Carole Delga et Gérard Onesta dévoilent leur accord de majorité pour la Région

Gael Cérez

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Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Huit jours après la victoire de la liste "Notre sud en commun" (rassemblant le PS, le PRG, le MRC, EELV, le PCF, le PG, le POC et le NGS) et autant de journées de négociation, la majorité de gauche dans l'assemblée régionale de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est parvenue à un accord politique.
Face à "une montée alarmante de l'extrême droite et le maintien à un très haut niveau de l'abstention", la nouvelle majorité a décidé de mettre en place une nouvelle gouvernance. L'objectif : donner plus de responsabilités à l'assemblée régionale afin qu'elle n'agisse plus en simple caisse enregistreuse de l'exécutif.
L'assemblée régionale sera dotée d'un bureau de 5 élus (3 PS, 1 PRG et un Nouveau Monde). Distinct du bureau du Conseil régional (composé par la présidente, les vice-présidents et les membres de la commission permanente), le bureau de l'assemblée, placé sous l'autorité permanente de la présidente de Région, a pour rôle de :
Si les conseillers régionaux valident cette option le 4 janvier prochain, la tête de liste de Nouveau Monde Gérard Onesta - qui avait milité en faveur d'une dissociation des pouvoirs exécutif et législatif au sein du Conseil régional - présidera cet organe. "Si je suis élu, nous créerons le poste de rapporteur dont l'opposition pourra profiter pour avoir un droit à un temps de parole", a-t-il promis. Ces rapporteurs pourront "commenter, enrichir ou infléchir" les propositions de l'exécutif régional et proposer des rapports d'initiatives.
Par ailleurs, une conférence des présidents de commissions sera instituée une fois par trimestre sous la présidence de la présidente du Conseil régional et du président du bureau de l'assemblée, afin de mieux coordonner le travail de l'assemblée.
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Afin de redonner le goût de la politique aux citoyens, la majorité s'engage à développer "une démocratie participative pleine et entière". L'assemblée régionale pourra être saisie par voie de pétition citoyenne. Les grandes politiques régionales feront l'objet d'une procédure d'évaluation publique. Les populations concernées seront consultées pour les grands projets d'aménagements du territoire. La possibilité d'organiser des référendums d'initiative citoyenne sera étudiée. Enfin, "Nous créerons des commissions thématiques citoyennes pour éviter les confrontations mortifères sur le terrain", a annoncé Gérard Onesta.
Autre annonce d'envergure : la création d'une assemblée des territoires. "Le 21e siècle est celui de la République des territoires, affirme Carole Delga. En leur reconnaissant leurs spécificités, nous rendons la République Une et indivisible. À une époque, nous avions besoin de centralisation, nous avons maintenant la maturité politique." Cet organe consultatif se réunira pour la première fois courant 2016 à l'hôtel de la région et à une périodicité qui reste à déterminer.
Il proposera au Conseil régional des recommandations et des amendements sur les grandes décisions de ce dernier que "la Présidente s'engage à soumettre à sa propre assemblée". Aucun budget n'est prévu pour cette instance dont seront membres 158 élus locaux des collectivités composant la nouvelle région (différents de ceux élus à l'assemblée régionale).
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Suivant les équilibres politiques et territoriaux, l'exécutif du Conseil régional, présidé par la socialiste Carole Delga, devrait comporter 6 élus PS, 3 PRG, 2 EELV, 1 MRC et 2 PCF (7 femmes et 8 hommes).
Gael Cérez
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