Municipales : à gauche, tout reste à faire pour s'unir à Toulouse

Pierrick Merlet

Les forces de gauche doivent se retrouver pour une nouvelle réunion et évoquer les municipales vendredi 6 septembre.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Les forces de gauche doivent se retrouver pour une nouvelle réunion et évoquer les municipales vendredi 6 septembre.
Rémi Benoit
Pour espérer reconquérir le Capitole, l'union est un passage obligé. Et ça, les forces de la gauche toulousaine le savent. "Un rassemblement à gauche est nécessaire pour proposer une politique autre que celle proposée par Jean-Luc Moudenc", ré-affirme Nadia Pellefigue, fondatrice du mouvement UNE et cheffe de file du Parti socialiste, en duo avec le sénateur Claude Raynal, dans cette mission.
Pour autant, le rassemblement tarde à venir à six mois et demi des prochaines élections municipales de mars 2020. Avec son ambition de porter à la tête de la ville une liste citoyenne, le mouvement Archipel Citoyen a entraîné à ses côtés Europe Écologie Les Verts, La France Insoumise, le collectif Toulouse Idées Neuves de Romain Cujives et Place Publique principalement. Mais de l'autre côté, se trouvent le Parti socialiste, Génération-S, UNE, le Parti communiste (PC) et le Parti radical de gauche (PRG).
Mais pourquoi ces deux gauches ne s'entendent-elles pas ? En coulisses, ces deux blocs et les forces qui les composent tiennent des réunions régulières pour ne faire plus qu'un depuis le mois d'avril. Seulement, ce qui bloque c'est la constitution d'une liste commune et la méthode à employer pour y arriver. Archipel Citoyen maintient toujours son ambition de faire un tiers de citoyens tirés au sort, un tiers de candidats plébiscités sur leur plateforme en ligne et un dernier tiers de candidats qui auront obtenu la majorité des suffrages sur cette même plateforme (c'est dans cette catégorie qu'entreraient les militants des partis qui ont rejoint Archipel Citoyen comme Romain Cujives ou encore Antoine Maurice, ndlr). D'ailleurs, selon le mouvement, déjà plus de 1 000 votants ont apporté leur contribution et les votes qui devaient être ouverts jusqu'au 21 septembre, pourraient finalement le rester jusqu'à la fin du mois. Le collectif doit prendre une décision en ce sens dans les jours à venir.
Du côté de Génération-S dont fait partie l'ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen, on met en avant la présence de nombreux partis au sein du processus du collectif citoyen.
Pour ce qui est de Nadia Pellefigue, ambassadrice de UNE et du PS dans ces tractations, elle attend de voir les premières propositions du collectif et de ses alliés émerger avant d'envisager une éventuelle convergence.
Malgré ces divergences sur la forme et la construction d'une éventuelle liste commune, une réunion doit se tenir vendredi 6 septembre et pourrait être déterminante pour la suite des événements. Selon nos informations, un modèle de liste commune devrait être proposé : les 69 places seraient réparties équitablement entre tous les partis politiques de l'alliance mais une majorité d'entre elles serait quand même attribuée à des citoyens non-membres des partis politiques. Cette proposition peut-elle faire l'unanimité ? Seules les semaines à venir le diront.
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Est-ce que cela signifie que les deux blocs de gauche se laissent cinq à six semaines pour s'entendre et qu'en cas de désaccord il y aura deux listes émanant de la gauche toulousaine en mars 2020 ? "Tout le monde est conscient des enjeux dans cette élection et c'est notre devoir de discuter avec tout le monde tant que cela est encore possible", conclut Arnaud Rivière.
Pierrick Merlet
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