Municipales : en quoi consiste le bouclier végétal voulu par Nadia Pellefigue

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue veut enclencher la végétalisation du centre-ville.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Nadia Pellefigue veut enclencher la végétalisation du centre-ville.
Rémi Benoit
Toulouse compte aujourd'hui 28 m2 d'espaces verts par habitant, contre une moyenne nationale de 48. Par exemple, Nantes et Montpellier ont un taux évalué à 38 m2. C'est en tout cas le constat dressé par Nadia Pellefigue, la candidate UNE-PS-PRG-PC à la mairie de Toulouse pour les élections municipales de mars 2020.
Alors, la candidate se fixe l'objectif ambitieux de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre sur Toulouse et sa métropole d'ici 2030. Pour cela, "la végétalisation de la ville, en plus des mobilités, est une des réponses à apporter pour capter et donc réduire les émissions de CO2". Nadia Pellefigue a donc présenté son projet de "bouclier végétal", vendredi 15 novembre.

Le bouclier végétal présenté par Nadia Pellefigue.
Tout d'abord, comme le montre la matrice présentée plus haut, ce concept repose sur une végétalisation de Toulouse. Pour cela, la candidate au Capitole propose de "débitumiser" des grandes places publiques (sans préciser lesquelles), la plantation d'arbres en nombre important, la végétalisation des murs anti-bruits du périphérique et des axes routiers majeurs comme la Rocade, la Voie Lactée ou encore le Fil d'Ariane.
Au-delà de l'investissement public, Nadia Pellefigue mise également sur le privé et les particuliers pour composer son bouclier végétal. Comme à Paris et Montréal, l'élue régionale veut mettre en place un permis de végétaliser pour que les habitants réintègrent la nature en ville. Cette initiative sera couplée à la création de Maisons du Jardinage pour les former et les accompagner aux bonnes techniques de plantation. Enfin, la fondatrice du mouvement UNE souhaite imposer aux promoteurs immobiliers, sur chaque opération, un taux de surface végétale de minimum 30%.
Des espaces verts qui seront également associés au développement de l'agriculture urbaine sur le territoire de la Métropole, afin de promouvoir les circuits courts. La candidate envisage ainsi la mise en place d'un dispositif d'accompagnement à l'installation des maraîchers et la mise à disposition facilitée de foncier.
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Pour irriguer ces terres qui seront alors classées en zone agricole protégée (ZAP), si Nadia Pellefigue arrive aux responsabilités, elle veut favoriser la récupération des eaux de pluie. Pour cela, elle envisage l'installation de réservoirs sur les axes routiers, à proximité des évacuations pour la stocker, tout comme sur les voies aériennes du métro. Les promoteurs immobiliers seront aussi obligés d'installer des réservoirs en cas de surface à arroser dans les nouvelles résidences.
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Parallèlement, la candidate UNE-PS-PRG-PC veut revoir la gestion des ordures ménagères et résiduelles (OMR) qui coûte 58 millions d'euros par an à la Métropole. Sur les 216 000 tonnes ramassées, 30% sont des déchets organiques liés à la préparation ou au gaspillage alimentaire. "La valorisation de la totalité de cette ressource permettrait d'économiser chaque année plus de 16 millions d'euros", estime Kévin Louis. Surtout, la revente de cette matière en compost pourrait permettre de générer 10 millions d'euros de revenus, sur un modèle de vente à 100 euros la tonne. De quoi réinventer en partie l'économie de la municipalité et de la métropole toulousaine.
Pierrick Merlet
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