Municipales 2020 : Nadia Pellefigue et son investiture PS contrastée

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue, fondatrice du mouvement Une, a désormais le soutien du PS.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue, fondatrice du mouvement Une, a désormais le soutien du PS.
Rémi Benoit
Après le retrait de Romain Cujives, sans grande surprise le duo Nadia Pellefigue et le sénateur Claude Raynal ont obtenu l'investiture du Parti Socialiste, après le vote des militants de la métropole de Toulouse samedi 29 juin. Mais attention, cette primaire (sans concurrent) n'a pas désigné la future tête de liste, mais des chefs de file qui ont désormais pour mission de rassembler la gauche en vue des élections municipales de mars 2020 dans la Ville rose.
Ainsi, sur les 349 votants socialistes, pas moins de 95,1 % ont donné leur voix au duo porté par la fondatrice du mouvement UNE et par l'ancien maire de Tournefeuille.
Seulement voilà, si ces chiffres semblent satisfaisants pour un parti politique en difficulté lors des derniers scrutins, la réalité est un peu plus nuancée.
À noter également que si 349 militants ont voté cette fois-ci, à l'échelle de toute la métropole, en 2008 uniquement à Toulouse, 742 adhérents socialistes avaient voté en 2008 au cours de la "primaire" et 705 en 2014, toujours uniquement sur la Ville rose. La preuve que le Parti Socialiste mobilise moins qu'auparavant.
Parallèlement à l'organisation de ce scrutin, la vice-présidente de la Région Occitanie en charge du Développement économique, de l'Enseignement supérieur, de l'Innovation et de la Recherche, avance avec son mouvement citoyen Une (Une Nouvelle Energie).
Nadia Pellefigue a ainsi dévoilé certaines des 144 propositions "dont une quinzaine sont assez abouties", selon elle. Elles résultent de la collaboration de 150 personnes différentes, âgées de 19 à 77 ans, qui ont participé ces dernières semaines aux ateliers créatifs de Une.
La candidate PS-Une propose notamment la mise en oeuvre d'un "bouclier végétal" à Toulouse. Derrière ce terme, la femme politique imagine dégoudronner des cours d'écoles (comme c'est le cas à Nantes), mais aussi des grandes places publiques, végétaliser le périphérique avec des plantes grasses et dépolluantes comme à Mexico (Mexique), ou encore d'avoir une politique de plantation des arbres très volontariste.
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Autre mesure phare, "Les Portes de Toulouse" afin de "créer une dizaine d'entrées de ville à la hauteur de l'attractivité de Toulouse". Ce projet consiste ainsi en l'élaboration de hubs sur plusieurs étages, au dessus de la rocade, avec des étages réservés au covoiturage, aux transports en commun, à l'agriculture urbaine et des toits pour les drones de livraison ou encore les taxis volants. Voici quelques unes des propositions qui seront présentées par Nadia Pellefigue mercredi 3 juillet, à l'espace Cobalt de Toulouse, à l'occasion de son forum participatif et citoyen.
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