est également envisagé d'avancer avant l'été la primaire prévue en novembre, afin que LR se dote d'un vrai leadership. Le président des Républicains a évincé la numéro 2 du parti Nathalie Kosciusko-Morizet, accusée de ne pas respecter les consignes du parti. Au lendemain du premier tour, cette dernière s'était opposé à la stratégie "ni fusion, ni retrait" face au Front National.
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