Avec ses universités d'été à Toulouse, EELV veut préparer les municipales

Pierrick Merlet

L'eurodéputé Yannick Jadot est attendu dans la Ville rose, où son parti EELV y tient ses Journées d'été du 22 au 24 août.
Christian Hartmann

Pierrick Merlet

L'eurodéputé Yannick Jadot est attendu dans la Ville rose, où son parti EELV y tient ses Journées d'été du 22 au 24 août.
Christian Hartmann
Pendant près de 72 heures, la ville de Toulouse et plus particulièrement l'université Jean Jaurès va être le bastion de l'écologie. À partir du jeudi 22 août, et jusqu'au samedi 24, le parti Europe Écologie Les Verts (EELV) y tiendra ses Journées d'été, une sorte de congrès annuel de rentrée.
Le parti écologiste parvient à remobiliser grâce à ses beaux scores aux élections européennes de mai dernier. Lors de ce scrutin, il est arrivé en troisième position avec 13,48% des suffrages, mais à Toulouse celui-ci est parvenu à obtenir la seconde place derrière La République En Marche avec 21,28%.
Fort de cette dynamique positive, les écologistes veulent marquer les esprits lors des élections municipales qui ont lieu dans sept mois. Pour cela, le seul moyen est de conquérir des mairies de grandes villes françaises. Actuellement, seule la mairie de Grenoble est sous le giron écologiste depuis 2014 avec Éric Piolle à sa tête, ce qui avait été une véritable surprise à l'époque.
En effet, un sondage exclusif BVA pour La Tribune publié le 17 mai donnait ce score à Toulouse pour une liste Europe Écologie Les Verts menée par Antoine Maurice, la plaçant ainsi derrière la liste du maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, si celui-ci venait à se présenter à sa propre réélection. De plus, les transports publics et la protection de l'environnement figurent en tête des sujets qui préoccupent les Toulousains pour cette élection. Des sujets favorables à EELV.
Pour rappel, dans la Ville rose, le parti de Yannick Jadot a préféré s'associer au collectif Archipel Citoyen plutôt que de mener une liste autonome afin d'essayer de rassembler la gauche toulousaine, autant fracturée qu'au niveau national. Ainsi, au fil des semaines, des militants de diverses forces de gauche dont le socialiste Romain Cujives et des forces politiques comme La France Insoumise ont rejoint l'initiative citoyenne.
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Néanmoins, d'autres partis comme le Parti Socialiste, Génération-S ou le mouvement UNE de Nadia Pellefigue discutent avec le collectif mais hésitent à intégrer pleinement l'initiative.
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Deux pôles de gauche (deux listes ?) se dégagent à Toulouse pour l'instant. Ce qui serait un véritable échec politique puisque tout les élus de la gauche toulousaine sont d'accord sur le fait qu'ils doivent se rassembler pour espérer reconquérir le Capitole.
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